EN DIRECT : La nuit des tractations...

Par Notre envoyé spécial à Reims, Renaud PILA, le 15 novembre 2008 à 09h55 , mis à jour le 16 novembre 2008 à 07h42

En coulisses minute par minute - A la commission des résolutions, une synthèse semble introuvable face à la candidature de Royal, la détermination de Hamon et l'incertitude autour d'Aubry et Delanoë.

Aubry, Delanoë, Hamon et RoyalAubry, Delanoë, Hamon et Royal © LCI

 

Congrès PS 2008

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Tout au long de la journée, suivez minute par minute l'avancée des débats
avec notre envoyé spécial sur LCI.fr
  

3h30 : Hollande parle, Delanoë et Aubry muets
"J'ai pris acte qu'il n'y avait aujourd'hui pas de majorité au Parti socialiste". L'actuel Premier secrétaire. "La motion de Ségolène Royal a cherché tout au long de la soirée à trouver  cette majorité. Elle n'est pas venue. Les trois autres motions ont tenté de  faire un rassemblement. Il n'a pas été possible pour des raisons politiques mais  aussi pour des raisons humaines -il fallait trouver un candidat commun". Les camps de Bertrand Delanoë et Martine Aubry devraient tenir une ultime réunion demain matin pour savoir s'ils présentent ou non un candidat. Pour lire la suite des tracatations de la nuit, cliquez-ici.

1h40: Royal quitte la commission des résolutions
Pas de majorité autour de Ségolène Royal. Pas plus d'accord pour l'instant entre les autres candidats, Benoit Hamon, Bertrand Delanoë et Martine Aubry.

23h20 : L'attente...
Pas de connexion wi-fi, ni de buffet dans ce hall moderne et froid. Les journalistes se sont installés comme ils peuvent dans une ambiance de transit d'aéroport. Les photographes se racontent leurs meilleures prises de la journée et les blagues commencent à fuser pour tuer le temps. Il risque de s'étirer cette nuit. On vous tient au courant dès que possible... 

21h15 : Maintenant l'heure de la fameuse commission des résolutions
Au palais des congrès de Reims, vont se réunir dans quelques instants une centaine de personnes représentant proportionnellement les différentes motions. La tradition est d'essayer d'y faire la synthèse, mais à situation exceptionnelle, congrès exceptionnel. Toute la question va être de savoir si, plus ou moins tard dans la nuit, une ou deux candidatures se déclarent contre celle de Ségolène Royal.

20h40 : "Je veux casser les codes"
Face à la centaine de journalistes, Ségolène Royal ne dit rien de neuf. Sauf qu'"elle n'a pas entendu les sifflets qui sont de simples effets de Congrès". Sauf qu'"elle se dit confiante dans le vote des militants". Juste avant de glisser dans sa voiture et dans la bousculade, elle répond à ceux qui parlent d'un discours provoc' et confie l'essentiel : "Je veux casser les codes. C'est ma vérité et mon authenticité". Commentaire plus loin de la royaliste Aurélie Filipetti : "elle est comme ça, sans concessions".  

19h40 : Royal convoque la presse pour s'expliquer
Plus d'une centaine de journalistes sont massés pour assister à un "brief" de Ségolène Royal sans caméra ni photographe. L'ex-candidate à la présidentielle va décrypter le discours détonnant qu'elle a tenu il y a deux heures dans la grande salle du Congrès.

18h00 : Duel de femmes et choc de styles
"Il faut nous soigner, il faut prendre soin de notre parti (...) Peut-être qu'un jour on s'aimera un peu plus." Comme à son habitude, Ségolène a frappé fort. Trop fort ? Dès le début de son discours, elle a choisi de jouer sur les sentiments, sur l'émotion, voire sur son côte "un peu mystique chrétien", pour reprendre l'expression d'un de ses proches. Avec une fragilité et une émotion non dissimulées, elle a voulu s'adresser directement aux militants pour leur promettre la démocratie directe, notamment sur les questions d'alliances. Toucher au coeur les militants mais provoquer du coup par ses propositions une grande partie des délégués. Dans la salle, des sifflets ont retenti immédiatement. "Elle veut tuer sa candidature ou quoi ? On s'en fout des sentiments, elle ne parle pas de politique."
Quelques minutes plus tard, c'est bien de politique qu'a parlé Martine Aubry et rien que de politique. Le contraste était total, avec une maire de Lille délivrant un discours soigneusement préparé et ponctué d'appels aux uns et aux autres. Citant régulièrement François Hollande, souriant à Bertrand Delanoë, elle parlait déjà comme une première secrétaire, certes austère mais ayant intégré les lois de prise de pouvoir d'un parti comme le PS. "Ségolène n'a pas respecté les règles et engueulé les cadres du parti, décrypte un dirigeant, elle a pris des risques énormes avec une avance de seulement 29%".  

16h39 : Royal veut consulter les militants sur les alliances
Ségolène Royal propose une consultation directe des militants sur la question des alliances du PS avec le  centre, en se prononçant pour cette ouverture refusée par ses rivaux socialistes et en plaidant pour un "nouveau front populaire".

16h22 : Hamon maintient sa candidature
"Je suis candidat au poste de Premier secrétaire", a affirmé à la presse Benoît Hamon, rejetant un compromis avec Bertrand Delanoë ou Martine Aubry. "C'est quoi un compromis ? Je suis candidat sur une ligne politique. Il y a aujourd'hui deux visions du Parti socialiste qui sont proposées au vote des militants (...). Il y a un rassemblement type parti démocrate italien [faisant allusion à Ségolène Royal] et un autre [le sien] qui privilégie l'existence d'un grand parti de gauche". "Ce n'est pas un combat de personne, je ne suis pas candidat contre Ségolène. Je suis candidat au nom d'une vision politique, d'une stratégie et d'un projet", a-t-il affirmé.

16h05 : Les premiers sifflets au Congrès
Le discours enflammé de Laurent Fabius à la tribune contre une alliance avec le centre et pour un ancrage clair du PS à gauche a provoqué une montée de tension dans la grande salle du Congrès. Alors qu'une grande partie des délégués applaudissait l'ancien Premier ministre, certains sifflaient ces déclarations. Ségolène Royal vient d'entrer dans la salle. L'atmosphère est électrique. 

15h10 : Le camp Aubry ne répond (presque) plus...
Les arrivées de sms se rarifient du côté des négociateurs de la motion Aubry. Tractations ensablées, terminées ou fichues ?  "Plus de nouvelles vers 16h", nous dit-on. Dans un restaurant de Reims, Pierre Mauroy aurait affirmé que Martine Aubry serait prête à être candidate bien qu'elle soit "ronchon". Mais prudence...

14h45 : "Un jour, Ségo s'emportait devant moi contre les tarifs bancaires..." 

Le déjeuner s'éternise... et les discours prennent du retard. Prévue à 15 heures, Ségolène Royal devrait aux dernières nouvelles s'exprimer vers 16 heures dans la grande salle. Comment vont réagir les militants ? Quel message va-t-elle faire passer ? Quelle forme va prendre son discours ? "On lui a fourni des notes, confiait hier soir un membre de sa garde rapprochée, mais comme toujours, c'est elle qui structure ses discours, comme elle le sent. C'est une intuitive. Un jour, elle s'emportait devant moi contre les tarifs bancaires en regardant des relevés de compte. Deux jours après, elle le ressortait dans une réunion publique et ça faisait une dépêche AFP". 

12h15 : Martine enlisée ?
Avant le déjeuner, l'ambiance dans le Congrès et surtout dans les salles des presse s'emballe "Ça devient amusant", explique un habitué de ces rendez-vous. Tout le monde est suspendu à la décision de la maire de Lille et tout le monde se pose la même question : "Martine a-t-elle encore les moyens de contrer la dynamique de Ségolène ?" Pour les plus nombreux, Martine Aubry n'a plus intérêt à déclarer sa candidature : pas de majorité assurée, fausse neutralité de Delanoë qui continue à lui en vouloir et un match médiatique violent contre l'ex-candidate à la présidentielle. "Elle n'a pas la même rage de gagner que Ségolène. Dans un combat comme celui-là, c'est pas jouable", confiait vendredi un hollandais. De sources concordantes, les tractations pour bâtir un front anti-Royal sont très compliquées. Mais d'autres continuent à parier sur une candidature Aubry, avec Benoît Hamon et une partie de la motion Delanoë en soutien.  

11h15 : Regards croisés aux Crayères...
Il y des rencontres qu'on préfère ne pas faire. Mais dans une ville comme Reims, les grandes tables ne sont pas légion. D'où la scène surréaliste vécue hier soir par les clients des Crayères, un prestigieux restaurant logé dans un superbe château. Des amis de Bertrand Delanoë ont réservé une table et s'installent tranquillement pour une soirée au calme. Mais quelques instants plus tard, un serveur s'aperçoit qu'à quelques mètres de là dînent également Jack Lang et un collaborateur. L'ancien ministre de la Culture n'a pas soutenu le maire de Paris pour le Congrès mais Aubry. Des regards en coin s'échangent entre les deux motions... Mais des clients se rendant aux toilettes tombent sur une troisième motion : Vincent Peillon, Gérard Collomb et François Rebsamen échangent autour de bons vins dans la salle à côté. "On était entre Audiard et Chabrol", confie à LCI.fr un des convives socialistes.

10h30 : Martine Aubry prête à monter au créneau ?
Une candidature de Martine Aubry au poste de Premier secrétaire du PS est "fortement probable", a déclaré Yves Durand, interrogé à Reims. Pour le député du Nord, proche de la maire de Lille, elle "est la seule qui est au point d'équilibre et peut rassembler une nouvelle majorité, je ne vois pas qui d'autre peut le faire". Et "le rassemblement qui peut se faire autour d'elle" serait "conforme au vote des militants" le 6 novembre, marqué par "une demande d'ancrage à gauche et de changement".

"Si ce n'est pas Martine Aubry, c'est Ségolène Royal" qui deviendra Première secrétaire, "donc, chacun doit prendre ses responsabilités, notamment Bertrand Delanoë", a encore estimé Yves Durand. Selon lui, "l'accord de fond est assez facile à trouver" avec le maire de Paris et les partisans de sa motion, mais "il faut que chacun trouve sa place" dans le dispositif de rassemblement. Le député a rappelé que "Mme Aubry ne pose pas de préalable sur son propre nom". 

9h40 - Royal, Delanoë et Aubry attendus à la tribune
C'est à 9h30 qu'a débuté cette deuxième journée du Congrès, avec l'ouverture du débat général, en présence de 4000 personnes. Jusqu'à 20 heures ce soir, des représentants des motions vont s'exprimer devant les militants.

Le minute par minute de la journée de vendredi, en cliquant ici

Par Notre envoyé spécial à Reims, Renaud PILA le 15 novembre 2008 à 09:55
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92 Commentaires

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  • Narkosi, le 15/11/2008 à 22h15

    Ils sont fous ces gens ! Et sont tous riches en plus ! ça goûte bien tous les plaisirs de la vie en ce moment, et dans un château !!

  • Julien, le 15/11/2008 à 22h12

    Parle en ton nom et pas pour celui des militants c toi le rigolo jean claude!!!

  • Julien, le 15/11/2008 à 22h07

    Vas y segolene seule contre tous le changement c'est toi!!! faut pas lacher!!!

  • Philippe, le 15/11/2008 à 22h01

    Sérieusement vous y croyez au socialisme gens de gauche. Alors vous croyez encore au père Noêl. Vous ne jouez pas dans la même cour que ceux qui nous amuse à Reims. Regardez vos salaires et les leurs et vous aurez compris que vous êtes leur faire valoir. Moi je suis de droite je l'assume parce que nous on s'en met plein les poches mais on l'assume. Allez les rêveurs rendez-vous en 2012.

  • Noel Surle, le 15/11/2008 à 22h01

    Coup de chapeau à Ségolène !!! démocratie directe, ouverture au centre, discours sincère, honnête, beaucoup de "classe" un électeur centriste

  • Paul, le 15/11/2008 à 21h53

    Pourquoi tant de haine et de fautes d' orthographe ?

  • Kiki17, le 15/11/2008 à 21h43

    Pourquoi Sego ne prend-elle pas sa carte au Modem??

  • Candide, le 15/11/2008 à 21h26

    Elle va s'énerver ..elle va finir par s'énerver et s'en sera définitivement terminé pour elle .Retour à la région pour qqs mois encore !

  • Babouche, le 15/11/2008 à 21h25

    Elle n'a pas pris de risque, elle s'est laissée aller, comme dab; c'est son caractère, colérique, elle ne sait pas se maitriser; alors trasformer sa crise de rage en crise de risque, c'est que ne voulez pas voir clair; de toutes façons, tout çà pour çà, çà ne vaut pas ce que viennent de réussir les 20, c'est autre chose que ces gamineries de cour de récré à 2 balles.....

  • Ralebole, le 15/11/2008 à 21h18

    Toujours rien comme message

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