François Fillon sur France 2 (28 janvier 2009) © TF1/LCI| La déclaration de François Fillon |
Tous les syndicats promettent déjà une mobilisation massive. Le gouvernement, lui, affiche fermeté et sérénité, et veut garder le cap dans la tempête. François Fillon a ainsi estimé mardi soir sur France 2 que le "rôle d'un gouvernement" n'était "pas de faire des gestes" mais "de tenir le cap de la réforme, de regarder parmi les dispositions qui sont mises en oeuvre dans les autres pays ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas".
"C'est normal que les Français soient inquiets et c'est normal que ceux qui souhaitent défiler défilent", a-t-il aussi jugé, évoquant "la crise économique la plus grave qu'on ait connu depuis un siècle". Mais "le pouvoir d'achat dépend d'abord du sauvetage des emplois français" que le gouvernement "veut sauver". Dans cette optique, François Fillon a répété son hostilité à une relance par la consommation que réclame le PS. Selon lui d'ailleurs, "la question de la consommation va pour une part être réglée" par la situation "historiquement basse" de l'inflation. D'après le Premier ministre, "c'est l'ensemble de l'économie qui s'effondrerait" si l'Etat ne consacrait pas "tous les moyens disponibles" à "l'amélioration des infrastructures" et de la "compétitivité" des entreprises, notamment automobiles.
"Ce qui est sûr, c'est qu'il faut agir"
Concernant le service minimum, François Fillon a indiqué qu'il s'appliquerait jeudi avec "une offre nettement supérieure" à ce qui avait cours avant le vote de cette loi vieille d'un an. Il entend voir comment contrer une "petite faille", en l'occurrence les grèves tournantes de 59 minutes auxquelles a recours "un" syndicat en particulier, a-t-il noté sans nommer Sud. Il y a deux semaines, Nicolas Sarkozy s'en était pris avec vigueur à Sud-Rail, au lendemain du blocage total de la gare de Paris-Saint-Lazare.
Tout en estimant que la France va "un peu moins mal que les autres" pays européens, il a tout de même voulu faire preuve de modestie en affirmant que "face à une crise inédite", il n'a "pas la prétention de tout savoir et d'avoir des réponses sur tout". "Ce qui est sûr", a-t-il toutefois poursuivi, c'est "qu'il faut agir" pour qu'on puisse "tirer notre épingle du jeu".
D'après agence
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