Ségolène Royal, le 15 octobre 2008 © TF1/LCISégolène Royal réclame une "vraie réforme" de la gouvernance des banques afin d'éviter toute bulle spéculative liée aux fonds alloués par le gouvernement pour faire face à la crise financière. Dans un entretien que publie samedi La Tribune, l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle réitère sa proposition de faire entrer l'Etat au capital des banques et suggère de faire entrer "des épargnants, des citoyens, des associations de consommateurs" dans leurs conseils d'administration.
"Si cela se trouve, les banques continuent à spéculer avec ces fonds puisque l'Etat n'est pas au conseil d'administration et n'exige pas que ces 10 milliards soient uniquement utilisés pour octroyer des crédits interbancaires ou pour financer l'innovation des PME", ajoute la présidente de Poitou-Charentes.
"Le nombre de travailleurs pauvres a augmenté"
Pour Ségolène Royal, la crise sociale "est déjà là", conséquence des crises financière et économique. "Le nombre de travailleurs pauvres a augmenté, la précarité et le chômage aussi. Même les cadres se sentent tirés vers le bas", estime-t-elle.
Si elle était à l'Elysée, la dirigeante socialiste assure qu'elle augmenterait le pouvoir d'achat en supprimant le "paquet fiscal" dont les fonds seraient transformés en un 13e mois de salaire pour huit millions de salariés. Et après avoir fait entrer l'Etat au capital des banques, elle prône une répercussion immédiate de la baisse du brut sur les prix à la pompe et l'arrêt des délocalisations boursières.
D'après agence
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