"L'espoir à gauche" lancé le 31 janvier 2009 © TF1-LCI 
Sans Royal, les pro-Royal lancent "L'espoir à gauche"
Ils étaient tous là... sauf leur héroïne. Du maire de Lyon Gérard Collomb à la députée Aurélie Filippetti, en passant par l'homme d'affaires et mécène Pierre Bergé, tous les partisans de Ségolène Royal se sont retrouvés samedi pour la première fois autour de Vincent Peillon pour poser les bases de la "rénovation" et assurer, en l'absence de sa championne, avoir "besoin d'elle comme elle a besoin de nous" (selon les mots lancés à la tribune par Manuel Valls). Bref, certes afficher une unité, alors que la grande famille semblait traversée de tensions, mais aussi une certaine autonomie, comme Ségolène Royal est au Brésil pour cause de Forum social mondial au Brésil.
"L'Espoir à gauche" (du nom de la motion défendue par Ségolène Royal à Reims) était donc lancé par Vincent Peillon. Ce devant une salle pleine (350 places) de l'Assemblée nationale. Ils tenaient ainsi "la première réunion du premier grand courant du parti socialiste", selon le sénateur-maire de Dijon François Rebsamen, en allusion aux 29% obtenus par la motion de Ségolène Royal à Reims. "Nous devons bâtir une force, un courant, un collectif", a assuré Manuel Valls. "Nous devons nous affirmer comme la colonne vertébrale de la reconstruction de la gauche, d'une gauche crédible, d'une gauche de gouvernement".
Un message de Royal lu par Peillon
De fait, si chacun affichait sa fidélité à Ségolène Royal, les participants ont aussi pris soin de se démarquer de son ouvrage à paraître, Femme debout, très critique sur le PS. Un livre "extrêmement personnel", selon le député Jean-Louis Bianco, un proche, reprenant les termes de Vincent Peillon. Vincent Peillon a lu un message de la présidente de Poitou-Charentes, exhortant ses camarades à garder "l'esprit collectif et d'équipe". "Nous sommes aujourd'hui plus que jamais les garants de l'unité et de la rénovation du Parti Socialiste", y assurait l'ex-candidate à la présidentielle. Et d'estimer que la "seule manière de faire avancer le PS serait que nous puissions participer à la hauteur de ce que nous représentons (..) aux travaux du PS", revendication récurrente de ses partisans, qui se jugent marginalisés par la nouvelle direction de Martine Aubry.
"Sortons de nos bisbilles insupportables entre socialistes, portons le fer sur nos idées, soyons totalement solidaires entre nous", a lancé en écho Vincent Peillon. Après une pique à Nicolas Sarkozy, Vincent Peillon a aussitôt lancé une autre pique sur ce PS "qui a réuni autour de Martine Aubry, Jean-Paul Huchon, Michel Rocard, dans un cafouillage intellectuel que même Guy Mollet ne savait pas incarner".
| Royal croit au dialogue entre gauche et extrême-gauche |
C'est donc depuis le Brésil que Ségolène Royal a aussi écrit une tribune publiée par le Journal du Dimanche. Elle y dit être convaincue de la possibilité d'un dialogue entre la gauche et l'extrême-gauche en France, à l'image de ce qu'elle dit avoir observé au Forum social de Belém. "Une chose m'a frappée à Belém : il n'y a pas de barrière infranchissable entre ces trois composantes que sont la gauche de gouvernement, les mouvements sociaux qui luttent sur le terrain, et ce qu'on appelle en France l'extrême-gauche", écrit-elle. "Bien sûr, la critique est parfois vive, mais dans l'ensemble sans sectarisme stérile. Ici, on s'écoute. Ici, on argumente", ajoute la présidente de la région Poitou-Charentes, présente au forum intermondialiste qui se tient en même temps que le sommet économique de Davos. |
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