Bruno Le Maire © TF1/LCIC'est désormais officiel : le député UMP Bruno Le Maire, ex-directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon, va remplacer Jean-Pierre Jouyet au poste de secrétaire d'Etat français en charge des Affaires européennes. Nicolas Sarkozy l'a annoncé jeudi depuis Bruxelles à l'issue du sommet européen.
Depuis que Jouyet avait annoncé, il y a deux semaines, son arrivée à la présidence de l'Autorité des marchés financiers, les rumeurs allaient bon train. Mais la piste de l'actuelle secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, intéressée, avait été bientôt abandonnée. Selon l'Elysée, elle a "déçu" le chef de l'Etat en refusant de quitter le gouvernement pour prendre la tête d'une liste UMP aux prochaines élections européennes. Et mercredi, Jean-Pierre Jouyet lui-même avait implicitement passé le témoin à Bruno Le Maire en lui lançant, devant les députés : "là où vous serez, la connaissance que vous avez de l'Allemagne et de sa langue seront déterminantes"...
Vers un "ajustement technique en janvier" ?
Mais face à ceux qui voient là le signe d'un remaniement gouvernemental en puissance, arguant notamment de l'entrée vendredi du secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, dans l'équipe du Premier ministre, François Fillon, et de son remplacement annoncé par le ministre du Travail, Xavier Bertrand, l'Elysée temporise : dans l'entourage du chef de l'Etat, on assure que Nicolas Sarkozy n'envisage pas, pour le moment, de bouleverser son casting gouvernemental.
"Le président considère que la crise économique nécessite que les uns et les autres restent aux commandes", croit savoir un de ses proches, pariant plutôt pour un "simple ajustement technique en janvier". "Pour le président de la République, un remaniement ça correspond à un nouveau temps politique", a abondé mercredi le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. Avant de rappeler que Nicolas Sarkozy avait lui-même fixé en juillet ce temps à mi-quinquennat, soit à la fin 2009. Certains parient toutefois pour un changement avant le scrutin européen de juin. "Si la droite perd, le président ne voudra pas laisser penser qu'il remanie après une défaite", dit une source gouvernementale.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




