Ségolène Royal, Benoît Hamon, Martine Aubry à Reims (montage photo - 16 novembre 2008) © TF1/LCI
|
> Royal en clôture du congrès : "inventons le socialisme du XXIe siècle" > Martine Aubry en clôture du congrès : "aller jusqu'au bout de ce que nous croyons" > Benoît Hamon en clôture du congrès : "notre parti hésite sur l'essentiel" > Bertrand Delanoë en clôture du congrès : "triste et déçu" > Le futur proche des socialistes analysé par Christophe Barbier > Les délégués socialistes sonnés après Reims |
François Bayrou : un congrès "tragi-comique" ou "désespérant"
Interrogé sur le congrès du PS lors du Grand Jury (RTL-Le Figaro-LCI), François Bayrou, président du MoDem, a répondu : "Tragi-comique ou désespérant, selon qu'on est proche ou lointain du PS". Selon lui, "beaucoup de gens, qui y ont cru" découvrent "avec stupéfaction que l'organisation en laquelle ils croyaient est égarée, et ne réussit pas à trouver son chemin". Ce "grand parti politique français" est "au bout d'un cycle", a-t-il analysé en observant que le PS a 37 ans, l'UMP 6 et son propre parti "pas tout à fait encore un an".
Commentant la situation du PS au micro de Radio J, Michèle Alliot-Marie a parlé dimanche d'un "congrès de la soustraction", en évoquant la défection des parlementaires socialistes Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez, la semaine dernière, après la victoire de la motion Royal. Soulignant que "Bertrand Delanoë, qui représente un quart du parti, refuse de soutenir un candidat", elle a affirmé : "c'est le congrès de la division (...) et sans même le plus petit dénominateur commun parce que les partisans de M. Hamon - un cinquième du PS -, trouvent que le parti n'est pas assez à gauche".
Dominique Paillé : "confusion maximum" et "constat d'échec"
Dominique Paillé, un des porte-parole de l'UMP, a estimé dimanche que "le grand enseignement de ces deux jours de congrès socialiste, c'est la confirmation que ce parti n'a pas de projet pour la France, pas de programme à proposer aux Français et qu'il est incapable de nourrir un autre débat que celui de ses éventuelles alliances. A Reims, le grand Barnum socialiste va fermer ses portes et le spectacle y aura tenu toutes ses promesses : combinaisons et coups bas, expressions de haine et fausses effusions et, au bout du compte, confusion maximum". Selon Dominique Paillé, "les militants socialistes vont donc être conviés à récompenser jeudi 20 et vendredi 21 le meilleur des trois acteurs en lice, non pas sur le contenu de scénarios inexistants mais sur l'appréciation de leurs seuls talents de comédiens. C'est l'aveu incontestable que le PS a en définitive acté sa totale impuissance à entraîner derrière lui une majorité de nos concitoyens et qu'il admet désormais ne plus pouvoir être le vrai moteur de l'opposition. C'est sans doute ce constat d'échec qui restera l'enseignement majeur de ce congrès", conclut Dominique Paillé.
Edouard Balladur : "pour gouverner, il faut savoir qui on est et ce qu'on veut"
L'ancien Premier ministre Edouard Balladur, invité de Canal+, s'est déclaré dimanche "un peu consterné du spectacle que donne le PS" à son congrès de Reims, parce que "c'est l'un des deux grands partis gouvernementaux qu'a la France, qui a vocation à gouverner un jour". Mais "pour gouverner, il faut avoir des idées claires et avoir des équipes qui s'entendent. Il faut savoir qui on est et ce qu'on veut. Le Parti socialiste ne sait pas qui il est ni ce qu'il veut, ni à qui il veut confier le soin de le diriger".
Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, a comparé dimanche le Congrès socialiste de Reims au "remake de deux films cultes, Règlement de comptes à OK Corral et Les tontons flingueurs". Tout en estimant que ce "remake de piètre qualité a dû finir de désespérer les adhérents socialistes qui y croyaient encore. Au moment où les Français sont préoccupés par leur épargne et leur emploi, au moment où ils soutiennent massivement l'action nationale et internationale de Nicolas Sarkozy pour changer le système financier et pour les protéger, ils ne peuvent que constater le désintérêt pour leurs problèmes quotidiens d'un parti socialiste centré sur ses querelles intestines".
Patrick Devedjian, numéro un de l'UMP, interrogé dimanche lors de l'émission Dimanche soir politique (I-télé, France Inter, le Monde) sur le congrès du PS, a assuré : "Comme tous les Français, je n'y comprends rien". Les motions, "c'est obscur : quelles différences entre elles ? On ne sait pas". Autre question : "Pourquoi le PS français est-il seul de son espèce dans toute l'Europe ?", s'est demandé le président du conseil général des Hauts-de-Seine, pour qui ce parti "demeure sous l'influence intellectuelle de l'extrême gauche".
Eric Besson : "le congrès de la confusion et du désamour"
Le congrès socialiste de Reims est le "congrès de la confusion et du désamour", a déclaré dimanche Eric Besson, secrétaire d'Etat (ex-PS) chargé de la Prospective, de l'Evaluation des politiques publiques et du Développement de l'économie numérique, dans l'émission Dimanche+, diffusée sur Canal+. "Confusion parce qu'il n'y a pas de leader, de ligne politique, pas de proposition utile pour les Français, et puis désamour parce qu'il y a quelque chose qui est apparu flagrant, on ne s'aime pas beaucoup au Parti socialiste". "Je crois que le Parti socialiste va rester divisé. Oui, il y a des inimitiés fortes, pour ne pas dire des haines fortes, et cela pèse sur le climat du PS", a-t-il poursuivi, n'excluant pas une "scission" du parti. L'ex-socialiste a par ailleurs défendu la légitimité de Ségolène Royal à prendre la tête du PS : "Il ne faut pas oublier qu'elle est arrivée en tête et qu'elle garde une cote d'amour importante auprès des militants".
Jean-Luc Mélenchon : "le PS ne peut pas se redresser"
Le sénateur Jean-Luc Mélenchon, qui a quitté avec fracas le parti socialiste juste avant le congrès de Reims, a estimé que le PS "ne peut pas se redresser parce que la pente dans laquelle il est engagé a mûri lentement en son sein". Invité de France 5, il a jugé que "l'état de guerre civile interne dans laquelle est ce parti n'est pas dû à la stupidité individuelle de ces personnes, qui sont respectables, mais à une contradiction indépassable entre eux : ils ont présidentialisé à mort ce parti".
Retour MYTF1
Chargement en cours...





