Jean-Luc Mélenchon au congrès fondateur du Parti de gauche. © TF1/LCI Le porte-parole du NPA a invité par voie de presse la Première secrétaire du PS à participer, le 6 mai à Paris, à un meeting commun de la gauche "pour sauver la retraite à 60 ans".
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Européennes : Mélenchon veut un front uni
Le congrès fondateur de son nouveau Parti de Gauche (PG) à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), qui a réuni 600 délégués, se clôturait dimanche avec un dernier discours de Jean-Luc Mélenchon. Comme samedi où il était déjà passé à l'offensive, ce dernier a réitéré son appel au Nouveau parti anticapitaliste (NPA), pressant Olivier Besancenot de rejoindre le "front de gauche" déjà scellé avec le PCF, afin de dépasser le PS aux européennes. "Camarades, nous vous tendons la main sans conditions, sans préalable, ne la rejetez pas !", a-t-il lancé. La gauche a un "devoir d'union et de solidarité", a ajouté celui qui a claqué la porte du Parti socialiste en novembre. "Ces divisions lassent et désespèrent", a-t-il dit, tandis que les militants scandaient "tous ensemble, front de gauche !".
Fort d'un sondage commandé à l'Ifop créditant un hypothétique "front" incluant le NPA et Lutte ouvrière de 14,5% des voix (derrière l'UMP à 25,5% et le PS à 22,5%), le nouveau leader du PG a lancé dès samedi un nouvel appel à M. Besancenot, à une semaine du congrès fondateur du NPA (6-8 février), qui doit trancher la question d'éventuelles alliances pour les européennes de juin. "Olivier Besancenot a une responsabilité devant l'Histoire, il n'est plus à la tête d'un groupuscule", et "s'il refuse le front de gauche, le rééquilibrage (à gauche) ne pourra pas se faire", avait assuré M. Mélenchon, répétant : "Passer devant le PS, c'est jouable".
Besancenot contre un "coup électoral", pour des "débats de fond"
Olivier Besancenot "bouge tout doucement, on va le convaincre", se persuadait samedi l'ancien socialiste. De son côté, Olivier Besancenot a affirmé dimanche, sur France 5, qu'une éventuelle alliance avec d'autres formations de la gauche devait faire l'objet de "débats de fond", tout en assurant "ne pas avoir d'ennemis dans ce camp-là". "Je n'ai pas d'ennemis dans ce camp-là, pas d'aversaires dans le parti de Mélenchon, à Lutte ouvrière, chez les militants communistes dont je connais l'action au quotidien. Après c'est des débats de fond, ces débats de fond on va les avoir", a expliqué le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, qui va bientôt se fondre dans un Nouveau parti anticapitaliste.
"Il y a une discussion européenne qui est extrêmement importante. Un peu partout il y a une tentative de plusieurs organisations de la gauche radicale de peser de l'intérieur, de faire le plus de voix possible, et puis de faire un bon deal électoral et gouvernemental avec le PS", a poursuivi M. Besancenot, résolu à "assumer notre indépendance totale vis à vis de la direction du PS". Auparavant, il avait déjà refusé un simple "bon coup électoral", tout en défendant un "front durable" au-delà des Européennes de juin, avec comme condition une indépendance totale vis-à-vis du PS. Interrogé sur le sondage Ifop, M. Besancenot a assuré "ne pas faire (sa) politique en fonction des sondages". "Je commente pas les sondages même quand ils nous arrangent, ça suffit pas pour faire une orientation", a-t-il ajouté.
Mélenchon : le PG est "différent et concurrent du PS"
Pour le sénateur de l'Essonne, "indépendants du PS, nous le sommes, une partie d'entre nous vient de le quitter !". Le PG est "différent et concurrent du PS" mais "ce n'est pas notre ennemi, c'est la droite notre adversaire", a répété M. Mélenchon, qui dit "croire à la révolution par les urnes", prenant exemple sur le Venezuela et la Bolivie. Pour lui, les élections européennes doivent constituer "deux référendums en un" : contre la politique et la "dérive autoritaire" de Nicolas Sarkozy et pour faire entendre le "non de gauche" au traité constitutionnel européen. Plus tôt, le député (ex-PS) Marc Dolez avait affirmé que le PG devait être "un parti du combat social mais aussi le parti de l'unité" pour "résister à la droite et au patronat", "infliger à Sarkozy une défaite cinglante" et "imposer le respect de la souveraineté populaire" sur le traité européen.
Pour M. Mélenchon, le PG, qui revendique 4.000 militants, est "un parti de gouvernement". A ce titre, il a proposé samedi un "plan d'urgence" de 100 milliards d'euros pour lutter contre la crise.
Le document, en 29 propositions, sera transformé en proposition de loi à l'Assemblée nationale et au Sénat, "parce que, contrairement à d'autres formations de gauche, quand nous proposons un plan, nous le soumettons au Parlement", a-t-il affirmé.
(D'après agence)
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