Dans les coulisses du Sénat © TF1/LCILe plan de relance, que le gouvernement présente comme une réponse à la crise, a été définitivement adopté par le Parlement jeudi soir après un ultime vote au Sénat, quelques heures après les grandes manifestations d'inquiétude sociale dans tout le pays. Ce plan de 26 milliards avait présenté par Nicolas Sarkozy en décembre.
"Avec ce plan de relance vous permettrez à la France de disposer des armes nécessaires pour lutter contre la crise dans les délais les plus courts et bien en avance sur la plupart de nos partenaires", a déclaré aux sénateurs le ministre du Budget, Eric Woerth. Mais au soir d'une forte mobilisation sociale, ni lui, ni le ministre de la Relance Patrick Devedjian n'ont évoqué lors du débat jeudi soir au Sénat la journée de mobilisation. C'est l'opposition qui s'est finalement chargée de ce rappel : "Vous avez exacerbé le malaise social qui s'est exprimé aujourd'hui", a répondu la sénatrice Nicole Bricq (PS) reprochant au gouvernement d'avoir "oublié le volet de soutien aux plus modestes, à la consommation". Ce plan "ne répond pas aux attentes populaires telles qu'elles se sont puissamment exprimées aujourd'hui", a renchéri son collègue Bernard Vera (PCF). Fait inhabituel, les sénateurs centristes dont une partie des amendements ont été retoqués lors des Commissions mixtes paritaires se sont abstenus.
Déjà entériné un peu plus tôt jeudi par les députés, le texte de ce volet du plan de relance, dans sa version issue de la Commission mixte paritaire (Sénat/Assemblée) a été adopté par 170 voix contre 140 par le Sénat. Le parlement a également adopté définitivement la loi de programmation des finances publiques sur 2009-2012 qui tient compte des nouvelles prévisions de déficits liées au coût du plan de relance.
(D'après agence)
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