Dernières tractations sur le front anti-Royal ?

le 13 novembre 2008 à 14h31 , mis à jour le 13 novembre 2008 à 15h31

Des représentants des motions de Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon se sont réunis jeudi à l'Assemblée à la veille du Congrès de Reims.

ségolène royal psSégolène Royal, le 15 octobre 2008 © TF1/LCI

Le "Halte au feu !" lancé par Vincent Peillon jeudi matin n'aura pas suffi. Alors que le bras droit de Ségolène Royal dénonce "les conciliabules d'arrière-boutique" à la veille de l'ouverture du congrès du PS à Reims, des représentants des motions de Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon se sont réunis jeudi midi à l'Assemblée nationale. Il s'agit de leur première rencontre depuis le vote des militants socialistes le  6 novembre, selon un responsable d'une des motions.

Il apparaît donc de plus en plus évident que Ségolène Royal, arrivée en tête du vote des militants, est menacée par d'éventuelles alliances entre Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon. Benoît Hamon, justement, qui s'est dit jeudi, sur RTL, "près d'un accord avec Martine Aubry" (lire notre article).

"On ne fait rien, on bidouille"

De son côté, Ségolène Royal a pris les devants. Souhaitant apparaître comme la candidate du "rassemblement", elle a adressé une lettre personnalisée à chacun de ses adversaires, ce dans le but de lever leurs réticences à son égard et de trouver un compromis avant le congrès de Reims. Chose qui ne semble pas des plus aisées. 

Vincent Peillon n'a donc pas hésité à mettre en garde ses concurrents et autres opposants de longue date. "J'appelle Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Lionel Jospin (soutien de M. Delanoë et qui ne cache pas son hostilité à Mme Royal, ndlr) à faire très attention à ce qui est en train de se produire au parti. C'est un parti de gouvernement qui doit rester à cette hauteur" or "il est dans des mains qui ne sont pas très responsables ces jours-ci", a ainsi déclaré Vincent Peillon sur RMC et BFM-TV. Selon l'eurodéputé, depuis 2002 et l'échec de Lionel Jospin dès le premier tour de la présidentielle, "on ne fait rien, on bidouille".

(D'après agences)

le 13 novembre 2008 à 14:31
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