Dominique Strauss-Kahn/Image d'archives © Abacapress| Anne Sinclair : "Nous nous aimons comme au premier jour" |
Alors que le Fonds monétaire international a confirmé l'existence d'une enquête sur un éventuel abus de pouvoir de la part de son directeur général, le Français Dominique Strauss-Kahn, dans le cadre d'une liaison avec une subordonnée, la classe politique française a réagi dimanche.
Hollande (PS) : "ne pas ajouter la rumeur à la rumeur"
"Tout le monde reconnaît que c'est un bon directeur de FMI", a déclaré le patron du PS à l'AFP. "Laissons les contrôles de l'institution fonctionner. Je ne veux pas ajouter de la rumeur à la rumeur", a-t-il encore dit.
Fillon a : "une affaire totalement privée"
François Fillon a estimé lundi que l'enquête du FMI portait sur "une affaire totalement privée". "Aucun commentaire à faire sur une affaire qui me semble totalement privée. Les enquêtes en cours feront toute la lumière", a déclaré le Premier ministre lors d'un point de presse. "Le FMI fonctionne, nous appelons au renforcement de son rôle", a-t-il poursuivi. "Nous voulons qu'il y ait une nouvelle gouvernance mondiale" et "le FMI nous paraît être la bonne structure pour servir de tour de contrôle", a-t-il conclu.
Chatel : "à la hauteur des événements" durant la crise
Tout en refusant de commenter l'enquête, le porte-parole du gouvernement a estimé que pendant la crise financière, DSK s'était montré "à la hauteur des événements". "Il a pris toute la dimension de son rôle dans les dernières semaines", a assuré le secrétaire d'Etat, relevant que le FMI "va avoir un rôle très important dans les prochain mois". L'ancien ministre socialiste a démontré qu'il "était l'homme de la situation", a souligné le porte-parole du gouvernement Fillon.
Trichet "persuadé" que Strauss-Kahn n'a pas abusé de son pouvoir
Sur LCI dimanche, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, s'est dit "persuadé" que le directeur général du FMI n'avait "pas abusé de son pouvoir". "Je suis persuadé que l'enquête montrera que Dominique Strauss-Kahn n'a pas abusé de son pouvoir", a-t-il déclaré lors du "Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI". "Je suis aussi convaincu que ceci ne changera rien à la marche du FMI qui est très, très important en ce moment", a-t-il ajouté.
Copé : "Je m'en fiche"
"Je n'en pense rien, a réagi le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale interrogé par le Journal du Dimanche Je n'en pense rien et je ne veux rien en penser. Nous sommes au cœur d'une tourmente financière qui secoue la planète et vous me parlez d'histoires dérisoires. (...) Cela n'a aucun intérêt à mes yeux. Je trouve cela graveleux, crapoteux. C'est un torpillage organisé, permanent, qui donne une image abominable de la classe politique."
Royal : J'espère qu'il sera blanchi dans cette histoire"
"J'espère qu'il sera blanchi dans cette histoire, parce que sinon, pour la la réputation du sérieux et de la compétence de la France, ce serait très embêtant", a observé l'ex candidate à la présidentielle sur Canal + à propos de celui qui, comme Laurent Fabius, lui avait disputé en vain l'investiture PS pour la course à l'Elysée.
Bertrand Delanoë : "Je ne veux pas que l'on jette l'opprobre"
Le maire de Paris candidat au poste de 1er secrétaire a déclaré sur RTL : "j'ai le respect de la liberté individuelle, le respect des principes. Lorsque les faits ne sont pas établis, je ne veux pas que l'on jette l'opprobre. Bien entendu je suis soucieux de l'exigence éthique de l'application de toutes les règles".
Cambadélis : "Il y a anguille sous roche" |
Jean-Christophe Cambadélis, député socialiste de Paris, a estimé dimanche sur LCI que la montée de Strauss-Kahn dans les sondages avant le Congrès socialiste de Reims et la crise financière pourraient ne pas être étrangères à la révélation de l'affaire. "Il n'y a ni victime, ni plaignant, ni coupable, l'affaire se terminait et d'un seul coup un feu de cheminée comme cela ça me paraît assez étonnant dans cette phase de crise financière où Dominique Strauss-Kahn s'envole dans les sondages. Je pense que là, on veut lui faire mauvaise querelle". "C'est un incident de vie d'une banalité confondante et on veut en faire une grande affaire politique, je crois qu'il y a anguille sous roche", a-t-il ajouté. |
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