Ambiance "studieuse" au Premier Bureau national

le 17 décembre 2008 à 10h11 , mis à jour le 17 décembre 2008 à 10h21

Les nouvelles instances du parti ont tenu leur première réunion mardi soir rue de Solferino. Tout s'est bien passé, selon les représentants royalistes et aubristes.

solferino siège ps solférinoLe siège du Parti socialiste rue de Solférino © TF1/LCI
Le nouveau Bureau national du Parti socialiste a tenu sa première réunion mardi soir rue de Solferino, au siège du parti, dans une ambiance qualifiée de "studieuse", "bonne" et donc sans accrochage. Tenus à l'écart du secrétariat national, "gouvernement" de la première secrétaire, les partisans de Ségolène Royal occupent moins d'un tiers du Bureau national, organe dirigeant qui compte statutairement 54 membres. Y étant présents, bien que minoritaires, les royalistes ont ferraillé pour obtenir une réunion hebdomadaire et non tous les quinze jours de ce Bureau national... Ce qui leur a été accordé. Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, qui ont refusé d'être membres de ce Bureau, étaient absents.

Quant à l'ex-patron du parti, François Hollande, il avait décidé de sauter cette première réunion. Il "tient à rester un temps hors du champ médiatique jusqu'après les fêtes", selon un proche. Il n'y a pas eu de déclaration à la presse, mais tous se sont réjouis de la bonne entente générale. "Si ça continue comme ça, c'est parfait !", s'est félicité l'ex-Premier ministre Pierre Mauroy. Pour Benoît Hamon, la réunion "s'est très bien passée", avec "des amis de Ségolène Royal parfaitement constructifs. Il n'y a pas de mauvais joueurs au PS". Selon Patrick Mennucci, proche de la présidente de Poitou-Charentes, "il faut savoir terminer les choses, il y a une première secrétaire, il faut lui donner la possibilité de diriger le PS".

"Le PS au travail de façon énergique et collective"

Martine Aubry avait égrené mardi, à l'issue d'une réunion du secrétariat national, les combats que le PS et ses parlementaires mènent contre les projets gouvernementaux : audiovisuel, réforme des lycées, travail du dimanche qui fera l'objet d'une bataille "acharnée" des socialistes, a-t-elle assuré. Elle a dénoncé les "petits arrangements entre amis" entre l'UMP et Nicolas Sarkozy qui ont évité l'extension du travail dominical notamment à Lyon sous la pression des élus UMP, et en revanche tenté de l'imposer à sa ville, Lille.

"Le PS est au travail de façon extrêmement énergique et collective", "nous sommes sur le terrain, tous unis, tous les militants sans différence", a martelé la nouvelle patronne du parti tout en déclinant son "leitmotiv" : "accompagner les Français, là où ils sont en difficulté". Mais selon un cadre du PS, le calme n'est qu'apparent: le parti est "plus composite, plus fragmenté qu'au Congrès de Reims". "Le PS doit sortir du règlement de comptes permanents qui est sa règle depuis des semaines. Martine Aubry a une légitimité, il ne faut pas lui mettre de bâtons dans les roues", a-t-il estimé.

D'après agence

le 17 décembre 2008 à 10:11
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