A droite, à gauche, c'est Obama et rien que ça

Par , le 04 novembre 2008 à 14h18 , mis à jour le 04 novembre 2008 à 15h42

A l'image des Français, les responsables politiques souhaitent la victoire du candidat démocrate et veulent tirer le meilleur parti de son image.

obama sarkozy elyséeNicolas Sarkozy accueille Barack Obama au Palais de l'Elysée le 25 juillet 2008 © LCI/TF1

"Vous m'appelez pour parler d'Obama ? ",  "On a beaucoup à apprendre d'Obama"... Depuis hier, tous les politiques français n'ont que le nom du candidat démocrate à la bouche. Avant même d'être élu, Barack Obama fait déjà figure de héros politique du 21e siècle , à droite comme à gauche. Un exemple à suivre. Du côté de l'UMP, "l'Obamania" est de mise, conformément à l'admiration que voue Nicolas Sarkozy au candidat du parti démocrate. Déjà, en 2006, lors d'un voyage aux Etats-Unis, le chef de l'Etat avait raconté à ses collaborateurs que cet homme, qu'il venait de rencontrer pour la première fois, irait très loin. "Nicolas et Obama ont beaucoup de valeurs en commun, explique un député sarkozyste de la première heure, ils sont très attachés à la valeur travail, à la nécessité de lutter contre les conservatismes et les corporatismes et ont un rapport charismatique à la foule. Sa campagne, on va la décortiquer".  
 
Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre confiait lui lundi à LCI.fr qu' "Obama s'est inspiré de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 :  la thématique du changement/rupture, l'utilisation très large d'Internet pour mobiliser, la volonté de recruter un grand nombre de militants". Et de prédire même la suite : "je vous parie que s'il est élu, il proposera très vite l'ouverture dans ses premiers discours, comme le président l'a fait avec certaines personnalités de gauche".  Pour bon nombre d'élus UMP, l'élection de Barack Obama permettrait au président français de devenir l'interlocuteur privilégié des Etats-Unis dans les mois à venir, Angela Merkel et Gordon Brown étant empêtrés en 2009 dans des scrutins difficiles.

"Pour parler comme Obama, rien ne sera plus comme avant"
 
A grands renforts de tapes dans le dos, il y a fort à parier que Nicolas Sarkozy et Barack Obama offriraient aux médias du monde entier l'image d'une nouvelle relation franco-américaine, après des années de brouille. Mais des voix discordantes se font entendre. Ainsi, le député UMP Jacques Myard, souverainiste, a qualifié lundi de "naïfs" ceux qui croient qu'une victoire du candidat démocrate "changerait radicalement la donne internationale". Selon lui, "quel que soit le futur président des Etats-Unis, au delà des inflexions voire des tentatives de reprise de dialogue par exemple avec l'Iran, la politique étrangère américaine demeurera dans la ligne d'une puissance impériale porteuse d'un message messianique".
 
A gauche, "l'Obamania"' fait également des ravages. En panne cruelle de leadership, le PS se projette dans un candidat idéal, beau, jeune, charismatique et qui incarne les valeurs de tolérance et de paix. A deux jours du vote des militants pour départager les motions, les leaders socialistes se servent plus ou moins de l'élection américaine pour influencer le scrutin. "Il faut oser un parti tellement uni et où les militants sont tellement respectés, que lorsqu'ils désignent un ou une candidate, tous les autres font campagne pour la victoire. C'est possible, comme viennent de le montrer les forces qui se sont rangées autour de Barack Obama", écrit ainsi aux militants Ségolène Royal qui a fait de la thématique du changement le cœur de sa campagne interne. Même tonalité chez Vincent Peillon, l'un de ses fidèles : "Pour parler comme Obama, rien ne sera plus comme avant. Le socialisme doit tenir compte de la société telle qu'elle est et non adopter un modèle ancien pour se refonder", affirme-t-il dans Libé mardi.  

"Où sont nos Barack Obama à nous ? "

Soutien de Martine Aubry, le député de Partis Jean-Christophe Cambadélis estime aussi que "l'effet Obama pourrait jouer en faveur du changement, contre le vieux parti incarné par Hollande, Delanoë et Jospin". Mais le maire de Paris n'est pas en reste. "Le monde change, la démocratie change. Il faut permettre à tout le monde, à toutes les générations, toutes les origines, de prendre des responsabilités", a-t-il dit, faisant allusion à Barack Obama.
 
Mais à gauche, une voix a brisé un peu le consensus. Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS à l'égalité, a lancé cet appel : "Où sont nos Barack Obama à nous ? ". Proche de François Hollande, il a poursuivi dans un communiqué : "Osez la diversité, la parité et le renouvellement, si nous voulons donner naissance à un puissant mouvement populaire, et révéler une nouvelle génération politique, c'est le moment !". "La République métissée, ce n'est pas pour demain. Où sont nos Barack Obama  à nous ?", s'est-il interrogé. Une interrogation qui s'adresse à toute la classe politique française.

Par Renaud Pila le 04 novembre 2008 à 14:18
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5 Commentaires

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  • David, le 04/11/2008 à 15h35

    Et oui le PS qui ne cesse de critiquer ou sont vos Obama dans votre parti !!!! Ca ne cesse pas de donner des leçons en tout genre mais pas foutus de les appliquer dans leur parti, j'espere qu'ils vont se faire Réimsé a REIMS ca leur servirait de léçons !!!

  • LIBERTE, le 04/11/2008 à 15h33

    NON ! Tous les Français ne sont pas pour Obama. Ce soit disant démocrates va nous apporter des catastrophes sans nombre si par malheur il est élu. Seulement, tous les partisans de McCAIN sont interdits de parole. Et cet avis ne sera pas plus publié que tous ceux que j'ai envoyé pour défendre ce candidat. Et pourtant, dés demain, vous verrez les premières retombées.

  • CB, le 04/11/2008 à 15h19

    Pourvu qu'il soit élu ! Un axe Obama - Sarkozy aurait vraiment fière allure. Merkel est vraiment décevante, incapable d'avoir une vision européenne qui ne rime pas avec nationalisme germanique. Enfin, les socialistes me font bien rire (comme souvent), Barack Obama n'est nullement socialiste, son programme se situant plutôt à l'aile droite de l'UMP.

  • Maclau, le 04/11/2008 à 15h14

    Vive Barak OBAMA, prochain Président des Etats Unis. Quelle belle victoire serait la sienne.

  • Val, le 04/11/2008 à 14h33

    Faisons la fête demain s'il passe !!! vive B.O !!! Virez les ploucs en place et vite un grand bol d'air frais sur tous ces "wasp"!

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