Pierre Moscovici © TF1-LCIPierre Moscovici, candidat à la direction du PS, a exhorté dimanche les présidentiables socialistes à faire "la paix" et à oeuvrer pour "l'unité des socialistes" au congrès du parti en novembre. Nommant Bertrand Delanoë, Ségolène Royal et Martine Aubry, candidats - déclarés pour les deux premiers - à la succession de François Hollande, le député du Doubs, invité de Dimanche soir politique (France Inter/i-télé) a souhaité que "dans la semaine", "ils puissent se rencontrer les uns les autres plutôt que de se rencontrer par voie de presse".
Pierre Moscovici a souligné qu'il ne restait que "huit jours" d'ici le dépôt, le 23 septembre, des motions pour le congrès de Reims, qui détermineront les coalitions et le nom de leur chef de file en piste pour le poste de premier secrétaire. "Je dis qu'il faut que les responsables fassent la paix, qu'ils travaillent à l'unité, au ressaisissement des socialistes", a-t-il imploré, car "aucun (des présidentiables) ne peut gagner ce congrès". Selon lui, "il faut que les uns et les autres se parlent (...), qu'ils essaient de regarder ce qui les rassemble plutôt que ce qui les sépare et, éventuellement, que tel ou tel d'entre eux dise : je ne fais pas de ma candidature un préalable".
"Si on continue comme ça, le PS se divisera"
Pour l'ancien ministre, "celui ou celle qui dira, dans la situation actuelle : j'ai conscience que ce congrès est dangereux, j'ai conscience d'un péril pour la gauche, je ne veux pas participer à ce danger-là, je me mets en dehors, au-dessus de cette situation, celui ou celle-là aura gagné le congrès et aura gagné l'estime des Français".
Pierre Moscovici a aussi souhaité "pouvoir rencontrer" Bertrand Delanoë, Ségolène Royal et Martine Aubry qui, selon lui, "n'ont de différence que sur un point : ils veulent être Premier secrétaire parce qu'ils veulent être candidats à la présidentielle". Se déclarant "plus que jamais candidat" pour conjurer "cette fragmentation du parti", il a encore affirmé : "Si on continue comme ça, le Parti socialiste se divisera, le congrès ne sera bon pour aucun (des présidentiables), ce sera désastreux pour la gauche, désastreux pour le parti, ce sera bon pour Nicolas Sarkozy et ce sera tragique pour 2012".
D'après agence
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