Image d'archives © TF1Nicolas Sarkozy l'a promis jeudi : toutes les conséquences seront tirées des drames survenus à l'hôpital ces derniers jours, notamment la mort du petit Ilyès, 3 ans, suite à une erreur de perfusion le 24 décembre ou encore le décès, faute de place aux urgences, d'un homme de 56 ans, victime d'un malaise cardiaque samedi dernier.
Evoquant les polémiques qui avaient suivi, le président a assuré, lors d'une réception à l'Elysée pour les personnels des services publics ayant travaillé la nuit du Nouvel An, que "les enquêtes diligentées détermineront les dysfonctionnements et les responsabilités en cause". "Je veillerai à ce que toutes les conséquences en soient tirées. S'il y a des responsables, il faudra qu'il y ait des sanctions", a-t-il poursuivi. "Il me semblerait profondément injuste que ces drames jettent le discrédit sur l'hôpital et ses personnels dans leur ensemble, comme il m'apparaît profondément déplacé que ces drames soient exploités au service de polémiques médiocres qui ne sont pas à la hauteur des enjeux. L'hôpital et ses personnels méritent mieux que cela", a-t-il ajouté.
Bachelot appelle les Français à la confiance
Samedi, après la mort d'un homme victime d'un malaise cardiaque, faute de place en réanimation, le conflit qui oppose les urgentistes à la ministre de la Santé s'était à nouveau envenimé. "Nous demandons de nouveau des mesures immédiates pour permettre un accueil des malades dans les hôpitaux. Les services d'urgences doivent être en mesure d'accueillir tous les malades avec dignité", avait ainsi déclaré l'Association des médecins urgentistes de France, l'Amuf, qui impute l'incident aux fermetures de services et de lits, accentuées en période de fêtes pour cause d'économies. Roselyne Bachelot avait elle appelé, mardi, sur RTL, les Français à garder confiance en leurs hôpitaux publics, niant tout problème de moyens et écartant tout rappel de personnels et tout plan d'urgence.
Après la mort du petit Ilyès déjà, des questions de budget, du stress dû au rythme de travail et un manque de moyens avaient été pointés du doigt par les syndicats d'urgentistes. Ces controverses surviennent à quelques semaines de l'examen au Parlement du projet de loi "hôpital, patients, santé, territoires", qui favorise notamment des rapprochements entre hôpitaux et cliniques privées et des regroupements d'établissements, à l'origine parfois de fermetures de maternités ou de blocs chirurgicaux.
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