"Confusion", "division" : un congrès sévèrement jugé

le 16 novembre 2008 à 14h44 , mis à jour le 16 novembre 2008 à 22h15

De Michèle Alliot-Marie à François Bayrou, les réactions extérieures au Parti socialiste fustigent "l'échec" du congrès de Reims.

Ségolène Royal, Benoît Hamon, Martine Aubry à Reims (montage photo - 16 novembre 2008)Ségolène Royal, Benoît Hamon, Martine Aubry à Reims (montage photo - 16 novembre 2008) © TF1/LCI

 

Congrès PS 2008
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François Bayrou : un congrès "tragi-comique" ou "désespérant"
Interrogé sur le congrès du PS lors du Grand Jury (RTL-Le Figaro-LCI), François Bayrou, président du MoDem, a répondu : "Tragi-comique ou désespérant, selon qu'on est proche ou lointain du PS". Selon lui, "beaucoup de gens, qui y ont cru" découvrent "avec stupéfaction que l'organisation en laquelle ils croyaient est égarée, et ne réussit pas à trouver son chemin". Ce "grand parti politique français" est "au bout d'un cycle", a-t-il analysé en observant que le PS a 37 ans, l'UMP 6 et son propre parti "pas tout à fait encore un an".

Michèle Alliot-Marie : "le congrès de la soustraction, de la division"
Commentant la situation du PS au micro de Radio J, Michèle Alliot-Marie a parlé dimanche d'un "congrès de la soustraction", en évoquant la défection des parlementaires socialistes Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez, la semaine dernière, après la victoire de la motion Royal. Soulignant que "Bertrand Delanoë, qui représente un quart du parti, refuse de soutenir un candidat", elle a affirmé : "c'est le congrès de la division (...) et sans même le plus petit dénominateur commun parce que les partisans de M. Hamon - un cinquième du PS -, trouvent que le parti n'est pas assez à gauche".
 
Dominique Paillé : "confusion maximum" et "constat d'échec"
Dominique Paillé, un des porte-parole de l'UMP, a estimé dimanche que "le grand enseignement de ces deux jours de congrès socialiste, c'est la confirmation que ce parti n'a pas de projet pour la France, pas de programme à proposer aux Français et qu'il est incapable de nourrir un autre débat que celui de ses éventuelles alliances. A Reims, le grand Barnum socialiste va fermer ses portes et le spectacle y aura tenu toutes ses promesses : combinaisons et coups bas, expressions de haine et fausses effusions et, au bout du compte, confusion maximum". Selon Dominique Paillé, "les militants socialistes vont donc être conviés à récompenser jeudi 20 et vendredi 21 le meilleur des trois acteurs en lice, non pas sur le contenu de scénarios inexistants mais sur l'appréciation de leurs seuls talents de comédiens. C'est l'aveu incontestable que le PS a en définitive acté sa totale impuissance à entraîner derrière lui une majorité de nos concitoyens et qu'il admet désormais ne plus pouvoir être le vrai moteur de l'opposition. C'est sans doute ce constat d'échec qui restera l'enseignement majeur de ce congrès", conclut Dominique Paillé.
 
Edouard Balladur : "pour gouverner, il faut savoir qui on est et ce qu'on veut"
L'ancien Premier ministre Edouard Balladur, invité de Canal+, s'est déclaré dimanche "un peu consterné du spectacle que donne le PS" à son congrès de Reims, parce que "c'est l'un des deux grands partis gouvernementaux qu'a la France, qui a vocation à gouverner un jour". Mais "pour gouverner, il faut avoir des idées claires et avoir des équipes qui s'entendent. Il faut savoir qui on est et ce qu'on veut. Le Parti socialiste ne sait pas qui il est ni ce qu'il veut, ni à qui il veut confier le soin de le diriger".

Roger Karoutchi : un congrès entre OK Corral et Tontons Flingueurs
Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, a comparé dimanche le Congrès socialiste de Reims au "remake de deux films cultes, Règlement de comptes à OK Corral et Les tontons flingueurs". Tout en estimant que ce "remake de piètre qualité a dû finir de désespérer les adhérents socialistes qui y croyaient encore. Au moment où les Français sont préoccupés par leur épargne et leur emploi, au moment où ils soutiennent massivement l'action nationale et internationale de Nicolas Sarkozy pour changer le système financier et pour les protéger, ils ne peuvent que constater le désintérêt pour leurs problèmes quotidiens d'un parti socialiste centré sur ses querelles intestines".

Patrick Devedjian : le PS ? "Je n'y comprends rien"
Patrick Devedjian, numéro un de l'UMP, interrogé dimanche lors de l'émission Dimanche soir politique (I-télé, France Inter, le Monde) sur le congrès du PS, a assuré : "Comme tous les Français, je n'y comprends rien". Les motions, "c'est obscur : quelles différences entre elles ? On ne sait pas". Autre question : "Pourquoi le PS français est-il seul de son espèce dans toute l'Europe ?", s'est demandé le président du conseil général des Hauts-de-Seine, pour qui ce parti "demeure sous l'influence intellectuelle de l'extrême gauche". 
 
Eric Besson : "le congrès de la confusion et du désamour"
Le congrès socialiste de Reims est le "congrès de la confusion et du désamour", a déclaré dimanche Eric Besson, secrétaire d'Etat (ex-PS) chargé de la Prospective, de l'Evaluation des politiques publiques et du Développement de l'économie numérique, dans l'émission Dimanche+, diffusée sur Canal+. "Confusion parce qu'il n'y a pas de leader, de ligne politique, pas de proposition utile pour les Français, et puis désamour parce qu'il y a quelque chose qui est apparu flagrant, on ne s'aime pas beaucoup au Parti socialiste". "Je crois que le Parti socialiste va rester divisé. Oui, il y a des inimitiés fortes, pour ne pas dire des haines fortes, et cela pèse sur le climat du PS", a-t-il poursuivi, n'excluant pas une "scission" du parti. L'ex-socialiste a par ailleurs défendu la légitimité de Ségolène Royal à prendre la tête du PS : "Il ne faut pas oublier qu'elle est arrivée en tête et qu'elle garde une cote d'amour importante auprès des militants".

Jean-Luc Mélenchon : "le PS ne peut pas se redresser"
Le sénateur Jean-Luc Mélenchon, qui a quitté avec fracas le parti socialiste juste avant le congrès de Reims, a estimé que le PS "ne peut pas se redresser parce que la pente dans laquelle il est engagé a mûri lentement en son sein". Invité de France 5, il a jugé que "l'état de guerre civile interne dans laquelle est ce parti n'est pas dû à la stupidité individuelle de ces personnes, qui sont respectables, mais à une contradiction indépassable entre eux : ils ont présidentialisé à mort ce parti".
D'après agence
le 16 novembre 2008 à 14:44
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15 Commentaires

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  • Lolo, le 16/11/2008 à 18h19

    Jérôme de La Clusaz, heureusement, la solidarité, la fraternité, le partage, la tolérance, ne sont pas QUE socialiste!!!!!

  • Serge67100, le 16/11/2008 à 18h04

    MADAME AUBRY depuis bien lontemps je pensais que votre personne se trouverais au sein du PS secretaire génerale vous en possedez les moyens et j'aimerais que votre personne prenne la tete du PS bonne chance MADAME AUBRY cordialement respectsa votre personne monsieur BOURGEOIS

  • Rocky, le 16/11/2008 à 17h56

    Je déchire ma carte PS, et je prends celle de l'ump, j'en ais mare de ces c.......

  • Jerome p, le 16/11/2008 à 17h26

    Solidarité, fraternité, partage, tolerance,... des valeurs que les "chefs" socialistes ont du mal a s'appliquer à eux meme. A l'heure ou notre salut passe par l'entente entre tous les francais , au dela entre tous les européens, et au dela encore entre tous les pays du G20 et de la planete , il y a un monde entre le rassembleur SARKOSY et les diviseurs Royal, Aubry et consorts. Après avoir mis à mal la France avec les 35 heures, Aubry saborde le PS.

  • Tuyututu, le 16/11/2008 à 17h16

    Le prochain secretaire devrait avoir l'expérience médiatique et l'angélisme de SEGOLENE, la compétence et l'intelligence de MARTINE, le charisme et la finesse politique de BERTRAND. Le mélange des trois quoi. Sinon je vois qui!!!!

  • Michel, le 16/11/2008 à 17h10

    M.BESSON, devrait avoir au moins la pudeur de se taire et de ne pas commenter le congrès du PS, lui le traître en chef, passé sans vergogne du PS à l'UMP pendant la campagne présidentielle de 2007 !

  • Laure, le 16/11/2008 à 17h04

    Je n'ai toujours pas compris comment on peut encore s'intéresser aux propos de Besson le traitre. Si la France est dirigée aujourd'hui par Sarko et l'UMP, c'est uniquement à cause de lui !

  • Michel, le 16/11/2008 à 16h45

    Pour le PS tout est foutu,ils se battent comme des chifonniers,la place ne doit pas etre si mauvaise,je pense que la LCR va ramasser pas mal de nouveaux adherents,la au moins on s'occupe des problemes des travailleurs francais

  • Eric67, le 16/11/2008 à 16h35

    Le congrès de la honte... moi qui était de gauche, je me tourne vers Besancenot maintenant. Au moins avec lui, c'est plus clair ! Ils n'ont fait que de s'affronter pendant ce congrès...et non pour la France, ni pour trouver des solutions aux difficultés actuelles mais juste pour eux-même. On parlaitbeaucoup des éléphants,... là on en a eu une belle preuve ! Adieu le "PS"

  • Jean Bonnot, le 16/11/2008 à 16h33

    L'avis des gens de droite sur le congrès de Reims est sans intérêt. Il est trop facile de tirer sur le corbillard du PS. Un peu de recueillement serait préférable. Sans adversaire la droite va également crever. C'est Bayrou qui va tirer les marrons du feu, avec Besancenot.

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