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17 heures : DSK : "Reims contre qui ?"
Dominique Strauss-Kahn s'en est tiré par une boutade footballistique. Alors que des journalistes français lui demandaient samedi si, en plein G20 à Washington, il avait le temps de suivre Reims, il a eu cette réplique : "Non. Mais Reims contre qui ?". Le directeur du FMI devait s'exprimer dimanche au 20 heures de TF1, ce qui réjouissait l'un de ses amis : "hasard du calendrier aidant, rien de mieux que de paraitre éloigné de cette foire d'égos et de s'exprimer sur les grands problèmes de la planète".
16 heures : Déjà des tensions dans le camp Royal ?
"On a un peu plus de 72 heures pour convaincre et tout le monde ne joue pas franc-jeu derrière Ségolène". Visés par cette source interne à la motion E, Julien Dray et Jean-Noël Guérini. Le premier n'aurait toujours pas digéré la mise en avant de Vincent Peillon et de Manuel Valls pendant tout le Congrès. Et surtout l'échec de son plan pour être candidat. Quant au second, il n'avait jamais souhaité, en son for intérieur, que Ségolène Royal prenne les rênes du PS. "Il craint les effets ravageurs de ce spectacle et ne la voit pas en chef de parti", explique cette source. "Du coup, pas certains du tout des chances de Royal, ils ont préféré passer leur temps ce week-end à placer leurs mecs au Conseil national". Non sans un certain succès. Il y a quelques jours, la présidente de la région Poitou-Charentes confiait à quelques journalistes que "tenir sa motion était en soi un exercice de rassemblement". Elle ne faisait pas si bien dire. Pour elle commence la mère de toutes les batailles.
13 heures : "Je crois que je vais me tirer de ce parti"
"T'es content de bientôt appartenir à une secte ?", lâche un vieux délégué du parti socialiste à un de ses amis devant le secrétariat. Quelques mètres plus loin, un des soutiens de Ségolène Royal pendant la campagne répond comme en écho : "on verra le résultat, mais je crois que je vais me tirer de ce parti. Je ne supporte plus l'image qu'il a donnée aux télévisions ce week-end". Après 72 heures d'un "jeu de massacre" pour reprendre l'expression d'un chauffeur de taxi qui a suivi le show à la radio heure par heure, de nombreux militants hésitent entre soulagement qu'il n'y ait pas eu de débordement, et tristesse. Seules les gardes rapprochées des trois compétiteurs sont remontées à bloc avant la bataille.
12h30 : Aubry, une militante en boucle
Totalement hermétique aux journalistes depuis le début du congrès, Martine Aubry est venue, vers midi, s'exprimer dans la salle de presse. Moins bien organisée en communication que Ségolène Royal, elle a provoqué une cohue parmi les journalistes qui craignaient de ne pas avoir leurs sons ou leurs images. La maire de Lille a voulu offrir à la presse l'image d'une candidate militante, attachée aux valeurs de gauche et à une certaine conception du parti. Puis, difficile à interrompre, elle s'est lancée dans une vibrante défense de l'héritage de la gauche, en assurant que le congrès avait été utile au parti. Contrairement à Ségolène Royal, elle a tenu à faire taire les commentaires sur une "nuit des résolutions" très tendue. Objectif pour le camp Aubry : apparaître comme le pôle de stabilité jusqu'au vote des militants, auxquels la maire de Lille a évidemment fait référence en boucle.
11h30 : Ariane Mnouchkhine visiblement tendue avant le discours de son "amie Ségolène"
La grande dame de théâtre se tient debout, tout au fond de la salle. Elle semble aussi concentrée que si c'était son propre discours. Elle confiait hier à LCI.fr avoir trouvé l'intervention de l'ex-candidate à la présidentielle ,"très réussie, pleine de vérité et de sensibilité. Et si elle a paru hésitante au début, c'est parce qu'elle se donne Ségolène, elle donne d'elle même, y compris avec ses faiblesses". Interrogé pour savoir si elle lui avait donné des conseils dans la préparation de ce Congrès, la metteure en scène a souri gentiment : "c'est de la vie privée". Bien sûr, on n'insiste pas.
11h05 : Martine parle, Ségolène patiente
Ségolène Royal patiente et relit son discours devant la grande entrée, entourée d'une dizaine de photographes. Elle ne souhaite apparemment pas perturber le discours de Martine Aubry.
11h00 Aparté entre Valls et Lang : "il faut revoir entièrement notre fonctionnement"
Avant les discours de Martine Aubry et BenoÎt Hamon, Manuel Valls et Jack Lang discutent à l'abri des caméras. Dans un Congrès totalement électrisé, ils tombent d'accord pour qualifier ce spectacle de "dingue". "Nous sommes amis dans la vie et même si nous ne soutenons pas la même candidate, nous voyons bien qu'il faut entièremenent revoir le fonctionnement de notre parti. Ce n'est plus possible". Et Jack Lang de confier : "je soutiens Martine, notamment parce que Ségolène propose une pratique du parti que j'ai trop connu pendant la campagne présidentielle..."
10h55 : Utopia s'invite à la tribune
Un militant de la motion F "Utopia" s'est invité à la tribune, prenant le micro sans y être autorisé, estimant que sa motion n'avait pas eu le droit à la parole. Il est reparti comme il était venu, dans l'indifférence générale...
10h27 : Les trois candidats confirmés
Trois candidatures, celles de Martine Aubry, Benoît Hamon et Ségolène Royal, ont été enregistrées auprès du bureau du Congrès, a indiqué l'attachée de presse de François Hollande.
10h16 : Trois candidats, quatre discours
Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Benoit Hamon, Ségolène Royal vont s'exprimer dans cet ordre dans quelques minutes devant les militants à Reims. Ils auront droit un quart d'heure chacun à la tribune. François Hollande ne s'exprimera pas. Les discours sont à suivre en direct sur LCI.fr.
10h00 : Colère des partisans de Delanoë
L'entourage du maire de Paris regrette la stricte "logique de blocage" qui a motivé l'attitude de la motion menée par Martine Aubry. Avec cette candidature, les partisans de Martine Aubry "prennent la responsabilité historique de livrer le Parti à Ségolène Royal, dont ils se comportent comme des alliés objectifs", a-t-on ajouté dans l'entourage du maire de la capitale.
9h50 : Aubry a déposé sa candidature
"Je suis autorisé à vous dire que Martine Aubry a déposé sa candidature", a déclaré Claude Bartolone Il y a quelques minutes.
9h25 : Une finale à trois
Selon son entourage, Jack Lang notamment, Martine Aubry est candidature au poste de Premier secrétaire. Les militants auront donc le choix entre la maire de Lille, Benoit Hamon et Ségolène Royal.
8h50 : Delanoë laisse tomber, Aubry laisse planer le doute
La rumeur circulait cette nuit, mais la confirmation n'est intervenue que quelques minutes après le début d'une réunion sous la tente de la motion Delanoë. Le maire de Paris laisse une "entière liberté du vote aux militants". Sa motion ne présentera pas de candidat pour le poste de Premier secrétaire. "Il ne faut pas ajouter de la division à la division", a renchéri un proche de Bertrand Delanoë. Martine Aubry laisse toujours planer le doute sur sa candidature...
8h42 : ça s'agite sous les tentes
Les militants des motions Delanoë et Aubry sont réunis sous leur tente respective. Bertrand Delanoë s'est expliqué devant ses amis en affirmant que le "bal des egos n'était pas de son fait et qu'ils avaient tout fait pour l'empêcher".
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