François Bayrou. © TF1/LCI![]() |
| Le MoDem en ordre de marche |
François Bayrou a présenté dimanche les candidats du Mouvement démocrate (Modem) pour les élections européennes, dont le député béarnais espère faire un tremplin pour son propre avenir politique.
Dans un discours au palais de la Mutualité, à Paris, le député béarnais a dénoncé les "abus de pouvoir" du président Nicolas Sarkozy et l'"esprit d'inégalité" de ses réformes, tout en plaidant pour une Europe des valeurs qui ne cède pas à "la loi du profit". Deux ans après sa troisième place à la présidentielle, François Bayrou s'est une nouvelle fois posé en défenseur de "ceux qui n'ont ni pouvoir ni fortune". "C'est en leur nom que nous parlons et en leur nom que nous gouvernons", a-t-il dit devant quelque 2.500 délégués du Modem, entouré des candidats qui porteront les couleurs de son camp le 7 juin. On retrouve parmi les têtes de liste son bras droit Marielle de Sarnez, candidate en Ile-de-France, l'ancienne ministre Corinne Lepage (Nord-Ouest) et l'ex-Vert Jean-Luc Bennahmias (Sud-Est). Des nouveaux venus, aussi, comme le journaliste Jean-François Kahn, candidat dans l'Est, et le directeur du Centre de recherche pour l'étude et les conditions de vie (Credoc), Robert Rochefort, dans le Sud-Ouest.
Crédité de 18,6% des voix en 2007, François Bayrou a ensuite été lâché par la plupart de ses anciens disciples et obtenu de faibles scores aux législatives et aux municipales. Il compte sur les européennes, traditionnellement favorables au centre, pour se refaire une santé politique, un oeil rivé sur la présidentielle de 2012. Aux élections européennes en 2004, son camp avait remporté près de 12% des voix. Il espère faire mieux cette fois. Un récent sondage Ifop le crédite de 14% des voix.
"C'est un populiste"
"C'est plutôt un plus pour l'instant, naturellement, c'est même impressionnant", a-t-il commenté dimanche, avant de répondre aux attaques des dirigeants de l'UMP comme Xavier Bertrand, qui l'a qualifié de "populiste". "Il n'est plus centriste, il n'est pas populaire, c'est un populiste. C'est quelqu'un qui est à la remorque des autres et qui n'a pas d'idées nouvelles", a lancé le secrétaire général de l'UMP au Grand rendez-vous Europe 1-Aujourd'hui en France. Patrick Devedjian, ministre UMP de la Relance, a jugé quant à lui sur radio J que le Modem est atteint "d'une espèce de virus de l'autodestruction".
"Ils voient une concurrence, une menace et un danger et ils ont bien raison", leur a rétorqué François Bayrou. Trois jours après l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, le leader centriste a accusé le chef de l'Etat d'avoir menti sur la situation des enseignants-chercheurs, actuellement en grève, et d'oublier la Guadeloupe, en colère contre la vie chère et le chômage. Face à la crise, il a mis en garde contre un plan de relance qui "creuse durablement le trou des déficits". "On est en train de confondre relance et déficit durable, on est en train de créer sous forme de relance un gisement de déficit durable qui va entraîner notre pays par le fond", a-t-il prévenu.
(D'après agence)
Réintégrer l'Otan est un "aller sans retour" |
François Bayrou, a dénoncé dimanche le choix de la France de réintégrer le commandement intégré de l'Otan, qu'il considère comme une défaite pour la France et l'Europe. Le député béarnais a qualifié d'"aller sans retour" la décision du président Nicolas Sarkozy d'annuler la décision prise par le général de Gaulle en 1966. Ce choix, a-t-il dit, n'aurait "pas dû être bradé, pas jeté aux orties". "En nous alignant, nous abandonnons un élément de notre identité dans le concert des nations", a déclaré François Bayrou dans un discours au palais de la Mutualité, à Paris. "C'est une défaite pour la France, c'est aussi une défaite pour l'Europe. Nous abandonnons une part d'héritage, nous l'abandonnons pour rien", a-t-il ajouté. |
(D'après agence)
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