Le psychodrame débouche sur une finale à trois

le 16 novembre 2008 à 11h06 , mis à jour le 16 novembre 2008 à 13h06

Le congrès de Reims a échoué à trouver la synthèse désirée, et trois candidats seront en lice pour le poste de Premier secrétaire : Ségolène Royal, Benoît Hamon, Martine Aubry.

Ségolène Royal, Benoît Hamon, Martine Aubry à Reims (montage photo - 16 novembre 2008)Ségolène Royal, Benoît Hamon, Martine Aubry à Reims (montage photo - 16 novembre 2008) © TF1/LCI

 

Congrès PS 2008
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> Royal en clôture du congrès : "inventons le socialisme du XXIe siècle"
> Martine Aubry en clôture du congrès : "aller jusqu'au bout de ce que nous croyons"
> Benoît Hamon en clôture du congrès : "notre parti hésite sur l'essentiel"
> Bertrand Delanoë en clôture du congrès : "triste et déçu"
> Le futur proche des socialistes analysé par Christophe Barbier

 
La réédition du funeste Congrès de Rennes, en 1990, n'a pu être évitée. Le PS sort divisé de son 75e congrès à Reims, sans majorité pour le gouverner, après avoir échoué à trouver le moindre accord sur une orientation et un nouveau leader. Sortie en tête du vote des militants le 6 novembre avec 29% des voix, Ségolène Royal n'est pas parvenue à réunir une majorité du parti autour des orientations qu'elle proposait pour "la rénovation" du Parti socialiste. Ce qui ne constitue pas vraiment une surprise en raison de l'hostilité qu'elle suscite au sein du PS. "C'est le corps électoral - les militants du Parti socialiste - qui vont jeudi prochain choisir le prochain ou la prochaine Premier secrétaire", a bien dû constater François Hollande. C'est un "moment difficile", a-t-il reconnu mais "il sera surmonté par les militants eux-mêmes".

Conclusion de ce week-end où les divisions se sont étalées au grand jour, dimanche, à l'heure-limite du dépôt des candidatures, trois avaient été déposées : celles de Martine Aubry, Benoît Hamon et Ségolène Royal. Bertrand Delanoë, pour sa part, a jeté l'éponge, "pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion".

"Nous n'avons pas trouvé de compromis, je le regrette"

Les dernières tractations, dans la nuit de samedi à dimanche, puis dimanche matin, n'ont pu dépasser ce constat de désunion : pas d'accord avec la motion de Ségolène Royal, mais pas d'accord non plus entre les autres motions. En cours de nuit tout d'abord, Ségolène Royal a quitté la commission des résolutions, l'instance restreinte qui traditionnellement confectionne les synthèses de congrès, au bout de trois heures d'une réunion qualifiée de part et d'autre de "simulacre de dialogue". S'exprimant alors devant la presse, elle a commenté : "La main tendue aux autres partenaires n'a pas été saisie". Son départ a été suivi d'une rencontre à trois, qui n'a pas connu plus de succès, entre les chefs de file des trois autres grandes motions, Bertrand Delanoë, Martine Aubry (25% environ chacun) et Benoit Hamon (19%). Si un accord paraissait possible sur un texte commun, il n'a pu se faire sur un candidat unique.

Dimanche matin, alors que deux candidats (Ségolène Royal et Benoît Hamon) étaient déjà en lice, Martine Aubry, à son tour, a fait acte de candidature, suscitant les commentaires désabusés de l'entourage de Bertrand Delanoë, regrettant la stricte "logique de blocage" ayant motivé l'attitude de la motion menée par Aubry. Montant en fin de matinée à la tribune, le maire de Paris se désolait, au cours d'une intervention de quelques minutes à peine : "Nous n'avons pas trouvé de compromis, je le regrette (...) Nous n'aurons pas de candidat au poste de Premier secrétaire (...) Vous pourrez toujours compter sur les convictions, l'engagement et le désintéressement de la motion A et du militant que je suis". Ce à quoi Martine Aubry répondait peu après en récusant toute opposition de personne : "Je respecte chacune des personnes qui s'est exprimée ici. Mais la grandeur de la politique, c'est d'aller au bout de ses convictions, pour relancer la France". 

Depuis l'ouverture du Congrès, le principal point de blocage s'était cristallisé autour des alliances entre socialistes et centristes du Modem que Ségolène Royal juge souhaitable d'ici 2012 pour évincer Nicolas Sarkozy. Une option qu'a refusée l'ensemble des autres courants. Ce que l'ancienne candidate à la présidentielle considérait comme "un prétexte" visant à lui faire obstacle. S'exprimant en son nom dimanche matin à la tribune, Vincent Peillon n'a pas manqué de le souligner une nouvelle fois : "il faut justifier aux yeux des Français que ce rassemblement n'ait pas eu lieu. Nous l'avons recherché, en sincérité, sur le fond (...) Aucun amendement ne nous a été présenté (...) La motion E était prête au compromis". Quant à Ségolène Royal elle-même, n'ayant pu rassembler, elle a voulu élargir son audience bien au-delà du PS : "Le parti est attendu par les Français, il doit répondre aux urgences qui s'abattent sur le monde (...) Socialistes, levons-nous, il y a tant de belles choses à faire, inventer le socialisme du 21e siècle".
le 16 novembre 2008 à 11:06
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60 Commentaires

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  • Claude, le 16/11/2008 à 17h42

    C'est quoi les "valeurs de la gauche" vous me faites rire ,les socialos!! pour moi il y a la réalité le rêve, j'ai l'impression que vous rêvez tout le temps,revenez sur terre

  • Paul, le 16/11/2008 à 16h45

    En fait le Ps ne sait faire rien d'autre que de critiquer Sarkosy et voila le résultat.Heureusement qu'Il n'est pas au pouvoir.

  • Madjid, le 16/11/2008 à 16h36

    S'il fallait encore une raison aux gens de ne plus croire aux politiques le PS vient de la donner. En effet, quel mascarade cette bataille de personnes pur la prise du pouvoir pour la prise du pouvoir. Pendant ce temps, le monde s'enlise dans une crise de plus en plus grave. encore une fois bravo les socialos d'en haut, vous avez montré combien vous etiez loin des preoccupations du peuple que vous pensez representer!!!!

  • Guignol, le 16/11/2008 à 15h26

    Dites aux PS de s'assurer chez MMA "no blabla, no tracas"........

  • Mireye, le 16/11/2008 à 15h16

    QUE JE SACHE SOUS L'ERE SOCIALISTE AU GOUVERNEMENT IL N'Y A JAMAIS EU DE "MIRACLES" ET QUE PENSENT TOUS LEURS MILITANTS DE TOUS LEURS "BONS SAMARITAINS" QUI PROMETTENT LA LUNE : POUR LES PAUVRES....POUR LA FEMME QUI SOI-DISANT A CONFIE A SEGOLENE ROYAL : "QU'ELLE N'AVAIT MEME PLUS DE RESTES A ACCOMODER POUR FAIRE MANGER SA FAMILLE !!!!..........POUR LES HABITANTS DU SAHEL QUI LA FAISAIENT PRESQUE PLEURER SUR LA SCENE DE LEUR CONGRES.......OUI, QUE PENSENT-ILS D'APPRENDRE QU'EUX SE PAIENT LE LUXE D'ALLER MANGER AU CHATEAU DES CRAYERES ??????????????

  • Milano, le 16/11/2008 à 14h56

    Pas d organisation, pas de cohérence, projet invisble... On peut critiquer la droite mais en attendant comment faire confiance à cette gauche qui ne construit rien et qui détruit tout jusqu'à elle même... Je pense que quand on a pas d'avenir pour soi même on ne peut pas en avoir pour gouverner un pays !

  • Fabi172, le 16/11/2008 à 14h47

    Il n'y à que Ségolène pour assumer ce poste de "premier secrétaire du PS",les autres ne sont pas à la hauteur....

  • DD, le 16/11/2008 à 14h43

    Si le parti socialiste était l'avenir cela ce saurait. Les gens oublient vite, 1981 , ls blocags des salaires, les cotisations qui sont passées d'environ 13% a 22% avec moins de remboursements de la sécu, la catatrosphe des 35 heures etc etc, ils gérent la majorité des régions sauf l'alsace comparont les impots locaux qui ont tous grimpés ( forcément c'est la faute de l'état

  • Galadriel, le 16/11/2008 à 14h42

    C'est bien dommage en effet que le "pouvoir" suscite toujours autant de convoitises à en oublier le véritable but:faire avancer les choses. Je crois toutefois en le vote des militants, les seuls à pouvoir faire la part des choses et à choisir en fin de compte la meilleure option. Sinon, Jean-paul, n'oublie pas, en tant que Mitterandiste comme tu te réclame, lui non plus n'a pas gagné ses premières élections, la France n'érait pas prête alors pour le socialisme, l'est-elle aujourd'hui pour une femme en tant que président, alors qu'elle se rejouit pour le premier président noir aux USA ?

  • Minimat, le 16/11/2008 à 14h34

    Les socialistes ne comprennent rien. Le seul candidat qui puisse battre Sarkozy en 2012, c'est Delanoe, pas Sogolène qui a déjà échoué et qui n'a pas la stature d'une présidente, ni Martine Aubry qui traîne la casserole des 35h

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