6 janvier. La ministre quitte la clinique avec sa petite fille. © ABACAPRESS.COMRachida Dati a-t-elle eu raison de reprendre son travail de ministre aussi tôt après la naissance de sa fille ? Cinquante-six pour cent des Français jugent le contraire, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche. Cette proportion atteint 60% chez les femmes et 65% chez les sympathisants de gauche, tandis que 9% jugent que "c'est son affaire". Trente-trois pour cent des 1014 personnes interrogées les 8 et 9 janvier pensent au contraire que la ministre a eu raison, et 19% se disent "admiratives".
Dati accuse "l'entourage" de Sarkozy d'avoir voulu la "détruire"
Dans une interview au journal espagnol El Pais, l'ex garde des Sceaux parle d'une "véritable opération de destruction".
Publié le 30/04/2010
Cinq jours à peine après avoir donné naissance à la petite Zohra, Rachida Dati a rejoint mercredi les rangs du gouvernement pour le premier conseil des ministres de l'année, avant d'assister à plusieurs cérémonies dont la rentrée solennelle de la Cour de cassation où le président Nicolas Sarkozy a présenté un projet de réforme de la justice. Ce retour express, alors que le congé maternité est de 16 semaines en France, a suscité une polémique que le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a tenté de clore en mettant en avant "le droit des uns et des autres de vouloir concilier sa vie familiale et son engagement professionnel".
Ségolène Royal dénonce une "forme de harcèlement"
Dans une interview au même Journal du Dimanche, Ségolène Royal, première ministre en exercice à accoucher - en 1992, lorsqu'elle était ministre de l'Environnement -, prend néanmoins la défense de la Garde des Sceaux en dénonçant une "forme de harcèlement". "Quel choix a-t-on lorsqu'on est Garde des Sceaux et que le président de la République décide d'annoncer une importante réforme de la justice un mercredi alors qu'on a accouché le vendredi précédent ? La pression est extrêmement violente. (...) On sait ce que coûte la politique de la chaise vide, le responsable de la reprise rapide de Rachida Dati, c'est Nicolas Sarkozy". accuse l'ex-candidate socialiste à la présidentielle.
"Qu'on laisse donc tranquille Rachida Dati ! Cet acharnement contre elle est indécent et injuste", ajoute Ségolène Royal qui avoue qu'à sa place elle aurait fait "sans doute la même chose, quitte à serrer les dents".
D'après agence
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Dati accuse "l'entourage" de Sarkozy d'avoir voulu la "détruire"
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