François Pérol : "Qu'on me laisse travailler !"

le 28 février 2009 à 21h15 , mis à jour le 01 mars 2009 à 09h48

Face à la polémique née autour de sa nomination, François Pérol se justifie dans une interview.

[Expiré] [Expiré] Sarkozy Pérol Guéant © AFP

Dans sa première interview, François Pérol, conseiller de Nicolas Sarkozy passé à la tête d'une nouvelle banque fusionnant Caisses d'épargne et Banques populaires, rejette les critiques et plaide pour la régularité de sa nomination. "Ne soyons pas naïfs, c'est d'abord une polémique politique, elle vise plus haut que moi ! Mais les conditions de ma nomination sont régulières, j'ai voulu être en conformité avec la loi et l'administration", dit-il au Journal du dimanche.

  • Nomination Pérol: la justice renonce à enquêter

    La justice avait été saisie par deux syndicats du groupe BPCE (Banque Populaire-Caisse d'Epargne) qui ont porté plainte pour "prise illégale d'intérêts" à la suite de cette nomination.

    Publié le 03/03/2011 Nomination Pérol: la justice renonce à enquêter
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L'opposition de gauche, le centre indépendant, les syndicats et d'autres estiment que les règles n'ont pas été respectées, puisqu'une commission spécialisée appelée à donner son avis sur la nomination de hauts fonctionnaires dans les secteurs qu'ils régissaient n'a pas été consultée. Ils voient l'épisode comme une nouvelle preuve de ce qu'ils décrivent comme le "pouvoir personnel" du chef de l'Etat français.

"A chacun de prendre ses responsabilités" 

L'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée répond en assurant avoir personnellement effectué trois démarches pour s'assurer de la régularité de sa nomination. Il dit avoir consulté le secrétariat général du gouvernement - rattaché à Matignon - un avocat qu'il ne nomme pas ainsi que le président de la commission de déontologie de la fonction publique, normalement appelée à statuer.

L'avis donné par le président de la commission, et brandi aussi par l'Elysée comme une garantie, est critiqué car le président lui-même a précisé qu'il ne se prononçait qu'à titre personnel et n'engageait pas la commission. "A chacun de prendre ses responsabilités. Je prends les miennes. La saisine de la commission, facultative, était impossible dans les délais impartis. Les conditions de ma nomination sont régulières. Maintenant qu'on me laisse travailler !", réplique François Pérol.

Un François Pérol rempli d'enthousiasme

Quand au rapprochement entre Caisses d'épargne et Banques populaires, il le commente dans des termes dythirambiques : "C'est un projet enthousiasmant, un projet formidable pour les deux groupes et pour le pays. La mission m'attire. Alors, quand le président de la République m'a demandé au milieu de l'autre semaine si j'étais prêt à prendre le job, en cas d'accord des deux banques, j'ai dit oui. Je n'étais pas demandeur". Il souligne la difficulté de la mission pour réunir les deux ensembles qui ont subi de lourdes pertes et à qui l'Etat français va donner sept milliards d'euros : "Maintenant démarre une course contre la montre pour réussir d'ici au 1er juillet".

A titre personnel, combien cette fonction lui rapportera-t-elle ? Il dit avoir proposé que son salaire soit le même que celui que percevait le président du directoire des Caisses d'épargne, dont il ne précise pas le montant. Il serait partagé à parité entre les deux entités, selon ce qu'il propose.

D'après agence

Près d'un Français sur deux choqué par la nomination de Pérol

Près de la moitié des Français jugent "choquante" la nomination de François Pérol à la tête du futur groupe Caisse d'Epargne-Banque populaire, selon un sondage CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France. Interrogé sur cette nomination, 48% des personnes interrogées la trouvent "choquante", contre 38%. 14% des Français ne se prononcent pas. Le pourcentage des personnes choquées monte à 66% chez les sympathisants de gauche et à 56% chez ceux du Modem. Il est de 26% chez ceux de droite. Interrogés également sur la prise de participation de l'Etat dans le nouveau groupe, en échange d'une injection de plusieurs milliards d'euros, 49% des Français trouvent que c'est "plutôt une bonne chose, car ainsi l'Etat pourra surveiller l'utilisation des fonds publics". 41% critiquent "une mauvaise chose, car l'établissement bancaire issu de cette fusion doit rester indépendant". 60% des sympathisants de droite parlent d'une "bonne chose", ainsi que 45% des sympathisants de gauche et du Modem.

 

le 28 février 2009 à 21:15
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13 Commentaires

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  • Abberezina, le 01/03/2009 à 22h48

    Laissez le bosser merde pour une fois qu'il y en un qui veut justifier son salaire laissez le ramer merde quecequ'il y a comme emmerdeurs

  • Trebor, le 01/03/2009 à 18h48

    Va t il se rémunérer au smic pour donner les moyen à la nouvelle structure de financer 55 mds d'acifs toxiques de Natixis? The bank that not exist.

  • VORAN58, le 01/03/2009 à 18h23

    Vous croyez que les Français sont préoccupés par ce sujet ? Posez la question dans la rue de savoir qui est Mr Pérol ? Je suis sûr que les 9/10e ne savent pas qui il est d'où il vient et où il va ? Alors votre sondage !!!

  • L, le 01/03/2009 à 16h09

    La moitié des français trouve ça choquant, mais 100% des français n'y feront RIEN....

  • Titjean, le 01/03/2009 à 15h41

    Travailler à quoi ? La fusion n"aura lieu qu"en juin ! Et la commission de déontologie n'a pas encore donné son avis ! quel monde !

  • Titjean, le 01/03/2009 à 15h41

    Travailler à quoi ? La fusion n"aura lieu qu"en juin ! Et la commission de déontologie n'a pas encore donné son avis ! quel monde !

  • Jean, le 01/03/2009 à 15h04

    A titre personnel ce n'est pas la nomination qui me choque ,mais bien cette fusion entre deux groupes ,de banques qui tous deux étaient déja dans le giron de l'état .Il ya quelques semaines, on portait à notre con- naissance que l'Etat avait consenti un prêt sur les avoirs de la caisse d'épargne.Où en est-on? puisqu'on parle maintenant de deux organismes en difficultés financieres, D'où viennent ces sept milliards que l'on va injecter dans cette nouvelle banque . Puisque dés sa nomination à la tète de l'Etat le Président a déclaré que les caisses de l'Etat étaient vides. Qui,et,Que croire. Là est la question??

  • Line, le 01/03/2009 à 14h27

    Les aboyeurs seraient ils jaloux? Ont ils un tel dépit d'avoir été écartés eux, ou leurs amis? Pour ma part le choix a , semble t il ,l'avantage de s'être porté sur quelqu'un de compétent. Seule l'efficacité compte. Alors, les chiens aboient et la caravane passe....

  • Michel, le 01/03/2009 à 14h08

    "Quand le clou dépasse; il attire le marteau". Mentalité bien française.

  • Doudou, le 01/03/2009 à 14h02

    à vomir!!!!! bien payé pour ce qu'il fait avec le fric des autres quel scandale!!! rdv le 19

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