Aubry : "on commence à être de retour"

le 01 février 2009 à 12h28 , mis à jour le 01 février 2009 à 18h49

Pour la 1re grande réunion du parti depuis sa désignation, la n°1 du PS a tendu dimanche la main au camp Royal en fixant des critères pour les Européennes.

Martine Aubry MutualitéMartine Aubry, ler 1er février 2009 à La Mutualité © TF1-LCI

Quelque 2.000 militants socialistes se sont réunis dimanche à La Mutualité, première grande réunion du parti depuis la désignation de la nouvelle direction de Martine Aubry, pour parler du contre-plan de relance du PS et des élections européennes de juin.

"C'est une journée de travail, nous allons parler de la façon dont nous allons préparer un nouveau modèle de société et aussi des Européennes", a indiqué à son arrivée la première secrétaire Martine Aubry. La réunion traditionnelle des secrétaires de section devait lancer la campagne de mobilisation qu'entend mener le PS sur le terrain, avec "1.000 initiatives pour agir vraiment contre la crise", a indiqué l'eurodéputé Harlem Désir, chargé de la coordination. "En à peine deux mois tout le parti s'est remis au travail", a affirmé M. Désir en allusion à la nouvelle équipe de direction formée le 6 décembre. "C'est un parti qui propose, qui retourne sur le terrain", a-t-il insisté.

"Il faut choisir le meilleur"

Martine Aubry a fixé les critères pour le choix des candidats aux Européennes --diversité, renouvellement, non-cumul des mandats-- et a tendu la main aux partisans de Ségolène Royal. "Le parti doit être rassemblé et uni, non seulement parce que les militants nous le demandent, mais parce que les Français ne le comprendraient pas", a affirmé la patronne du PS. "Je le redis ici : je ferai tous les efforts qui me seront possibles pour que nous soyons capables de travailler tous ensemble à un nouveau modèle de société", a-t-elle ajouté. "Nous voulons changer, nous voulons du renouvellement, de la diversité, du non-cumul des mandats, eh bien on va commencer camarades !", a-t-elle lancé à propos des européennes de juin, déclenchant des applaudissements. "Je me souviendrai de votre réaction lorsqu'un camarade nous dira : ‘là c'est différent, il faut cumuler !'", a-t-elle plaisanté.
 
Martine Aubry va donc proposer mardi à la commission électorale du parti "des règles de non-cumul, de renouvellement, des règles sur la parité, sur la diversité". Elle a préconisé "une charte" pour que chaque prétendant à la candidature et qui "peut demain être député européen s'engage à faire tout le mandat" et ne revienne pas pour demander à "aller aux législatives !". Concernant la répartition des candidatures à la proportionnelle des scores obtenus par les motions du dernier congrès de Reims, elle a estimé que "si un camarade de telle motion est mieux placé mais que sa motion a son quota, eh bien, il faut choisir le meilleur" car "nous voulons gagner ces élections européennes". "La seule manière de faire avancer le PS serait que nous puissions participer à la hauteur de ce que nous représentons (...)", avait affirmé samedi Vincent Peillon (lire notre article), chef de file du courant Royal qui s'est plaint de l'absence d'orateurs représentant son courant L'Espoir à gauche à la tribune de la réunion dimanche.

Aubry fustige Sarkozy 

La Première secrétaire du PS a par ailleurs accusé Nicolas Sarkozy de "défigurer la République" en se "croyant propriétaire de la France". "Quand le président de la République -qui disait d'ailleurs qu'il voulait faire de tous les Français des propriétaires-, se croit aujourd'hui propriétaire de la France, il défigure la République", a-t-elle lancé, très applaudie, faisant allusion aux mutations du préfet de la Manche et du directeur de la sécurité de ce département après une visite du chef de l'Etat chahutée par des manifestants. "Quand il somme des agents et hauts fonctionnaires de le servir au lieu de servir l'intérêt général, ça aussi nous allons le dénoncer très fortement", a-t-elle poursuivi, rappelant qu'elle était "fonctionnaire d'origine" et affirmant sa conviction que "la fonction publique fait la force de notre pays". 

"On commence à être de retour", a lancé Martine Aubry à propos du PS, car "on a besoin de nous" quand "on voit quelle société Nicolas Sarkozy est en train de construire, quelle société il détruit et dans quelle société il nous mène". Dans son intervention, Benoît Hamon, porte-parole du PS a de son côté tenu à revenir sur la mobilisation unitaire du 29 janvier. "Les socialistes sont revenus au coeur du débat politique" et "il était important que notre parti soit au milieu de sa famille le 29: les classes populaires, les classes moyennes, les salariés, les retraités...", a affirmé l'eurodéputé, applaudi par la salle.

(D'après agence)

le 01 février 2009 à 12:28
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2 Commentaires

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  • Nicolas, le 02/02/2009 à 10h32

    Non-cumule des mandats ... mais enfin Martine tu es maire de Lille ET 1ère secrétaire du PS ... quel bel exemple ...

  • Trop, le 02/02/2009 à 09h32

    Hé bien il leur aura fallut du temps pour se remettre au boulot comme quoi les 35 h sont une mauvaise chose !!

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