Des manifestants à Perpignan, le 21 mars 2008, suite aux révélations de fraude à la chaussette aux municipales. L'affaire de la chaussette qui tient Perpignan en haleine est loin d'avoir trouvé sa conclusion avec l'arbitrage du juge administratif. Résumé des épisodes précédents : lors des dernières municipales, en mars, le sénateur UMP Jean-Paul Alduy, qui avait devancé de 574 voix seulement la liste d'union de la gauche et du MoDem menée par la candidate PS Jacqueline Amiel-Donat. Et le scrutin avait été entaché par des soupçons d'irrégularités. Le président du bureau de vote numéro 4, Georges Garcia, trouvé en possession de bulletins et d'enveloppes dissimulés dans ses poches et chaussettes, avait été mis en examen peu après le vote pour fraude électorale.
Perpignan : du sursis pour l'auteur de la "fraude à la chaussette"
La justice a condamné mercredi un partisan de l'ex-maire UMP de Perpignan à un an de prison avec sursis et 3.000 euros d'amende dans la retentissante affaire de la "fraude à la chaussette" qui avait provoqué l'annulation des municipales de mars 2008.
Publié le 21/12/2011
Mardi dernier, le tribunal administratif de Montpellier a annulé l'élection, estimant que la fraude "à la chaussette" était avérée et que le faible écart de voix entre les candidats pouvait altérer la sincérité du résultat. Jean-Paul Alduy a annoncé son intention d'interjeter appel devant le Conseil d'Etat, une requête qui suspendrait le jugement du tribunal administratif. Le Conseil d'Etat aurait alors six mois pour se prononcer.
"Tourner la page"
Mais l'enquête judiciaire se poursuit et vient de déboucher sur de nouvelles mises en examen. Cinq personnes responsables d'un bureau de vote lors de l'élection municipale avaient été placées en garde à vue lundi. Trois d'entre elles avaient été déférées mardi soir devant deux juges d'instruction de Perpignan. Deux devront finalement répondre de complicité de fraude électorale. Parmi ces deux mises en examen figure la deuxième adjointe au maire, Marie Tjoyas. Elles ont été libérées sous contrôle judiciaire avec notamment interdiction de rencontrer les autres protagonistes du dossier.
La candidate socialiste aux dernières municipales, Jacqueline Amiel-Donat, qui emmenait la liste d'union de la gauche et du MoDem, assure avoir "noté incidemment une accélération de l'enquête depuis début septembre avec des personnes entendues notamment pour des votes enregistrés de personnes qui ne sont jamais allées voter". Selon elle, "il faut régler cette affaire le plus rapidement possible, dans l'intérêt de tout le monde, que l'on reprenne le travail et que Perpignan ne s'illustre plus par cela. Que les gens qui ont commis ces fraudes soient sanctionnés le plus vite possible et que l'on passe à autre chose. Il faut revenir à un nouveau vote et que l'on tourne la page".
D'après agence
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Perpignan : du sursis pour l'auteur de la "fraude à la chaussette"
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