Benoît Hamon, le 13 novembre 2008 © TF1/LCI/RTLAprès les déchirements ayant marqué la bataille pour la succession de François Hollande à la tête du PS, les joutes avaient repris récemment entre les partisans de Martine Aubry et ceux de Ségolène Royal. Et c'est Benoît Hamon, porte-parole du PS, qui avait rallumé la mèche en dénonçant la "rage" des proches de la présidente de Poitou-Charentes, qui a d'ores et déjà pris date pour l'élection présidentielle de 2012.
Les "royalistes" ont "dans le sang ce poison de la division dans des proportions que l'on n'a jamais connues auparavant", déclarait-il il y a quelques jours dans l'édition de janvier du mensuel Bretons. "Je vois par exemple tous les jours, sur Dailymotion ou sur des blogs, des partisans de Ségolène Royal mettre en ligne des films, des podcasts ou de simples commentaires juste pour nous taper dessus. Leur rage se focalise contre nous et pas du tout contre la droite".
"C'était une faute de ma part"
Des propos qui avaient bien sûr déclenché aussitôt une volée de bois vert de la part des partisans de l'ancienne candidate socialiste à la présidence de la République. Jean-Louis Bianco, son ancien directeur de campagne, et Jean-Pierre Mignard, président de Désirs d'avenir, avaient ainsi accusé Benoît Hamon de succomber à une "stratégie de la tension". Ces propos polémiques, le porte-parole du PS a tenu à s'en excuser publiquement en ce premier jour de 2009, sur l'antenne de RTL.
"Je l'ai dit le 12 décembre, dans un moment qui est un moment que je regrette d'ailleurs. Je le regrette, parce que si ça a blessé - je pense que ça a blessé des militants socialistes sincères - c'était une faute de ma part. Nous étions dans un moment qui était un moment de tension, on dit parfois ce qu'on a sur le coeur, et on a tort de le dire. J'ai eu tort de le dire". Un mea culpa en bonne et due forme en guise de meilleurs voeux pour les proches de Ségolène Royal...
D'après agence
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