En nouveau porte-parole, Hamon dit : "game is over"

Par Diane HEURTAUT (et agence), le 07 décembre 2008 à 14h42 , mis à jour le 07 décembre 2008 à 18h42

Face aux accusations des partisans de Ségolène Royal, Benoît Hamon leur demande d'utiliser leur "intelligence" contre Nicolas Sarkozy et non contre le PS.

BEnoît Hamon psBenoît Hamon. © TF1/LCI

"J'adorerais que l'intelligence de Vincent Peillon et de Julien Dray soient mise à profit à autre chose qu'à critiquer leurs petits camarades." Les luttes internes, Benoît Hamon, tout nouveau porte-parole du PS, le dit haut et fort : il faut que cela cesse car il faut savoir admettre sa défaite, dit-il en substance, prenant exemple de sa propre histoire. "Nous n'en pouvons plus les uns les autres (...) Maintenant il faut travailler, la partie est terminée, 'game is over' comme on dit en anglais", a-t-il dit dimanche matin sur France Info, rappelant qu'il y a une majorité et une minorité qu'il faut désormais respecter. Une interview réalisée au lendemain de l'approbation par le Conseil national du PS du nouveau secrétariat général de Martine Aubry (lire notre article) et surtout des critiques qui s'en sont suivies de la part du camp Royal. Vincent Peillon en tête, qui a répété aux médias comment la nouvelle n°1 du PS a fermé la porte à Ségolène Royal (lire notre article et voir la vidéo).
 
Vincent Peillon "comme d'autres doivent s'intéresser à combattre efficacement la droite", ils doivent "occuper les antennes pour ne pas parler de la droite, ressasser les amertumes, c'est devenu insupportable", a donc répondu Benoît Hamon, rappelant que lui-même avait obtenu plus de 18% pour sa motion au Congrès du PS et que désormais il est totalement rallié à Martine Aubry.
 
Au travail donc, a-t-il martelé. Pour sa part, le nouveau porte-parole du PS s'y est mis dès dimanche lors de cette interview, en exhortant le gouvernement à rétablir "une forme d'autorisation administrative de licenciement" pour les licenciements dits "boursiers". "Nous allons être confrontés à une série de plans sociaux dans les entreprises qui vont mal. Mais il y a aussi des entreprises qui vont bien économiquement et qui licencient ou délocalisent pour gagner de l'argent ailleurs", a-t-il expliqué. "Si le gouvernement ne met pas un cordon sanitaire qui empêche ce type de licenciements boursiers, nous nous préparons à une catastrophe terrible", a prévenu Benoît Hamon, pour qui il faut donc rétablir une forme de cette autorisation administrative de licenciement supprimée en 1987. Depuis cette date, l'employeur n'a plus à passer par l'administration et son autorisation éventuelle pour licencier jusqu'à neuf salariés pour raison économique. En réponse, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a reproché aux socialistes de "répondre à la crise" avec des "idées du XIXe siècle".

Par Diane HEURTAUT (et agence) le 07 décembre 2008 à 14:42
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12 Commentaires

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  • Aitak, le 07/12/2008 à 17h16

    L'ignorance de la gauche française de la réalité de l'entreprise me laisse pantoise. Une entreprise doit réaliser des profits pour pouvoir investir, traverser des crises, emprunter, se développer, faire de la recherche? bref ce que la gauche appelle "licenciements boursiers" est en fait une manière de pérenniser l'entreprise, certes en ne préservant pas toujours l'emploi en France, mais?au fait, je croyais la gauche généreuse vis-à-vis des pays "pauvres" ? Voilà une belle manière de donner, messieurs et mesdames les donneurs de leçons socio-économiques : en créant de l'emploi à l'étranger.

  • Le Fourbe, le 07/12/2008 à 17h15

    Comme quoi chez les socialistes la critique est innée !!!

  • Michel, le 07/12/2008 à 17h11

    Hamon a bien compris la situation, l'ennemi vient de l'intérieur et cela depuis les primaires socialistes aux élections présidentielles. Le mauvais pli est confirmé.

  • Remi, le 07/12/2008 à 16h57

    Si on reduit la possibilite de licensier, on reduit les investissement en meme temps. Pense t'il au long terme? Je l'aimais bien pendant sa campagne, mais plutot que de dire "combattre Sarkozi", il devrait dire "construire des propositions pour orienter Sarkozi". Cela resemble trop a un discours populiste.

  • Alain, le 07/12/2008 à 16h50

    Tout d'abord les querelles de gamins je crois que ça suffit, il faut comme le dit ce monsieur se mettre au travail et arrêter ces guéguèurres iditotes, surtout dans un même partit politique, comment voulez vous êtes pris au sérieux quant les électeurs voient se chantier et je crois que ce monsieur à raison il faut rétablir cette autorisation administrative de licencier qui avait été arrêté par Monsieur Mittérand???? et dont les patrons profitent un peut trop à mon gout abusivement. MERCI

  • Lydie, le 07/12/2008 à 16h46

    Qu'il faille encore redire à Vincent Peillon, Emannuel Walls et Ségolène Royal que "game is over" montre assez leur incurie à discerner les enjeux économiiques et sociaux du Pays. En guise de conscience politique, il est clair qu'ils forment tous les trois une belle brochette de vaniteux : vanités des vanités tout est vanités ! On parle d'égo c'est de vanité qu'il s'agit.....

  • Librevote, le 07/12/2008 à 16h37

    Le PS n'a toujours pas compris que personne ne va les entendre (lol) Que nous sommes dans un régime Présidentiel et non plus de Parti ... Et que pour changer la France faut gagner l'élection Présidentiel et là on reprend les mêmes et ont recommencent les mêmes erreurs qu'en 2002. Va falloir se préparer à voter pour Bayrou pour en finir avec Sarkosy. Pauvre France.

  • Gérard, le 07/12/2008 à 16h23

    Monsieur Hamon a raison. Il faut savoir admettre sa défaite. Dommage que ce ne soit jamais le cas du PS qui a été battu aux dernieres élections présidentielles et continue de contrecarrer la politique voulue par les français et votée par le parlement. Comme toujours, c'est deux poids deux mesures...

  • José Rafael, le 07/12/2008 à 16h11

    ADIEU le parti socialiste... je ne voterai plus socialiste, en tout cas pas pour le partis de Mme Aubry et sa troupe. J'attendrai la naissance d'un autre parti qui propose un regard vers l'avenir pas dans le passé. Un parti socialiste à l'égard d'autres partis socialiste europeens, un partis ouvert "social democrate" qui ne drague pas l'extreme gauche (car ces gens là n'ont rien avoir avec nous, ils ,ne sont même pas europeen même s'ils disent le contraire)ni la droite. Bref, bonne route pour ce parti à la derive...

  • Dada, le 07/12/2008 à 16h01

    Ils vont encore nous bassiner longtemps avec leur conneries .les francais ont d autres problemes en ce moment pour regler leur fin de mois que de s occuper de la gauche caviar

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