Un pistolet introduit dans l'hémicycle

le 19 décembre 2008 à 22h38 , mis à jour le 19 décembre 2008 à 22h48

Le mensuel Entrevue vient de publier un reportage photo montrant un journaliste pointant un pistolet factice en direction de l'hémicycle, depuis les tribunes de presse.

assemblée grenelle environnementImage d'archives © TF1/LCI

Une enquête administrative est en cours à l'Assemblée nationale après la publication d'un reportage montrant un journaliste pointant un pistolet factice en direction de l'hémicycle, et ce, alors qu'il se trouvait dans les tribunes de presse. Le mensuel Entrevue, qui publie les photos dans sa dernière édition, affirme que deux de ses reporters ont introduit le 10 décembre dernier, dans l'enceinte de l'Assemblée, "une réplique de pistolet en métal du SIG Sauer SP2022", arme officielle de la police et de la gendarmerie.

Ce jour-là, contrairement au programme ordinaire, la séance de questions d'actualité avait été remplacée par une déclaration du gouvernement suivie d'un débat, avant la réunion du Conseil européen. Le chef du gouvernement, François Fillon, était présent en séance ainsi que plusieurs de ses ministres. "Malgré les contrôles et les passages par les détecteurs de métaux et les rayons X, nos reporters ont pu pénétrer dans l'enceinte avec leur arme sans être inquiétés. Une faille de sécurité sidérante, et surtout choquante", écrit Entrevue.

Une "affaire extrêmement grave"

Il s'agit à ses yeux d'une "affaire extrêmement grave qui met en cause la sécurité de l'Assemblée nationale", a réagi vendredi, dans un communiqué, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui, sans attendre les conclusions de l'enquête, a annoncé un renforcement des mesures de sécurité au Palais Bourbon.

Le magazine, dont le slogan est "toutes les vérités sont bonnes à dire", avait déjà réussi le même coup au même endroit en 1999. Le 2 juillet 2002, alors que Jean-Pierre Raffarin achevait son discours d'investiture de Premier ministre à la tribune de l'Assemblée, un homme portant une coupe en métal s'était précipité sur le chef du gouvernement, avant d'être plaqué au
sol par le service d'ordre. Les mesures de sécurité avaient alors été renforcées, avec notamment l'installation de portiques détecteurs de métaux et une augmentation des effectifs.

(D'après agence)

le 19 décembre 2008 à 22:38
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5 Commentaires

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  • Remi, le 20/12/2008 à 14h07

    On s'en fout, il y aura toujours des planques pour les remplacer.

  • Frantzdesmo111, le 20/12/2008 à 13h07

    Pour une fois que l'on va trouver du plomb dans la cervelle d'un homme politique!!!

  • Claude, le 20/12/2008 à 10h35

    Ils investissent plus dans les banquets et les gueuletons que dans la sécurité!!

  • Thierry, le 20/12/2008 à 10h31

    A force de se persuader qu'un détecteur de métal à rayons X est moins onéreux qu'un militaire du GSPR ou de la Garde Républicaine, ils peuvent toujours espérer une sécurité à moindre coût, quand celà ne concerne que les autres ...

  • Lui36, le 20/12/2008 à 10h09

    La securité a la courneuve j'en fait une affaire personnelle avait dit sarko en 2005, un pistolet dans l'hemicycle en 2008 cela vous laisse imaginer l'etat de la securité partout en france!

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