Ségolène Royal © LCILe show, mi-musical mi-politique de Ségolène Royal samedi au Zénith de Paris en a surpris plus d'un au PS. Dimanche, d'ailleurs, peu au Parti socialiste sont volontaires pour s'exprimer dans les médias. Henri Emmanuelli, qui a finalement renoncé à déposer sa motion pour le Congrès qui désignera dans quelques semaines un nouveau Premier secrétaire, est monté au créneau le premier pour dénoncer la forme du meeting se situant, selon lui, entre "show business et le rassemblement de secte". "La politique n'est pas un show", a-t-il déclaré lors du Forum de Radio J, trouvant la démarche de Ségolène Royal "axée sur le marketing, dans la logique de la publicité commerciale, qui néglige le fond". Le Parti socialiste "souffre de dépolitisation, et ce genre de manifestation ne fait que renforcer la dépolitisation", a-t-il estimé.
Le maire de Paris s'est lui borné à formuler une critique détournée. "Chacun fait les choses selon son style, nous ne sommes pas tous identiques. Moi, je fais mon travail, je suis quelqu'un de naturel qui ne se met pas en scène", a-t-il déclaré depuis Pau, où il assistait à la fête de la Rose. "J'ai tellement le sens de la fraternité que je n'avais pas besoin d'aller au Zénith pour être fraternel", a ajouté le maire de Paris, candidat à la succession de François Hollande. Bertrand Delanoë a également rappelé qu'il souhaitait qu'il y ait, lors du congrès de Reims, "le rassemblement des motions les plus proches et une dynamique du rassemblement des motions les plus proches possibles". "Cela doit se faire dans la vérité des convictions", a-t-il ajouté, assurant qu'en cas d'élection à la tête du PS, il entendait "travailler avec tous les socialistes sans exception".
Martine Aubry : "Chacun son style"
De son côté, le premier secrétaire du PS François Hollande ne se plaint pas dans Ouest France "de l'expression de personnalités du PS, pourvu qu'elles soient en cohérence avec le discours" qu'il tient. Enfin, le ministre du Travail et secrétaire général adjoint de l'UMP Xavier Bertrand a pour sa part estimé à propos de ce meeting : "La politique, c'est du fond plus que de la forme. Les Français sont attentifs aux convictions, aux idées plus qu'à la mise en scène", a-t-il ajouté lors du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien.
"Ce qui m'a surpris, c'est de mêler le show au discours politique", a glissé le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant lors de l'émission Dimanche soir politique d'itélé/France Inter/Le Monde. Quant à Martine Aubry, elle a commenté : "Chacun son style. Je préfère être avec le parti et les militants. Laissons chacun être comme il est. Je n'ai rien à dire dès lors qu'on n'était pas dans la confrontation, dans le débat d'idées. Je ne me confronterai qu'aux idées et qu'on ne me dise pas que ce sont des attaques de personnes. Mon opposant à moi c'est Nicolas Sarkozy, pas Ségolène Royal".
Dray : "Je suis candidat au poste de Premier secrétaire" |
Le député PS de l'Essonne Julien Dray a déclaré dimanche sur France 2 qu'il soutenait Ségolène Royal, mais qu'il serait candidat au poste de Premier secrétaire. "Je défends mes idées, je crois qu'il faut rassembler", a-t-il déclaré. "Je soutiens sa motion (ndlr: la motion défendue par Ségolène Royal pour le congrès), je l'ai signée, mais mon sentiment c'est qu'il n'y aura aucune motion qui pourra l'emporter et qui sera majoritaire", a-t-il dit. "Donc, il faudra trouver une équipe et un projet qui rassemblent tout le monde et qui dépassent les clivages actuels, et je reste persuadé qu'il y aura une équipe qui pourra se constituer. Je ferai acte de candidature, il y en aura d'autres certainement, mais on verra", a-t-il ajouté. Si Ségolène Royal "estime à un moment donné qu'elle est en capacité, on en discutera tous les deux de manière cordiale", a-t-il précisé. Ségolène Royal a annoncé le 16 septembre qu'elle ne faisait plus un "préalable" de sa candidature au poste de Premier secrétaire, précisant vouloir "montrer l'exemple" et demandant à tous "de faire pareil". |
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




