Ségolène Royal lundi 15 septembre sur le plateau de TF1 © LCI| Ségolène Royal invitée du 20 h |
Ségolène Royal est-elle en passe de s'allier avec Pierre Moscovici et ses alliés, le maire de Lyon Gérard Collomb et le Marseillais Jean-Noël Guérini ? Il est trop tôt pour le dire mais elle a en tout cas développé lundi soir sur le plateau de TF1 les mêmes arguments que le député strauss-kahnien pour expliquer son changement de stratégie. De sources concordantes, on sait également que des proches de l'ex-candidate et des représentants de la Ligne claire se sont rencontrés ce week-end.
Ségolène Royal a déclaré qu'elle ne "fait plus un préalable" de sa candidature au poste de Premier secrétaire du PS, appelant les autres prétendants à "mettre au frigidaire les questions de candidature" à la tête du parti ou à la présidentielle. Interrogée pour savoir si elle était toujours candidate à la succession de François Hollande au congrès de Reims en novembre, elle a répondu : "Je n'en fais plus un préalable". Elle a précisé qu'elle prendrait sa décision sur sa candidature "après le vote des militants", le 6 novembre, pour le congrès. Selon l'ex-candidate à l'Elysée, "il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas voir la colère qui monte, l'exaspération" des Français. "Ce qui a motivé (ma décision), c'est le gouffre entre les préoccupations concrètes et ce qui se passe au Parti socialiste", a-t-elle ajouté, voulant faire taire les rumeurs de découragement parmi ses troupes.
"Cette question, je ne l'aborde plus"
"Je veux mettre un coup d'arrêt à cette lente dégradation du niveau du débat au Parti socialiste, je veux que nous montions d'un cran et donc, ce que je propose, c'est que chacun mette au frigidaire les questions de candidature, soit au poste de Premier secrétaire, soit, pire, à l'élection présidentielle parce qu'il y a encore quelques années à attendre", a poursuivi Ségolène Royal. "Ce sujet doit disparaître pour l'instant des débats du congrès", a-t-elle dit, estimant qu'elle avait à cet égard "une responsabilité particulière" pour avoir "été candidate à l'élection présidentielle". Ségolène Royal a prévenu qu'elle dirait "très clairement au cours de ce congrès en quoi nous devons poursuivre les idées neuves de la campagne présidentielle". "Surtout, je dirai ce que je veux et ce que je ne veux pas pour le Parti socialiste", a-t-elle ajouté. Lors de la réunion publique de ses partisans au Zénith de Paris le 27 septembre, "je dirai ce que je veux et ce que je ne veux pas pour la France", a-t-elle encore indiqué.
Interrogée sur sa candidature à l'élection présidentielle de 2012, Ségolène Royal a affirmé : "cette question, je ne l'aborde plus, je la mets au frigidaire et - je n'ai pas de conseils à donner aux autres - ce serait bien que tout le monde en fasse autant et parle aujourd'hui des vraies questions".
Plus candidat que jamais, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, va de son côté mettre en scène son rapprochement avec François Hollande par un meeting commun mardi à Cergy-Pontoise. Ségolène Royal a souhaité à ce sujet que son ex-compagnon "se tienne au-dessus des débats".
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