Xavier Bertrand © LCIC'est officiel. Le ministre du Travail Xavier Bertrand a été nommé lundi secrétaire général par intérim de l'UMP, le parti de Nicolas Sarkozy, en remplacement de Patrick Devedjian nommé ministre de la Relance. "C'est une bonne nouvelle", avait déclaré ce matin sur RTL Patrick Devedjian, confirmant implicitement la nomination de Xavier Bertrand pour lui succéder à la tête de l'UMP au moins pendant l'intérim, jusqu'au Conseil national du 24 janvier
Au moment où Patrick Devedjian était nommé ministre de la Relance et démissionnait de son poste de chef de l'UMP vendredi, les premières indiscrétions avaient donné le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, pour le remplace en intérim. Finalement, ce sera le ministre du Travail qui lorgnait sur ce poste depuis des mois. Pourtant, Xavier Bertrand disait dimanche matin, sur Europe 1, que la fonction de secrétaire général du parti devait s'exercer "à plein temps" et ne pouvait donc être cumulée à celle de ministre, déclarant qu'il ne fallait pas "s'emballer". Quitterait-il alors le gouvernement ? Sans doute. Brice Hortefeux, actuellement ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, est pressenti pour prendre sa place à la tête d'un ministère élargi des Affaires sociales, croit savoir lundi le Figaro de lundi.
Un "profil d'animateur"
Les porte-parole de l'UMP n'ont pas tari d'éloge, lundi, pour leur nouveau patron par intérim. "C'est un gros travailleur", qui a une "très bonne connaissance de notre mouvement", a assuré Frédéric Lefebvre. Pour Dominique Paillé, il "n'est pas arrivé au sommet par la grâce de qui que ce soit", ce qui est "un gage d'une bonne connaissance de la vie militante". Xavier Bertrand semble donc avoir le "profil d'animateur" souhaité par le président de la République, qui reste incontestablement le véritable "patron" du parti. Le nouvel homme fort du mouvement, proche de Nicolas Sarkozy dont il a accompagné la campagne présidentielle en 2007, mise sur cette connaissance du terrain pour mettre en ordre de marche l'UMP face à plusieurs échéances électorales : Européennes en juin 2009, régionales en 2010, cantonales un an plus tard, et surtout présidentielle en 2012.
Le parti présidentiel veut en effet effacer les échecs électoraux successifs qu'elle a essuyés cette année. Des municipales qui ont donné la majorité des grandes villes à la gauche et conforté celle des départements qu'elle avait déjà acquise, aux sénatoriales de septembre qui ont érodé la majorité déjà relative de l'UMP dans la Haute Assemblée. Le départ de Xavier Bertrand du gouvernement lui permettrait aussi de retrouver automatiquement son siège de député de l'Aisne. "Bertrand prendrait ainsi du poids au sein du groupe UMP à l'Assemblée", présidé par son rival Jean-François Copé, confiait lundi un responsable du parti présidentiel.
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