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Fillon prévoit une "croissance zéro" l'an prochain


le 12 novembre 2008 à 11h53
Temps de lecture
3min
Fillon LHC

Discours de François Fillon lors de l'inauguration de l'accélérateur de particules (LHC) du Cern, le 21 octobre 2008. / Crédits : DR

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PolitiqueLe Premier ministre refuse de "parler de récession quand on n'y est pas", dans un entretien publié mercredi par Le Parisien.

François Fillon admet l'éventualité d'une "croissance zéro" en 2009 mais refuse de "parler de récession quand on n'y est pas", explique le Premier ministre dans un entretien devant paraître mercredi dans Le Parisien. "On s'approche de la croissance zéro", admet-il dans un entretien avec les lecteurs du journal, tout en confirmant l'actuelle prévision de croissance gouvernementale de 0,2 à 0,5%. Mais, souligne M. Fillon, "il est important d'utiliser les mots qui correspondent aux réalités. Parler de récession quand on n'y est pas, c'est +casser+ inutilement le moral des entreprises, des consommateurs, c'est aggraver psychologiquement la situation." "J'espère qu'en 2009 on ne sera pas en récession", déclare encore le chef du gouvernement. "Mais aujourd'hui, personne ne peut le garantir parce que personne ne peut savoir à quel rythme l'économie mondiale va repartir".

"Une fausse bonne idée"
 
Questionné sur ses choix budgétaires face à la crise, François Fillon dit s'accommoder de la hausse prévue du déficit à 3,1%: "Ce n'est pas satisfaisant, mais ce qui compte, c'est de tenir les dépenses".  Baisser drastiquement les dépenses publiques ou augmenter les impôts, répète-t-il, conduirait à "amplifier la crise économique". Il confirme par ailleurs l'objectif d'une croissance "autour de 1%" en 2008. Le Premier ministre avait évoqué la semaine dernière la possibilité d'entrer au capital des banques qui ont sollicité l'aide de l'Etat et qui restreindraient l'octroi de crédit. Sans revenir sur cette idée, il souligne dans le Parisien - Aujourd'hui en France que "nationaliser une banque qui se porte bien (...) est une mauvaise idée". "Fausse bonne idée" aussi selon le locataire de Matignon: la taxation exceptionnelle des profits de Total que réclame une partie de la gauche. Une telle initiative affaiblirait, dit-il, le pétrolier français face à ses rivaux internationaux.
 

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