Image d'archivesEntre 1.000 (selon l'AFP) et 3.000 sympathisants (selon le site du Parti de gauche) étaient là, parmi lesquels l'ancien ministre socialiste Pierre Joxe, la féministe Clémentine Autain, l'économiste Jacques Généreux et l'ambassadrice de Bolivie en France Luzmila Cartio, qui a lu une lettre du président Evo Morales. Dans un gymnase de l'Ile des Vannes, à Saint-Ouen, le sénateur Jean-Luc Mélenchon, qui s'est retiré du Parti socialiste, a tenu samedi le meeting fondateur de son nouveau "Parti de gauche".
Mélenchon: "je suis le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas"
Au dernier jour du congrès du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon a souligné que le Front de gauche qu'il aspire à représenter en 2012 n'était pas un "supplétif de circonstance" du PS.
Publié le 21/11/2010
Il a présenté sa politique et ses intentions : "nous ne prétendons certainement pas représenter à nous tous seuls la gauche, mais faire nôtre (...) sa diversité", "réinventer la gauche", prendre place dans "l'immense disponibilité" laissée "à gauche pour affronter le capitalisme", a-t-il crié, prenant pour exemple Chavez, Morales ou encore l'Allemand Oskar Lafontaine, fondateur avec d'ex-communistes de Die Linke (présent sur place). "A tous, nous proposons une démarche militante" et "politique" pour "la fondation d'un parti creuset", pour "rassembler une nouvelle majorité politique de gauche dans notre pays, pour gouverner le pays", a-t-il lancé sous les applaudissements. "La gauche des révolutions a de nouveau un parti et un drapeau."
Quand à son programme, il l'a énuméré en 4 points : "partager la richesse", "instaurer la planification écologique", réaliser la Nation "laïque en passant à la VIe République parlementaire" et enfin réformer l'Europe "dont le Traité de Lisbonne est la misérable règle du jeu". En janvier, un Forum sera organisé pour préparer le programme du Parti, a-t-il annoncé.
Jean-Luc Mélenchon et le député Marc Dolez ont claqué la porte du PS après la victoire de la motion de Ségolène Royal lors du vote des militants en vue du récent Congrès de Reims, estimant que les principaux textes partageaient le même "fond" en voulant constituer un "parti de centre-gauche". Deux autres parlementaires, Jacques Desallangre et François Autain, ont rejoint jeudi le Parti de gauche. Benoît Hamon a estimé dimanche sur Canal+ que ce nouveau mouvement lancé par Jean-Luc Mélenchon allait contribuer à diviser un peu plus son camp.
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Mélenchon: "je suis le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas"
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