Le point sur l'enquête

le 03 septembre 2008 à 13h00 , mis à jour le 03 septembre 2008 à 13h11

Les gendarmes ont auditionné mardi le comédien Christian Clavier et le couple de gardiens de sa villa corse envahie par des indépendantistes.

[Expiré] [Expiré] Christian Clavier © AFP / S. de Sakutin

La gendarmerie de Corse a entrepris une enquête sur l'intrusion d'indépendantises corses chez l'acteur Christian Clavier samedi dernier près de Porto-Vecchio, qui a motivé le limogeage du responsable de la sécurité sur l'île.
 
Selon les enquêteurs, les gendarmes qui opérent dans le cadre d'une procédure ouverte pour "violation de domicile" par le parquet d'Ajaccio ont auditionné mardi sur place le comédien et le couple de gardiens de sa villa. Le parquet a précisé que ces auditions entraient dans le cadre d'une enquête préliminaire et que la violation de domicile était passible d'une peine d'un an de prison et d'une amende de 15.000 euros.

Jet de coq en plâtre
 
Il ressort de ces premières auditions qu'aucune violence ni aucun dégât n'a été commis, précise-t-on. Le seul fait litigieux consigné en procédure concerne le jet dans la piscine d'un faux coq de décoration d'ornement en platre. Il a été aussitôt extrait des eaux et remis en place, ont dit les témoins. Christian Clavier, qui était absent au moment des faits mais a été contacté par téléphone par les gardiens de la villa, a déclaré aux gendarmes que, contrairement à une première version des faits rapportée samedi, il n'a pas demandé qu'il soit servi des rafraichissements aux intrus. Ces derniers qui sont restés une heure au bord de la piscine n'ont bu que de l'eau, ont dit les gardiens. Personne n'a pénétré dans la maison sauf un homme âgé accompagné d'un gardien pour un besoin naturel, selon les témoignages recueillis. Aucune bouteille ne semble par ailleurs avoir été volée. Le parquet d'Ajaccio va maintenant décider, au vu de ces éléments, s'il poursuit ou non les indépendantistes intrusifs, où figure leur chef de file, Jean-Guy Talamoni.
 
La propriété de l'acteur, qui est un ami du président de la République Nicolas Sarkozy, est située dans un lotissement privé et sécurisé, "Punta d'Oro", appartenant au député UMP et président de l'Assemblée de Corse, Camille de Rocca Serra. Ce dernier a par ailleurs justifié la sanction infligée à Dominique Rossi (lire notre article), chef des forces de police et de gendarmerie en Corse depuis presque trois ans, par le fait que "les mesures adaptées n'avaient pas été prises" face à l'incident.

(D'après agences)

le 03 septembre 2008 à 13:00
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