Dati ministre cèdera-t-elle la place à Dati candidate ?

le 13 janvier 2009 à 11h17 , mis à jour le 13 janvier 2009 à 11h26

Non, assure son entourage, démentant des rumeurs de départ du ministère de la Justice pour devenir tête de liste aux européennes de juin.

Rachida DatiImage d'archives © TF1-LCI

Quittera-t-elle le gouvernement ? Ne le quittera-t-elle pas ? Sera-t-elle candidate aux prochaines élections européennes ? Depuis la naissance de sa fille Zohra, les rumeurs vont bon train autour de l'avenir de Rachida Dati. Son nom avait été évoqué pour les européennes après le refus de sa collègue de gouvernement Rama Yade de conduire la liste UMP en Ile-de-France. Ces derniers jours, plusieurs médias ont évoqué, au conditionnel, son départ dès le mois de mai du ministère de la Justice ; plus affirmative, la radio RTL a assuré que l'actuelle garde des Sceaux avait accepté d'être tête de liste pour l'UMP au scrutin de juin. Dans son entourage, on dément.

"Rachida Dati n'a jamais eu de proposition et elle n'est pas prête à quitter le gouvernement. Ces deux informations sont erronées", a expliqué un de ses proches collaborateurs. Alors qu'on lui posait la question sur Europe 1, Roger Karoutchi a aussi démenti catégoriquement les rumeurs : "A ma connaissance le président de la République ne lui a pas proposé de partir aux européennes, Rachida Dati reste au gouvernement, elle y fait un excellent boulot. On peut lui proposer par exemple de conduire la liste aux régionales à Paris mais ça, ça n'implique pas de quitter le gouvernement".

La ministre de la Justice a repris ses fonctions mercredi dernier, cinq jours après avoir accouché par césarienne d'une petite fille, un épisode qui a suscité au passage un débat sur la gestion par les femmes politiques de leur maternité. Contestée parmi les magistrats, elle est revenue dans un contexte agité et propice aux rumeurs. Ses services préparent actuellement un nouveau décret pour la mise en place des pôles d'instruction régionaux, le premier ayant été annulé. Alors qu'elle a été longtemps défendue par le chef de l'Etat qui la présentait comme le symbole de la diversité et de l'ouverture de son gouvernement, Nicolas Sarkozy ne lui plus exprimé son soutien en public depuis plusieurs mois. Le président a lancé mercredi, en sa présence, l'idée de supprimer le juge d'instruction, alors qu'elle s'était prononcée personnellement pour le maintien de cette fonction.

D'après agence

le 13 janvier 2009 à 11:17
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