© AFPUn nouveau parti est né. Celui du député de l'Essonne Nicolas Dupont-Aignan, qui a lancé officiellement dimanche Debout la République, DLR, dont le but est de concurrencer les "mastodontes de l'UMP et du PS", qu'il jugent "coresponsables du naufrage programmé" du pays. "Depuis 30 ans, ils feignent de s'opposer mais en vérité ils défendent exactement la même politique, la même pensée unique", a lancé celui qui avait quitté l'UMP en 2007, devant un millier de ses partisans réunis à la Mutualité à Paris.
"L'UMP, qui peut dire ce qu'elle défend aujourd'hui ? A force d'être dirigée directement par le président de la République, elle s'est fossilisée. On dirait une girouette condamnée à suivre le vent qui tourbillonne à l'Elysée au gré des circonstances", a-t-il ajouté. Quant au PS, "il meurt de ses rivalités internes" mais aussi de "ne pas avoir su résoudre la contradiction entre son souci de la défense du secteur public et son souci du respect des normes de l'OMC", a-t-il dit.
Se présentant comme un "gaulliste et un républicain" voulant "transcender le combat gauche-droite", Nicolas Dupont-Aignan entend bien présenter des listes dans toutes les circonscriptions aux élections européennes de 2009. Récusant le qualificatif de "souverainiste", il a exclu toute alliance avec le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers. Au départ un simple club fondé en 1999 avec des élus RPR opposés au traité européen d'Amsterdam, DLR espère compter 10.000 adhérents fin 2008.
(D'après agence)
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