Le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande, le 29 septembre 2008 © TF1/LCIA quelques jours du congrès de Reims, plusieurs lieutenants de Ségolène Royal - Vincent Peillon, David Assouline, Julien Dray - se sont relayés dimanche dans les médias pour souligner que l'ancienne candidate à la présidentielle "reste absolument légitime pour postuler" à la succession de François Hollande, tout en évoquant déjà sans détour des scénarios de substitution. Sur BFM-TV, François Hollande n'a pas fait autre chose, mettant ainsi un peu plus de pression sur le camp Royal.
"Il faut que la motion arrivée en tête conduite par Gérard Collomb et Ségolène Royal prenne l'initiative - elle en a le droit - de faire une proposition sur un Premier secrétaire, la stratégie d'alliance, la conception du parti et l'orientation politique", a affirmé l'actuel patron du PS. S'il ne demande pas à cette motion "de renier son point de vue", elle devra "faire des compromis nécessaires" car "quand on veut rassembler, il faut faire des compromis", a-t-il insisté.
70% des votes sont allés aux autres motions
Le patron sortant du PS, en rappelant que les autres motions ont obtenu 70% du vote des militants, a estimé que ces motions devaient aussi avoir "le sens du respect du vote" des militants et "faire en sorte de contribuer au rassemblement, si c'est possible".
"La règle, c'est que la motion qui arrive en tête doit faire une proposition. Si cette proposition est acceptable, elle doit être l'amorce et le fondement de la prochaine majorité" et "si cette proposition n'est pas acceptable, alors d'autres configurations peuvent être évoquées, mais ne préjugeons pas qu'elle ne sera pas acceptable (...) faisons en sorte qu'elle soit raisonnable".
D'après agence
| La mise au point de Jospin |
Lionel Jospin a déclaré dimanche qu'il soutenait "pleinement" Bertrand Delanoë pour le congrès PS de Reims, récusant les "conclusions déplaisantes et fausses" de son absence lors du vote des militants sur les motions, jeudi dernier. Il a fait valoir qu'il n'a pas voté parce qu'il était "à Tallinn ce soir-là pour un colloque autour du président estonien Toomas Hendrick Ilves". Or, "quand j'ai accepté cette invitation il y a plusieurs mois, j'ignorais la date du vote au PS. Je ne pouvais évidemment pas me décommander ensuite auprès des autorités estoniennes", a souligné l'ancien Premier ministre. "J'ai participé à sa campagne de la façon convenue entre lui et moi et j'ai toujours été en accord avec le sens qu'il donnait à son engagement dans ce congrès", a enfin rappelé Lionel Jospin. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




