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> Royal en clôture du congrès : "inventons le socialisme du XXIe siècle" > Martine Aubry en clôture du congrès : "aller jusqu'au bout de ce que nous croyons" > Benoît Hamon en clôture du congrès : "notre parti hésite sur l'essentiel" > Bertrand Delanoë en clôture du congrès : "triste et déçu" > Le futur proche des socialistes analysé par Christophe Barbier |
La question du futur patron du PS sera tranchée jeudi par les militants, qui devront choisir qui de Ségolène Royal, Martine Aubry ou Benoît Hamon succèdera à François Hollande à la tête du Parti socialiste. Le vote se déroule depuis 17 heures et jusqu'à 22 heures dans les quelque 3500 sections. Un second tour sera organisé le lendemain si aucun candidat n'atteint la majorité absolue au premier tour.
Parmi les facteurs qui seront déterminants sur l'issue du scrutin, la mobilisation de l'électorat. Le 6 novembre, lors du vote sur les motions, le taux de participation n'avait été que de 55%. "Je pense que les militants seront beaucoup plus nombreux à voter car ils savent qu'ils ont entre leurs mains le talisman de l'unité des socialistes", a estimé dimanche Ségolène Royal. Autre incertitude, le choix que feront les partisans de la motion défendue par Bertrand Delanoë, un texte qui avait recueilli il y a un peu plus d'une semaine l'approbation de 25,24% des militants socialistes. Aucune consigne de vote n'a été donnée par le maire de Paris. "Une bonne partie risque de se réfugier dans l'abstention, notamment dans les bastions pro-Delanoë", analyse le politologue et universitaire Frédéric Sawicki. "Certains voteront Aubry, voire Hamon par anti-ségolénisme, d'autres pour Ségolène Royal", estime de son côté le secrétaire national Alain Bergounioux.
"La situation sera conflictuelle"
En cas de second tour, faut-il s'attendre à une alliance entre Benoît Hamon et Martine Aubry ? La motion défendue par le jeune europdéputé avait créé la surprise le 6 novembre en recueillant 18,52% des suffrages. Pour barrer la route à Ségolène Royal, une alliance paraît donc très vraisemblable, si un second tour est nécessaire. "Nous faisons la différence entre le projet de Martine Aubry et celui de Royal", a estimé le secrétaire national Razzy Hammadi, qui soutient Benoît Hamon, mais qui aurait souhaité plus de "clarté" de la part de la maire de Lille sur les éventuelles alliances à venir avec le MoDem.
"Dans tous les cas, la situation sera conflictuelle", analyse Frédéric Sawicki. "Si Mme Royal gagne, la situation sera assez baroque, car elle sera minoritaire dans le parti et ses instances dirigeantes. Elle a annoncé la multiplication des référendums directs auprès des militants, ce qui sera source de tension." Pour autant, le risque de scission est très limité, estime le chercheur, car quitter le parti, c'est perdre son investiture aux prochaines élections. Selon lui, "le départ de Jean-Luc Mélenchon n'a été suivi pratiquement par personne". Quant à ce qui se produirait si Ségolène Royal est battue jeudi, "elle risque de contourner le parti en s'appuyant sur une hyper-présence dans les médias et sur son réseau Désirs d'avenir, tout en restant présente au PS", anticipe Frédéric Sawicki.
D'après agence
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