Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy (archives). © LCI 
Les participants à la réunion à l'Elysée saluent un esprit de "consensus"
C'étaient les ultimes arbitrages à la veille de l'ouverture prévue mardi du débat à l'Assemblée nationale sur la controversée proposition de loi Mallié (le débat sur la réforme de l'audiovisuel ayant pris du retard, la proposition de loi pourrait toutefois débuter mercredi). Le groupe UMP a dégagé lundi soir, lors d'une réunion avec Nicolas Sarkozy, un compromis pour autoriser l'ouverture des magasins dix dimanches par an en France sur la base du volontariat (contre cinq actuellement), selon un des participants.
En outre, ce compromis autorise les dimanches travaillés dans les commerces des "zones touristiques élargies", dans les zones frontalières, ainsi que dans les municipalités bénéficiant déjà des "usages constatés", c'est-à-dire de dérogations des préfectures. Les grands boulevards de Paris seraient inclus dans les zones touristiques élargies, ce qui autoriserait les grands magasins de ces boulevards à travailler tous les dimanches. Ce "compromis" doit servir de base à la discussion à l'Assemblée nationale , a précisé ce participant. Les participants ont évoqué à la sortie "un vrai esprit de consensus" sans pour autant parler d'un "compromis acté". "On s'achemine vers un consensus mais pas aujourd'hui. Ce n'est pas acté. L'examen du texte commence cette semaine mais la discussion se poursuivra en 2009", a ainsi déclaré Richard Mallié, auteur de la proposition de loi controversée. Car si le passage de cinq à dix maximum du nombre de dimanches qu'un maire peut autoriser à travailler dans sa commune est notamment acquis, restent d'autres points en débat.
Bataille annoncée à l'Assemblée
La proposition de loi fait débat à la fois à gauche et dans les rangs de la majorité présidentielle, où une soixantaines de députés UMP et Nouveau Centre se sont opposés de front à l'extension du travail du dimanche, soutenu par Nicolas Sarkozy. D'où la réunion à l'Elysée. Etaient présents : le Premier ministre François Fillon, le ministre du Travail Xavier Bertrand, le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement Roger Karoutchi, le chef de file des députés UMP Jean-François Copé et une dizaine de députés autour du chef de l'Etat. En début de journée, Jean-François Copé avait proposé une ouverture un dimanche par mois et quatre dimanches en décembre. Exit en tous cas la formule prévue actuellement dans le texte Mallié et qui visait à permettre d'ouvrir le dimanche dans les "zones d'attractivité commerciale exceptionnelle" des grandes agglomérations de plus d'un million d'habitants (Paris, Lyon, Marseille et Lille). Le cas de Lyon posait un gros problème au sein des députés UMP opposés au travail dominical.
Selon une source parlementaire, plus de 4.000 amendements ont été déposés à l'Assemblée sur la proposition de loi Mallié , sur ce texte qui compte cinq articles. Et déjà la nouvelle n°1 du PS, Martine Aubry, prévient : l'opposition du PS au travail dominical sera "acharnée". Les socialistes n'accepteront pas "la déstructuration de la société", dit-elle dans une interview à La Croix (de mardi).
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