Robert Hue quitte le Conseil national du parti

le 29 novembre 2008 à 09h18 , mis à jour le 29 novembre 2008 à 09h26

L'ancien numéro un du PCF ne rend pas sa carte mais explique que son geste est une "rupture" avec un parti "qui n'est plus réformable".

Robert Hue, PCFRobert Hue, PCF © DR

L'ancien leader du Parti communiste français Robert Hue a annoncé dans une lettre à la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, qu'il quittait le Conseil national (parlement) du parti, et entendait prendre prochainement une "initiative".
 
Dans cette lettre adressée mercredi à Mme Buffet et publiée dans le Parisien de samedi, le sénateur du Val d'Oise annonce sa décision de quitter le conseil national du parti, une "décision mûrement réfléchie" qui intervient à deux semaines du 34e congrès du PCF. Ne souhaitant pas se contenter d'une "position d'observateur", M. Hue, 62 ans précise qu'il annoncera "dans peu de temps" une "initiative" qui lui donnera la "possibilité de poursuivre autrement et reprendre plus activement son combat pour un monde plus juste et plus humain".

Un parti "qui n'est plus réformable"
 
Dans une interview au Parisien, il explique par ailleurs qu'il sera "désormais communiste autrement". "Je ne me retrouve pas dans les orientations stratégiques de ces dernières années" mais "je n'abandonne ni mes convitions ni mes valeurs qui fonde mon engagement", souligne-t-il. L'ancien numéro un du PCF n'a pas dit qu'il rendait sa carte du PCF mais a expliqué que son geste était une "rupture" avec un parti "qui n'est plus réformable". M. Hue avait quitté en 2003 la direction du parti un an après son échec à la présidentielle de 2002 où il n'avait obtenu que 3,37% des voix. Depuis, il n'avait "pas souhaité intervenir sur les choix stratégiques du parti, leur mise en oeuvre, les résultats qui en ont découlé", indique-t-il au Parisien. L'ancien leader communiste explique dans sa lettre que dès son arrivée à la direction du parti, "à peine 5 ans après l'effondrement du soviétisme" en 1994, il avait "proposé aux communistes français d'engager un immense effort de mutation". "Cette mutation a échoué" mais a permis la "reconnaissance des sensibilités, des courants", explique-t-il.

(D'après agence)

le 29 novembre 2008 à 09:18
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