Nicolas Sarkozy dans "Face à la crise" © TF1/LCI| > Pour Aubry, Sarkozy n'est pas de Gaulle > "Le Medef mène 8 milliards à zéro", estime Thibault > Mailly : "Sarkozy n'a fait aucune annonce concrète" |
LES POLITIQUES :
Martine Aubry, Première secrétaire du PS : "Je n'ai pas trouvé un président qui savait où il allait, j'ai eu l'impression qu'il était plus hésitant que d'habitude. Nous n'avons eu que des hésitations, que des contradictions" et l'"impression extrêmement douloureuse d'un président qui ne comprend pas ce que vivent les Français. On attendait un changement de cap, des décisions précises. On a eu un entêtement et quelques pistes, quelques hésitations", de la part d'un chef de l'Etat "plus commentateur que décideur".
Benoît Hamon, porte-parole du PS : "On voit bien que ce président de la République se caractérise par une forme d'entêtement, d'obstination à penser qu'il a toujours raison seul contre tout le monde, mais surtout par une grande incohérence". Surtout, il a fait valoir "à quel point il se contredit, à quel point il est hésitant devant cette crise et à quel point, il est finalement incohérent".
Jean-Christophe Cambadélis, député PS de Paris : "Nicolas Sarkozy maintient le cap sur l'essentiel, propose des suggestions sur le superflu. Le président de la République a mis 'à côté de la plaque' en maintenant sa ligne alors que tout change".
Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée : "Le président n'a pas seulement eu un tardif éclair de lucidité, il a donné raison à ce que nous n'avons cessé de dire et de promouvoir: une relance fondée sur un nouveau modèle de partage et de développement: emploi, pouvoir d'achat, investissement".
Victorin Lurel, député PS et président du conseil régional de Guadeloupe : "Le président de la République n'a pas un mot pour la Guadeloupe. Malgré des questions sur la crise, le pouvoir d'achat et les mouvements sociaux, ce silence du chef de l'Etat est tout simplement choquant et stupéfiant, impensable si un territoire hexagonal avait connu pareil blocage. Ce silence est également méprisant au moment où ce territoire de la République traverse une crise sociale de très grande ampleur, générée par la politique gouvernementale".
Marielle de Sarnez, vice-présidente du Modem : "Je ne suis pas sûre que Nicolas Sarkozy ait convaincus ce soir. J'ai eu le sentiment qu'il y avait un décalage important entre ce que les Français exprimaient ce soir très profondément et puis un discours assez politique, assez rôdé, avec des mots qu'on a déjà entendus".
Maurice Leroy, porte-parole du Nouveau Centre : Nicolas Sarkozy, "refusant le renoncement a redessiné ce soir pour les Français un horizon politique", avec "volonté", "détermination" et "pédagogie".
Le Parti de gauche : "Nicolas Sarkozy s'entête et enfume. (...) il a cherché pendant 90 minutes à profiter de la crise pour justifier sa politique tout en bottant en touche face aux demandes des Français".
Jean-Marie Le Pen, président du Front national : "Il nous a expliqué une fois de plus ce qu'il faut faire pour résoudre les problèmes (...). Et une fois de plus c'était : demain on rase gratis".
Nathalie Arthaud et Arlette Laguiller de Lutte ouvrière : "Ceux parmi les travailleurs, les chômeurs, les retraités, qui n'attendaient rien du discours de Sarkozy ce soir n'auront pas été déçus. Sarkozy n'avait rien à leur dire, si ce n'est quelques mots hypocrites de compassion".
François Fillon : "Nos concitoyens ont vu un président de la République totalement engagé à leurs côtés. [Il] a invité nos concitoyens à affronter la crise avec lucidité et solidarité. Dans l'épreuve, il a fait de l'emploi une priorité. Il a souligné avec force que l'équité et la justice sociale constituaient des composantes essentielles de la mobilisation nationale face à la crise, créant ainsi les conditions d'un dialogue social approfondi. Il a rappelé que la poursuite des réformes était la condition de notre redressement et que seule une politique de relance fondée sur l'investissement pouvait protéger nos emplois, stimuler l'économie et garantir la signature de la France".
Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée : "Nicolas Sarkozy a su trouver le ton et les mots justes pour rassurer les Français, en expliquant les choix de la France, en remettant notre action en perspective et en traçant la voie des réformes indispensables qu'il nous faut conduire".
Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Défense et aux anciens combattants : "En disant clairement 'Pour les salariés le compte n'y est pas", il a montré que la réforme et la justice pouvaient aller de pair".
Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP : Aux "questions directes, précises" des Français, le président de la République a apporté des "réponses directes, précises" et "des propositions fortes".
LES SYNDICATS :
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière : "Ce que je retiens, c'est qu'il n'y a pas d'annonce concrète et immédiate. Tout est renvoyé à des discussions. Discuter de la répartition des richesses avec le Medef en ce moment, ça peut durer des mois sans que ça aboutisse. Le meilleur moyen de répartir les richesses dans l'entreprise, le plus rapide, c'est d'augmenter les salaires".
La CFDT : "Le président de la République a fait peu de propositions concrètes. C'est une réelle déception au regard des enjeux qui ont été posés par le mouvement du 29 janvier".
Gérard Aschieri de FSU : "Il aurait pu prendre ses responsabilités (...), il les a esquivées ou a dit non, avec des arguments souvent caricaturaux : dire que l'emploi public est essentiellement une dépense qui va créer du chômage, qui va détruire de l'emploi privé, c'est une caricature".
CFTC : "Nicolas Sarkozy dit vouloir répondre aux attentes exprimées. Mais, il faudra des actes concrets (...). Or, pour l'instant, la CFTC constate que le Président de la République a surtout renvoyé ces questions devant les partenaires sociaux. Il ne s'agirait pas de botter en touche".
Bernard van Craeynest de CFE-CGC : "Il a ouvert beaucoup de pistes, mais il me semble surtout qu'il cherche à gagner du temps. (...) La technique qui consiste à faire porter le chapeau ou à nous associer très gentiment pour vouloir sans doute nous faire porter une partie de la responsabilité du fardeau ne nous a pas échappé".
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