Benoît Hamon. © TF1/LCI"J'adorerais que l'intelligence de Vincent Peillon et de Julien Dray soient mise à profit à autre chose qu'à critiquer leurs petits camarades." Les luttes internes, Benoît Hamon, tout nouveau porte-parole du PS, le dit haut et fort : il faut que cela cesse car il faut savoir admettre sa défaite, dit-il en substance, prenant exemple de sa propre histoire. "Nous n'en pouvons plus les uns les autres (...) Maintenant il faut travailler, la partie est terminée, 'game is over' comme on dit en anglais", a-t-il dit dimanche matin sur France Info, rappelant qu'il y a une majorité et une minorité qu'il faut désormais respecter. Une interview réalisée au lendemain de l'approbation par le Conseil national du PS du nouveau secrétariat général de Martine Aubry (lire notre article) et surtout des critiques qui s'en sont suivies de la part du camp Royal. Vincent Peillon en tête, qui a répété aux médias comment la nouvelle n°1 du PS a fermé la porte à Ségolène Royal (lire notre article et voir la vidéo).
Vincent Peillon "comme d'autres doivent s'intéresser à combattre efficacement la droite", ils doivent "occuper les antennes pour ne pas parler de la droite, ressasser les amertumes, c'est devenu insupportable", a donc répondu Benoît Hamon, rappelant que lui-même avait obtenu plus de 18% pour sa motion au Congrès du PS et que désormais il est totalement rallié à Martine Aubry.
Au travail donc, a-t-il martelé. Pour sa part, le nouveau porte-parole du PS s'y est mis dès dimanche lors de cette interview, en exhortant le gouvernement à rétablir "une forme d'autorisation administrative de licenciement" pour les licenciements dits "boursiers". "Nous allons être confrontés à une série de plans sociaux dans les entreprises qui vont mal. Mais il y a aussi des entreprises qui vont bien économiquement et qui licencient ou délocalisent pour gagner de l'argent ailleurs", a-t-il expliqué. "Si le gouvernement ne met pas un cordon sanitaire qui empêche ce type de licenciements boursiers, nous nous préparons à une catastrophe terrible", a prévenu Benoît Hamon, pour qui il faut donc rétablir une forme de cette autorisation administrative de licenciement supprimée en 1987. Depuis cette date, l'employeur n'a plus à passer par l'administration et son autorisation éventuelle pour licencier jusqu'à neuf salariés pour raison économique. En réponse, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a reproché aux socialistes de "répondre à la crise" avec des "idées du XIXe siècle".
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