Image d'archives © AbacapressSégolène Royal ne veut pas lâcher. Et même si elle assure, sur Canal+, faire confiance à la commission de récolement, chargée de passer au crible les litiges du vote interne du 21 novembre, la présidente de la région Poitou-Charentes trouve "bien dommage" que la commission ait suspendu ses travaux lundi en fin d'après-midi pour ne les reprendre que mardi à 14 heures. Une attitude qui ne plaît pas à une majorité de Français.
Selon un sondage BVA pour France Inter, ils sont en effet 71% à penser que Ségolène Royal a "tort" de ne pas reconnaître sa défaite dans la course qui l'oppose à Martine Aubry. 66% si l'on ne regarde que les sympathisants socialistes. 21% des Français interrogés estiment à l'inverse que l'ancienne candidate à l'élection présidentielle "a raison de refuser de se laisser faire". Du côté des sympathisants socialistes, ils sont 28% à le penser.
Le camp Royal menace
"Jusqu'à la tenue du Conseil national [prévu mardi à 18 heures], je continuerai de demander un nouveau vote", a une nouvelle fois affirmé Ségolène Royal lundi soir. "Il y a des milliers de contestations. Je ne vois pas comment on peut se passer d'un retour devant les électeurs (...). On ne peut repartir sur de bonnes bases qu'avec un nouveau vote des militants où il n'y ait pas de dysfonctionnement, c'est l'acte un de la rénovation", a-t-elle ajouté, estimant qu'"il n'y pas de risque de division du parti si les militants sont appelés aux urnes".
De son côté, François Rebsamen, soutien de Ségolène Royal, a prévu lundi soir : si la commission de récolement ne prend pas en compte les requêtes du camp Royal, ce dernier saisira la justice et appelera à une manifestation devant le siège du parti rue de Solférino. Selon le maire de Dijon, également numéro 2 sortant du PS, la commission doit se saisir du cas des scrutins organisés à Lille et en Guadeloupe, dans lequel il y a eu, selon lui, "manipulations". "Il ne peut y avoir de passage en force sur un vote dont la sincérité est mise en cause." Des propos dénoncés par le camp Aubry. "C'est un putsch médiatique", s'est indigné le député de l'Essonne François Lamy. "Des déclarations très graves, indignes de celui a été numéro deux du PS pendant six ans."
Sondage réalisé par téléphone le 22 novembre auprès d'un échantillon de 970 personnes.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





