
Partager cet article : Envoi à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Par Propos recueillis par Alexandra GUILLET, le 14 janvier 2009 à 13h43, mis à jour le le 15 janvier 2009 à 14:48
Interview - Selon le député UMP Hervé Mariton, une grosse partie de l'argent des amendes n'est pas versée à la sécurité routière, comme initialement prévu.
Le secrétaire national de l'UMP à la Défense, Hervé MaritonLCI.fr : Pourquoi avez-vous décidé de vous attaquer à l'utilisation faite des recettes des radars automatiques ?
Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, rapporteur spécial du budget des Transports à l'Assemblée nationale : Je suis les questions de sécurité routière depuis plusieurs années .Et j'ai toujours pensé que cette politique des radars devait être à la fois efficace - et les résultats sont là-, et juste. Si on veut qu'ils acceptent les sanctions, les citoyens doivent avoir la garantie que les pénalités impliquées par les radars automatiques ne sont pas là pour remplir les caisses de l'Etat mais pour améliorer la Sécurité routière.
J'avais obtenu en son temps de Jean-Pierre Raffarin une procédure budgétaire spéciale pour tuyauter cet argent des radars vers la Sécurité routière. Il existait un suivi très pointilleux et précieux de cet argent. Mais au fil du temps les choses se sont dégradées et, aujourd'hui, plus de la moitié de l'argent récolté va aux communes, aux départements ou à d'autres dépenses d'infrastructures de l'Etat qui n'ont qu'un lien très lointain voire aucun lien avec la Sécurité routière. Si on prend l'année 2008, sur les 450 millions d'euros qu'ont rapporté les radars, seuls 200 millions ont été consacrés à la Sécurité routière. Ce n'est pas acceptable. Il faut plus de transparence.
LCI.fr : Il faut donc resserrer les contrôles ?
H.M. : Oui. Si une partie de l'argent des radars doit aller aux collectivités locales, ce qui n'est pas choquant, je souhaite que cet argent soit bien fléché vers les dépenses de sécurité routière. Le préfet devrait avoir un rôle à jouer dans ce suivi.
LCI.fr : Concrètement, comment allez-vous vous y prendre pour faire votre rapport ?
H.M. : Je vais me rendre au centre de Rennes qui gère le dispositif des radars automatiques pour poser un certain nombre de questions sur l'efficacité du système. Par exemple, il faut voir comment ne pas poursuivre l'explosion actuelle, de plus de 70% quand même, du coût de maintenance des radars. Je verrai également, auprès des responsables opérationnels et du ministère, comment faire pour que l'argent des radars aille bien à la sécurité routière. II faut enfin que le système d'infraction soit plus juste. Aujourd'hui, près de la moitié des 14 millions de messages d'infraction reçus à Rennes sont inexploités parce que la photo n'est pas bonne ou parce que le conducteur est étranger. Il faut améliorer cela.
LCI.fr : Quel est votre calendrier ?
H.M. : Je vais faire mes premières démarches au centre de Rennes en mars et je compte rendre mon rapport avant l'été. Il sera remis à la commission des Finances et j'espère que d'ici la rentrée 2009, le gouvernement en aura tiré les conséquences en vue de la préparation du budget 2010.
Chargement en cours...
et 
Exclusif LCI - Du lundi au vendredi, le directeur de la rédaction de l'Express analyse et décortique l'événement ...
Toute l'actu du net, les infos et les vidéos les plus insolites. Tourné dans les coulisses de la rédaction de TF1/LCI.
Invité du Blog politique, le Président du Parti de Gauche a répondu à vos questions. Le député européen s'est exprimé ...

Le comédien Lorant Deutsch, passionné par l'histoire de Paris et l'architecte Christian de Portzamparc sont les invités de "Demain à la une " du 20 novembre 2009 sur le projet du Grand Paris.

Thierry Henry reconverti en volleyeur ou en basketteur, orné de gants à la Mickey ou gêné devant une demande en mariage de Domenech : le web se déchaîne. Un fan-club est créé sur Facebook.

Du 23 au 29 novembre, TF1, LCI, TF1 News et LCI radio se mobilisent pour l'emploi. Déposez vos annonces dès maintenant.
