Ségolène Royal, le 12 novembre 2008 sur TF1 © TF1-LCI 
> L'interview intégrale de Ségolène Royal au 20h de TF1
"On ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment". Dans le sillage de François Mitterrand, Ségolène Royal a fait de cette maxime du cardinal de Retz une stratégie. Forte du vote des militants, elle n'est plus à deux jours près et maintient donc le suspense. Deux mois après avoir annoncé sur le plateau de TF1 qu'elle mettait sa candidature "au frigidaire" et à 48h de l'ouverture du Congrès du PS à Reims, Ségolène Royal garde encore un peu sa candidature au frigo. Invitée du 20h de TF1, la socialiste a donc refusé de dire si elle se portait candidate à la tête du PS pour succéder à François Hollande. "L'annonce de sa candidature ce soir aurait facilité dès demain matin la constitution d'un front contre elle", décrypte un de ses partisans. Sa stratégie est double : les petits pas et in fine le vote des militants la semaine prochaine"
Pas encore candidate donc mais "j'en ai envie", a-t-elle reconnu, "et pourtant on a souvent dit que je n'étais pas une femme d'appareil, que je n'étais pas faite pour cela". Réponse à ces accusations : "les militants ont voté" et "ont donné une légitimité" à son projet, a-t-elle rappelé, promettant de "prendre ses responsabilités". Mais pas avant samedi. Car elle attend de former une majorité. Si les militants lui "ont donné cette vocation, peut-être, à diriger demain avec une équipe le Parti socialiste", elle "veut rassembler" d'abord, en vue d'un Congrès apaisé, a-t-elle martelé sur le plateau de TF1. D'autant, a-t-elle souligné, qu'elle "n'a jamais fait de sa candidature un préalable au rassemblement et à l'unité des socialistes". "Ce que je veux, c'est pousser en avant une nouvelle génération (...) mais surtout (...) être rassembleuse pour tous. Etre rassembleuse pour deux, pour trois, pour quatre", a-t-elle fait valoir.
C'est dans cette optique qu'elle "a envoyé un document de travail" à Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon, les chefs des autres grandes motions pour le Congrès, a-t-elle redit. Car "cet effort de rassemblement, je le ferai jusqu'au dépôt des candidatures samedi prochain. Ensuite les militants vont voter jeudi prochain", a-t-elle dit. "Les petites phrases, les petites agressions verbales doivent cesser", a-t-elle estimé, laissant deux jours aux socialistes pour la rejoindre. Elle a d'ailleurs entretenu le suspense sur Vincent Peillon. Quant à la question d'une alliance avec le Modem, Ségolène Royal l'a vite balayée : elle "n'est pas d'actualité".
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