Le bulletin de vote pour élire le nouveau Premier secrétaire du PS © LCISuivez minute par minute l'évolution de la situation au PS sur LCI.fr
22h15 - Huit présidents de région soutiennent Martine Aubry
Les présidents socialistes de huit régions ont appelé dimanche à "la constitution autour de Martine Aubry d'une équipe de direction rassemblant largement les sensibilités" du PS. "Les adhérents du PS ont voté et ont placé Martine Aubry en tête du scrutin de désignation du premier secrétaire", écrivent ces élus, qui reconnaissent toutefois que "l'écart des voix est particulièrement serré". Mais, ajoutent-ils, "la démocratie s'honore toujours du respect d'un vote, quel qu'en soit le résultat".
21h51 - Le maire de Saint-Nazaire claque la porte
Trop, c'est trop. Dimanche, le maire de Saint-Nazaire Joël Batteux a décidé de se mettre en congé du Parti socialiste pour "ne plus participer à la mascarade" de l'élection à la direction du parti. "C'est lamentable. J'ai honte. Au moment où le Parti socialiste se déchire en deux sur une position libérale, ma présence au PS ne sert plus à grand chose à gauche", a déclaré le vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire. "C'est quand même invraisemblable qu'en cette période de crise les leaders socialistes soient encore dans une position semi-libérale. C'est incroyable. Entre Ségolène Royal et Martine Aubry, il n'y a pas un poil de différence".
20h32 - Kouchner : des déchirements "mal perçus" à l'étranger
Selon Bernard Kouchner, les déchirements au sein du PS sont un "triste événement", "mal perçu". "C'est un événement, quoi qu'on en pense et quoi qu'on veuille, international. Un triste événement, mal perçu, je le sais parce que on m'en a parlé en Afrique par exemple", a déclaré le ministre des Affaires étrangères dans l'émission Internationale de RFI, de TV5Monde et du journal Le Monde. Le ministre s'est déclaré "concerné" par les problèmes internes du parti socialiste car, a-t-il dit, "mon coeur demeure attaché à la social-démocratie". "Je souhaite qu'il y ait une gauche de proposition et d'intelligence. Nous en sommes loin. La social-démocratie n'est pas morte et elle est nécessaire", a-t-il ajouté.
20h11 - Vaillant veillera à "l'honnêteté et à la transparence"
En tant que président de la "commission de récolement", qui se réunira lundi pour passer à la loupe les résultats, le socialiste Daniel Vaillant l'assure : il veillera à "l'honnêteté et à la transparence du scrutin". "Réglons le problème de la transparence du vote et à partir de là, il faut que celle qui ne sera pas majoritaire accepte, même si c'est de dix voix, le fait majoritaire", a-t-il averti dimanche sur Europe 1. Interrogé sur l'éventualité d'un nouveau scrutin, l'ancien ministre de l'Intérieur a indiqué que "personnellement, si on peut faire un travail honnête demain pour que le résultat soit sans contestation réelle, je pense qu'il ne faut pas soumettre les militants à une autre épreuve".
19h23 - Bayrou "étonné" que le PS "polémique" au sujet du MoDem
François Bayrou s'est déclaré dimanche "étonné" que l'idée d'un "rassemblement" avec son MoDem soit "polémique" au Parti socialiste, estimant que seul un candidat issu d'un de ces partis pouvait affronter Nicolas Sarkozy à la présidentielle. "Il faut une alternative au pouvoir actuel. Cette alternative, elle doit être proposée et exprimée aux Français, et elle impliquera des rassemblements", a déclaré le président du Mouvement Démocrate à l'émission Dimanche soir politique (France Inter-i Télé-Le Monde).
17h09 - Le PS de Guadeloupe se rebiffe
Accusé de fraude par le camp de Martine Aubry, le PS de Guadeloupe s'est déclaré indigné dimanche et a justifié l'important taux de participation ayant bénéficié notamment à Ségolène Royal. "Relayées dans plusieurs médias nationaux, ces accusations et ces insinuations sur le taux de participation en Guadeloupe stigmatisent de façon insultante les quelque 2500 militants socialistes guadeloupéens, dont 1907 se sont exprimés lors du second tour", écrit dans un communiqué dimanche le premier secrétaire fédéral Jules Otto. Il assure que si on a beaucoup voté dans le PS de Guadeloupe, c'est parce qu'en raison du décalage horaire le scrutin commençait sur cette île des Antilles alors qu'il s'achevait à Paris sur l'annonce de résultats très serrés.
16h04 - Le camp Aubry accuse Valls d'être "plus dur contre le PS" que contre Sarkozy
François Lamy, bras droit de Martine Aubry, accuse Manuel Valls, lieutenant de Ségolène Royal, d'être "plus dur contre le PS" que contre Nicolas Sarkozy. "Il faut qu'il fasse confiance à son parti", a poursuivi l'élu aubryste, en allusion à l'annonce par le proche de Ségolène Royal d'actions en justice.
15h16 - Valls poursuivi pour diffamation
On empile les poursuite judiciaires au PS. Le premier secrétaire de la fédération du Nord, Gilles Pargneaux, proche de Martine Aubry, a annoncé dimanche qu'il porterait plainte pour diffamation contre Manuel Valls, après son annonce d'une plainte pour faux en écriture à propos d'un décompte de voix d'une section PS à Lille. "On a constaté visiblement une erreur dans la proclamation des résultats. Les observateurs de Ségolène Royal étaient présents et n'ont fait aucune remarque tout au long de la soirée", a de son côté estimé Gilles Pargneaux. "D'un coup dans la journée, on dit : ah, il y a un problème, parce qu'on a vu le secrétaire de section à la télévision annoncer 110 voix pour Martine Aubry, et finalement, on voit 130 voix sur les tableaux récapitulatifs. J'ai vérifié, je vois le bordereau avec 130 voix : pourquoi, s'il y a eu un problème, on ne m'en a pas parlé avant ?", s'est-il interrogé.
13h59 - Pour Valls, Royal a gagné. La justice va être saisie.
Manuel Valls a revendiqué dimanche la victoire de Ségolène Royal. "Au vu de tout ce qui remonte des différentes fédérations, Ségolène Royal a été élue premier secrétaire du PS", a affirmé le député sur Canal+. "Elle est en tête et tous les éléments que nous avons montrent qu'il y a eu des erreurs, des irrégularités, de la triche. On a voulu voler cette victoire", a-t-il ajouté. Manuel Valls a précisé qu'il demandait toujours un nouveau vote "avec des contrôleurs" et confirmé l'intention du camp Royal de saisir la justice au plan national et aussi pour "faux en écriture" sur un épisode présumé de fraude à Lille. Il estime qu'en prenant en compte cet incident, ainsi qu'une erreur annoncée en Moselle et un autre problème supposé en Nouvelle-Calédonie, la modification des résultats actuels donnerait Ségolène Royal en tête, alors que le résultat officiel du vote des militants a donné 42 voix d'avance à Martine Aubry. "Nous attendons que la commission de recollement des votes se réunisse lundi et il y aura évidemment un recours devant la justice, il ne peut pas en être autrement, ce qui se passe est très grave", a déclaré Manuel Valls.
13h47 - Plus de votants que d'adhérents à Blaye ?
Martine Aubry aurait été lésée de 11 voix dans la section de Blaye, en Gironde. Une réunion est prévue lundi matin en Gironde pour reprendre les résultats. Gilles Savary et Vincent Feltesse, partisans locaux de Ségolène Royal, ont publié un communiqué à la mi-journée pour contester l'analyse de leurs contradicteurs. Ils assurent que la section de Blaye compte plus de votants... que d'adhérents. "En aucune manière, l'éventuel surcroît de votants ne devrait être retranché intégralement du score de l'une ou l'autre des candidates. Aucun résultat ne peut être publié avant vérification par la fédération", écrivent-il. Le dossier sera transmis à Paris où une commission nationale dite de "recollement" devra trancher sur l'ensemble du scrutin, en tenant compte ou pas de ce litige et de nombreux autres.
13h30 - Besancenot : "Pas envie de tirer sur une ambulance"
Le leader de la Ligue communiste révolutionnaire Olivier Besancenot estime que le parti socialiste ne pourra plus constituer un "vrai parti d'opposition" à cause de ses "querelles de pouvoir" interne. "Je n'ai pas envie de tirer sur une ambulance, simplement de constater définitivement que ceux et celles qui veulent résister définitivement à la politique du gouvernement ne peuvent pas compter sur le parti socialiste", a-t-il dit sur RTL.
13h00 - MAM parle d'un problème de "positionnement idéologique"
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Mari a estimé dimanche sur Europe 1 que le PS rencontrait "un problème de positionnement idéologique", entre ceux "tournés vers le vieux parti" et "ceux qui veulent autre chose". "Je note que pour les élections internes du RPR puis de l'UMP, nous n'avons jamais eu ce genre de psychodrame qui tourne tantôt à la tragédie, tantôt à la comédie. Nous avons toujours eu des règles qui étaient respectées et non contestées", a-t-elle souligné.
10h50 - Aubry, 19 voix de plus ?
Martine Aubry aurait été lésée de 19 voix obtenues auprès des Français de l'étranger, écrit le site internet Rue89. Selon les documents publiés par ce site, la totalisation officielle des scrutins enregistrés dans cette catégorie donne 317 voix pour Martine Aubry et 390 pour Ségolène Royal. Elle diffère des résultats reçus par les adhérents de cette fédération des Français de l'étranger, qui donne 366 suffrages à Martine Aubry et 420 à Ségolène Royal. La Fédération des français de l'étranger confirme que ces derniers chiffres sont les bons, selon Rue89. Les mauvais chiffres ont été transmis en raison de "la pression mise par la direction du parti pour obtenir des chiffres vendredi avant minuit, alors qu'il manquait les résultats de quelques sections à cause des décalages horaires", précise le site.
10h45 - Pour Bockel, le PS vit un "aboutissement tragique"
Jean-Marie Bockel, ex-PS rallié à Nicolas Sarkozy, a vu dimanche dans la crise que traverse le Parti socialiste "l'aboutissement tragique d'un processus de désagrégation", qui lui a fait prendre "ses distances avec ce parti". Le secrétaire d'Etat à la défense et aux Anciens combattants estime dans le quotidien régional L'Alsace que le PS est "durablement plombé aux yeux d'une partie de l'électorat de gauche, c'est-à-dire une gauche réaliste, pragmatique, qui se reconnaît dans la gauche européenne". Le Parti socialiste est "profondément déchiré. Martine Aubry est très mal élue et si le vote devait s'inverser au profit de Ségolène Royal, celle-ci serait un leader sans majorité", juge-t-il.
10h05 - Aubry récupère 11 voix en Gironde
La fédération PS de Gironde a constaté une erreur dans la retranscription des résultats du vote des militants d'une de ses sections et a indiqué dimanche que Martine Aubry avait enregistré 11 voix de plus que ce qui avait été annoncé et Ségolène Royal 41 de moins. En réalité, dans la section de Blaye, le nombre de votants était de 63, et non 93 comme indiqué par erreur. Finalement, Martine Aubry a recueilli 35 voix, contre 24 pour Ségolène Royal (au lieu de respectivement 24 et 65, comme transmis à la fédération vendredi soir). Les résultats au niveau national annoncés dans la nuit de vendredi à samedi font état d'un écart de 42 voix entre les deux candidates à la tête du PS.
9h50 - Rocard "baisse la voix" devant le PS "malade"
Dans une interview au Parisien, l'ancien Premier ministre, Michel Rocard se refuse à commenter outre-mesure la situation au PS, face à la "double maladie" dont souffre son parti : de leadership et de refus de la société de marché. "Le PS est plutôt mal portant. Et comme je respecte les hôpitaux, je baisse la voix comme on doit le faire quand il y a un malade dans une pièce. Ne m'en demandez pas plus".
9h34 - Hamon s'inquiète
Benoît Hamon s'inquiète dimanche dans les colonnes de Sud Ouest dimanche pour "l'existence même" du Parti socialiste et demande aux royalistes de "respecter le vote des militants". "Je craignais effectivement que la situation dégénère, mais pas à ce point", s'alarme le leader de la gauche du parti, qui avait appelé à voter pour Martine Aubry. "La situation devient grave voire dangereuse", ajoute-t-il. "Aujourd'hui, l'unité du Parti socialiste est en cause". "Je suis d'accord pour que l'on recompte et que l'on vérifie ce que l'on veut. Mais il existe des procédures, qu'il faut respecter", poursuit Benoît Hamon avant de s'interroger: "Comment pourront-ils (les royalistes) travailler avec ceux qu'ils viennent de qualifier de voleurs et de tricheurs ?". Il dénonce également "l'instrumentalisation des médias à des fins politiques" dont se rendrait selon lui coupable Ségolène Royal, jugeant qu'"on n'a pas le droit de casser le principal parti de France pour une ambition individuelle".
2h00 - Où sont les votes de la Nouvelle Calédonie ?
La section PS de Nouvelle-Calédonie s'"inquiète" dimanche de la non prise en compte de ses voix, favorables à Ségolène Royal. Dans cette petite section, il y a eu 16 votants, dont 13 se sont prononcés pour Ségolène Royal et 3 pour Martine Aubry. Une commission se réunira lundi pour enregistrer les résultats et les contestations entourant l'élection de Martine Aubry au poste de premier secrétaire, a annoncé samedi François Hollande. Ségolène Royal conteste la très courte victoire de la maire de Lille et demande un nouveau vote.
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