L'appel de Delanoë pour un compromis

Par F.L., le 15 novembre 2008 à 11h33 , mis à jour le 15 novembre 2008 à 18h30

"Je mets la motion A au service du parti socialiste", a lancé samedi le maire de Paris à la tribune, au congrès de Reims.

Bertrand Delanoë à la tribune au Congrès de Reims (15 novembre 2008)Bertrand Delanoë à la tribune au Congrès de Reims (15 novembre 2008) © TF1/LCI

 

Congrès PS 2008
Retrouvez ici notre dossier spécial

 

LCI picto cliquez regardez
> Retrouvez le discours de Delanoë en intégralité

"Je mets la motion A au service du parti socialiste (...) Il faut qu'on rassemble ceux qui pensent pareil". Samedi, peu avant 11 heures, Bertrand Delanoë est monté à la tribune au congrès de Reims. Avec toujours le même mot d'ordre : rassembler, alors que Ségolène Royal est officiellement candidate pour prendre la tête du PS depuis vendredi après-midi, et que la maire de Lille, Martine Aubry, hésite à se lancer dans la journée, selon des proches. Cet appel au rassemblement du maire de Paris, au travers d'une "mise au service du PS, totalement désintéressée" de sa motion, s'adressait donc, sans les nommer, à Martine Aubry et Benoît Hamon.

"D'ici ce soir, avec mes amis de la motion A, nous ferons tout pour que la raison l'emporte", a assuré le maire de Paris. Evoquant les Français qui aujourd'hui, selon lui, "n'ont plus confiance" dans le parti socialiste, et que frappe de plus en plus durement la crise économique, il a martelé : "Notre congrès doit trouver une manière de leur redonner confiance, de leur redonner une espérance, et qu'ils puissent se dire demain : il y a un grand parti socialiste, efficace, combatif, pour nous défendre".

"Celles et ceux qui ont des nuances doivent faire un compromis"

Pour cela, a plaidé Bertrand Delanoë, "il y a besoin demain d'une orientation majoritaire pour faire vivre le Parti socialiste. Chers camarades, nos différences doivent être respectées. On peut faire vivre l'unité de tous les socialistes sans exception en faisant vivre ces différences". Néanmoins, s'il a assuré n'avoir voulu, à aucun moment, "rejeter, stigmatiser qui que ce soit, y compris parmi ceux dont je partage le moins les convictions", le maire de Paris a établi une distinction entre ceux avec lesquels il a des "différences" et ceux qui présentent avec lui des "nuances". Et selon lui, il faut qu'aujourd'hui, "celles et ceux qui ont des nuances fassent un compromis".

En revanche, au chapitre des différences sur lesquelles les rapprochements lui semblent beaucoup plus malaisés, Bertrand Delanoë a mis en garde, dans une critique appuyée à l'encontre de Ségolène Royal, contre les dangers d'une alliance du PS avec le Modem. "Nous ne pouvons pas bâtir une alternative (...) avec des forces politiques qui disent que la gauche et la droite c'est la même chose : il en va de la survie de notre identité", a affirmé le maire de Paris sous les applaudissements. "C'est déjà tellement difficile de mettre en oeuvre un projet commun avec toute la gauche, si vous ajoutez un bout de la droite, ça ne peut pas marcher".

En appelant ainsi au compromis et en adoptant cette posture qu'il semblait vouloir au-dessus de la mêlée, Bertrand Delanoë tentait de prendre la position du sage, incitant ses amis à la responsabilité. Il n'est pas sûr pour autant que son appel, pas si désintéressé qu'il l'assure, soit suivi d'effets. Pour l'heure, seul Benoît Hamon, qui se situe à la gauche du parti, est officiellement candidat face à Ségolène Royal. Mais tout est encore possible jusqu'à dimanche matin, date limite du dépôt des candidatures. Et le risque perdure que le congrès s'achève dimanche sans la fameuse "synthèse" recherchée à chaque congrès par les socialistes. Ce serait alors les militants qui trancheraient lors du vote sur les candidatures, jeudi prochain.

Par F.L. le 15 novembre 2008 à 11:33
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

13 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Franck, le 15/11/2008 à 16h50

    On voit qui est publié ou pas ici... mdr démocratique...

  • Ortographe, le 15/11/2008 à 16h09

    Marre de toutes ces fautes d'ortographe, grammaires dans vos articles. Dans celui ci : LA maire de Paris !

  • Franck, le 15/11/2008 à 15h17

    Comme si tout ceci n'était pas suffisamment désastreux et pathétique, voilà que Monsieur Delanoé, inconsciemment sans doute, utilise une formule qui fait irrésistiblement penser au "Je fais à la France le don de ma personne" du Maréchal Pétain. La formule grandiloquente du perdant qui tente de retourner la situation. On se demande à quoi pensent les hommes politiques, et de gauche, en particulier. Un psy pourrait peut-être nous éclairer.

  • Louiso, le 15/11/2008 à 14h53

    Le socialiste ce n'estpas le MODEM QUE LES segolinistes aillent former un aut're parti avec bveyrou vive les vrais socialistes ceux des 3 autres motions f

  • Dada, le 15/11/2008 à 14h19

    C est l assiete au beurre qu il veut le reste il s en tape l haricot

  • Boss 1876, le 15/11/2008 à 14h18

    Le seul a avoir le potentielle de pouvoir lutter contre le gouvernement sarkozy et dominique strausse kan malheureusement il ne se presenteras pas, conclusion encore une fois a cause de ces bons a rien (royale et toute sont equipe de merde) nous allons encore en prendre plein la gueule cela n a pas l aire de les enuyés plus que ca , de toute manière ca ne fait que 17 ans que la droite et au pouvoir, encore 2 ou 3 mandat de la droite et peut etre qu a ce moment la ils se poseront de réel question et metteront quelqu un qui tien la route pour nous representé. je vous souhaite beaucoup de courage ami de gauche a cause de ces incompetant nous ne somme qu au debut du tunnel.merci de m avoir laissé m exprimé et bonne journée.

  • Michel, le 15/11/2008 à 14h06

    Que de cinema pour rien du tout c'est un vrai bebete chaud.

  • Aigle Hurlant, le 15/11/2008 à 14h01

    Quel spectacle ! La gauche française au placard ! C'est vraiment PATHÉTIQUE ! Sarko n'a plus de soucis à se faire pour 2012. Comment un DSK pourrait même associé son nom avec ces guignols !

  • Biscotte, le 15/11/2008 à 13h09

    PATETHIQUES !!! comment avec la façon qu'ils ont de se tirer dans les pates, peuvent acoir l'ambition de gouverner le pays, heureusement qu'ils sont dans l'opposition !!! à se disputer comme dans une cours de récréation !!!

  • Alain, le 15/11/2008 à 12h14

    Quand les militants vont elire leur président, auront ils compris toutes ces manoeuvres?

Lire tous les commentaires

      logAudience