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Par F.L., le 15 novembre 2008 à 09h45, mis à jour le 15 novembre 2008 à 10:21
"Il n'y a pas tout sauf Ségolène", estime le chef de file des députés socialistes, proche de Delanoë, qui juge néanmoins que l'ex-candidate à la présidentielle "clive trop".
Jean-Marc Ayrault © LCI
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"Il ne faudrait pas que ce congrès soit deux trains à grande vitesse lancés l'un contre l'autre". Ce commentaire de Ségolène Royal à propos de la rivalité Jospin-Emmanuelli pour la présidentielle de 1995, repris vendredi par Jean-Marc Ayrault à propos du congrès de Reims, était toujours d'actualité samedi matin pour le chef de file des députés socialistes, proche de Bertrand Delanoë. Pour lui le prochain patron du PS "ne doit pas être un présidentiable". A présent que le maire de Paris s'est dit, avec moultes précautions de langage, prêt à renoncer officiellement à sa candidature au poste de Premier secrétaire, Jean-Marc Ayrault a appelé samedi sur France Info à la fin des "affrontements de personnes". Sans pour autant répondre directement à la question posée d'un éventuel soutien à Ségolène Royal. Pour lui, "ce n'est pas la question".
Ségolène Royal, estime-t-il, n'est pas assez rassembleuse au sein du PS. "Pourquoi est-ce que sa candidature ne marche pas ? Parce qu'elle 'clive' trop" a-t-il lancé samedi matin sur France Info. "A partir du moment où sa motion est arrivée en tête, elle a une responsabilité plus importante que les autres pour trouver les voies du rassemblement. Peut-être que cela ne passe pas par sa candidature, peut-être qu'elle peut proposer un autre nom ?"
"En 2011 on sera prêt pour désigner un candidat à la présidentielle"
Avant l'ouverture du congrès déjà, Jean-Marc Ayrault avait mis en garde : "Si on reste dans la logique qui est actuellement en marche, le PS le paiera très cher. Moi je ne veux pas de cela. Il faut en sortir". Position sur laquelle il s'est de nouveau appuyé samedi : "Ce que je ne veux pas, c'est un affrontement entre les présidentiables. L'élection présidentielle, c'est en 2012, le Congrès du Parti Socialiste aujourd'hui, c'est celui du choix de la ligne, de sa direction, de l'animation de son travail politique".
"J'attends de Ségolène Royal, de Martine Aubry, de Bertrand Delanoë, de Benoît Hamon qu'ils mettent de côté leurs candidatures personnelles. Il faudra un candidat pour diriger le Parti socialiste, et en 2011 on sera prêt pour désigner un candidat à la présidentielle. Et ce sera peut-être Ségolène Royal. Il n'y a pas tout sauf Ségolène".
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