Eric Woerth, ministre du Budget et des Comptes, à l'Assemblée nationale le 15 juillet 2008 © TF1/LCI
"On ne peut pas faire fi des critères de Maastricht. C'est une règle, une règle commune. Cette règle, évidemment, doit être respectée." La phrase du ministre du Budget, Eric Woerth, en pleine ouverture des journées parlementaires de l'UMP, jeudi à Antibes, n'a rien d'anodin.
Elle visait Henri Guaino (photo ci-contre). Le conseiller spécial du président de la République a estimé jeudi matin que "temporairement", face à la crise financière, les critères de Maastricht "ne sont pas la priorité des priorités".
"C'est le ministre du Budget qui vous le dit", mais...
"Le laisser faire, le laisser aller dans le domaine des déficits ne peut exister, c'est une certitude et c'est le ministre du Budget qui vous le dit", a déclaré le ministre à des journalistes. Une fermeté affichée, au moment où les Etats membres de l'UE peinent à trouver une solution commune à la crise financière qui atteint le continent.
"Après, à situation aussi exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Nul ne peut fermer la porte à des mesures exceptionnelles," a toutefois ajouté le ministre, alors qu'Henri Guaino avait dit : "ce sont des règles de temps ordinaires, pas des règles de crise. Aujourd'hui la question est de savoir si oui ou non on laisse les choses dériver, le système s'effondrer, ou bien si on empêche que le système s'effondre".
Les critères de Maastricht prévoient notamment un déficit public contenu sous la barre des 3% du PIB, ainsi que la stabilité des prix, des changes et des taux d'intérêts.
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