Benoît Hamon, le 13 novembre 2008 © TF1/LCI/RTLBenoît Hamon, candidat à la direction du PS représentant la gauche du PS, s'est dit jeudi "près d'un accord politique" avec Martine Aubry à la veille de l'ouverture du congrès de Reims. "Des rapprochements existent" avec la maire de Lille "et je suis assez heureux de voir que le travail progresse", a-t-il expliqué sur RTL, indiquant qu'il maintenait sa candidature à la succession de François Hollande.
En revanche, il s'est déclaré "pas convaincu par la stratégie d'alliance" envisagée par Ségolène Royal avec le MoDem de François Bayrou. Quant à Bertrand Delanoë "il devra dire à un moment ou à un autre ce qu'il prétend ou ce qu'il veut faire. Aujourd'hui la balle est surtout dans son camp", a estimé l'eurodéputé.
"Si demain il sort de ce congrès une forme de statu quo où derrière l'illusion de nouvelles équipes on reconduit une ligne politique qui nous a conduit à l'échec à la dernière élection présidentielle par confusion, par improvisation stratégique, je pense que se prépare le long déclin du socialisme dans ce pays", a-t-il dit à propos de Ségolène Royal, avant de lancer un appel aux autres prétendants au poste de premier secrétaire. "La balle est dans leur camp, ils sont tous des dirigeants expérimentés, il y a la possibilité aujourd'hui d'avoir une offre audacieuse, volontariste, et en même temps des équipes renouvelées", a-t-il dit.
Sur LCI, Anne Hidalgo, adjointe au maire de Paris, a confirmé qu'il y avait "beaucoup de discussions" entre les dirigeants socialistes autres que Ségolène Royal. "J'espère que ces 71% de militants arriveront à se retrouver", a-t-elle dit. Sur Europe 1, l'ancienne garde des Sceaux socialiste Elisabeth Guigou a dit craindre une disparition du Parti socialiste.
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