Dati déterminée malgré la grogne des magistrats

le 16 octobre 2008 à 22h53 , mis à jour le 16 octobre 2008 à 23h05

Si elle juge "normal qu'il y ait des protestations", la ministre de la Justice a assuré jeudi soir, sur France 2, qu'elle "ne renoncerait pas à des réformes qui sont nécessaires".

rachida datiLa ministre de la Justice Rachida Dati, le 16 octobre 2008 © France 2

La ministre de la Justice Rachida Dati a jugé jeudi soir sur France 2 "normal qu'il y ait des protestations" de la part des magistrats, appelés à l'action le 23 octobre contre sa politique. Pour autant, elle a assuré qu'elle "ne renoncerait pas à des réformes qui sont nécessaires". "C'est normal qu'il y ait des protestations et des contestations. C'est un ministère qui n'a jamais été autant réformé" et "il y a des contestations parce que parfois on bouscule des habitudes", a déclaré Rachida Dati lors de l'émission A vous de juger. Mais "je n'hésite pas et je ne renoncerai pas à des réformes qui sont nécessaires au service des Français", a-t-elle insisté.

Les magistrats sont appelés par les deux principaux syndicats de magistrats, l'Union syndicale des magistrats et le Syndicat de la magistrature, à la mobilisation le 23 octobre contre la politique de "reprise en main" et du "tout sécuritaire" de la ministre de la Justice. "J'ai beaucoup de respect pour les magistrats" et "je leur parle normalement", a assuré jeudi soir Rachida Dati, réfutant tout mépris à leur endroit. Elle a ainsi rappelé qu'elle était elle-même magistrate même si elle a estimé qu'elle n'était "peut-être pas la magistrate la plus conventionnelle".

Dans cette même émission, Rachida Dati a également a annoncé que le Conseil supérieur de la magistrature tiendrait "en janvier 2009" son audience disciplinaire visant le juge d'instruction chargé de l'affaire d'Outreau, Fabrice Burgaud. Le dossier disciplinaire de Fabrice Burgaud est toujours à l'instruction devant le Conseil supérieur de la magistrature, instance disciplinaire des magistrats. Le CSM aura ensuite à se prononcer lors d'une audience sur l'éventuelle responsabilité du juge d'instruction dans le fiasco judiciaire de l'affaire de pédophilie d'Outreau.

(D'après agence)

le 16 octobre 2008 à 22:53
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