Ségolène Royal, Benoît Hamon, Martine Aubry à Reims (montage photo - 16 novembre 2008) © TF1/LCI
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![]() > Royal en clôture du congrès : "inventons le socialisme du XXIe siècle" > Martine Aubry en clôture du congrès : "aller jusqu'au bout de ce que nous croyons" > Benoît Hamon en clôture du congrès : "notre parti hésite sur l'essentiel" > Bertrand Delanoë en clôture du congrès : "triste et déçu" > Le futur proche des socialistes analysé par Christophe Barbier |
Conclusion de ce week-end où les divisions se sont étalées au grand jour, dimanche, à l'heure-limite du dépôt des candidatures, trois avaient été déposées : celles de Martine Aubry, Benoît Hamon et Ségolène Royal. Bertrand Delanoë, pour sa part, a jeté l'éponge, "pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion".
Dimanche matin, alors que deux candidats (Ségolène Royal et Benoît Hamon) étaient déjà en lice, Martine Aubry, à son tour, a fait acte de candidature, suscitant les commentaires désabusés de l'entourage de Bertrand Delanoë, regrettant la stricte "logique de blocage" ayant motivé l'attitude de la motion menée par Aubry. Montant en fin de matinée à la tribune, le maire de Paris se désolait, au cours d'une intervention de quelques minutes à peine : "Nous n'avons pas trouvé de compromis, je le regrette (...) Nous n'aurons pas de candidat au poste de Premier secrétaire (...) Vous pourrez toujours compter sur les convictions, l'engagement et le désintéressement de la motion A et du militant que je suis". Ce à quoi Martine Aubry répondait peu après en récusant toute opposition de personne : "Je respecte chacune des personnes qui s'est exprimée ici. Mais la grandeur de la politique, c'est d'aller au bout de ses convictions, pour relancer la France".
Depuis l'ouverture du Congrès, le principal point de blocage s'était cristallisé autour des alliances entre socialistes et centristes du Modem que Ségolène Royal juge souhaitable d'ici 2012 pour évincer Nicolas Sarkozy. Une option qu'a refusée l'ensemble des autres courants. Ce que l'ancienne candidate à la présidentielle considérait comme "un prétexte" visant à lui faire obstacle. S'exprimant en son nom dimanche matin à la tribune, Vincent Peillon n'a pas manqué de le souligner une nouvelle fois : "il faut justifier aux yeux des Français que ce rassemblement n'ait pas eu lieu. Nous l'avons recherché, en sincérité, sur le fond (...) Aucun amendement ne nous a été présenté (...) La motion E était prête au compromis". Quant à Ségolène Royal elle-même, n'ayant pu rassembler, elle a voulu élargir son audience bien au-delà du PS : "Le parti est attendu par les Français, il doit répondre aux urgences qui s'abattent sur le monde (...) Socialistes, levons-nous, il y a tant de belles choses à faire, inventer le socialisme du 21e siècle".
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