Premier soutien de Martine Aubry à Julien Dray

le 24 décembre 2008 à 17h04 , mis à jour le 24 décembre 2008 à 21h28

Citant, entre autres, Julien Dray, la numéro 1 du PS s'inquiète des "atteintes aux libertés publiques" qui se multiplient, selon elle, en France.

martine aubry psMartine Aubry le 4 décembre 2008 © TF1/LCI

 C'est la première fois qu'elle évoque le nom de Julien Dray depuis la divulgation de l'enquête préliminaire pour "abus de confiance" le visant. Dans un communiqué mercredi, Martine Aubry s'alarme "des atteintes aux libertés publiques qui se multiplient dans notre pays, que ce soit la mise sous tutelle de l'audiovisuel ou les dysfonctionnements de la justice".

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"Au même moment, on ne compte plus les atteintes à la présomption d'innocence et au secret de l'instruction comme cela a été le cas pour les mis en examen de Tarnac et aujourd'hui pour Julien Dray, ou les atteintes à la liberté de la presse avec l'interpellation inouïe de Vittorio de Filippis, l'ancien directeur de publication du journal Libération", écrit la première secrétaire du PS. Pour elle, "ces pratiques sont indignes de la France".
 
"Où est l'égalité des citoyens devant la justice"
 
Quelques voix s'étaient élevées au sein du PS pour s'étonner du silence de la direction depuis la mise en cause de Julien Dray rendue publique vendredi après des perquisitions de son domicile et de son bureau à l'Assemblée nationale.
 
La maire de Lille en appelle, "au nom du parti socialiste, au président de la République, garant de l'indépendance de la justice, pour rétablir le strict respect des droits et libertés dans notre pays". Martine Aubry se demande notamment si la justice est "encore indépendante quand des instructions individuelles sont données au parquet et que les magistrats sont rappelés à l'ordre?"
 
Elle évoque notamment le cas du préfet Marchiani, auquel Nicolas Sarkozy a accordé une grâce partielle qu'elle juge "d'autant plus injustifiable que le Président refuse des réductions de peines et des remises en liberté anticipées même pour des faits mineurs".
 
"Où est l'égalité des citoyens devant la justice au moment où le gouvernement fait voter des peines planchers en cas de récidive, y compris pour des petits délits, et que le ministère de la justice presse les magistrats de les appliquer strictement?", s'interroge Martine Aubry.
 

(D'après agence)

le 24 décembre 2008 à 17:04
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