Rama Yade interviewée sur LCI (19 janvier 2009) © TF1/LCISi l'on reprend la comparaison de Rama Yade, sa lune de miel avec le président a pris fin quand elle a refusé de prendre la tête de la liste pour l'Ile-de-France pour les élections européennes de juin. Car, si la liste est finalement conduite par Michel Barnier, secondé par Rachida Dati, le refus de Rama Yade (qui a préféré poursuivre une carrière nationale), lui, n'est pas passé. "Je trouvais que c'était dommage qu'elle ne joue pas cette carte, qu'elle ne prenne pas cette chance", avait déclaré Nicolas Sarkozy lors de son intervention radio-télévisée du 5 février, sans cacher son mécontentement. La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme doit donc maintenant se le faire pardonner et elle "y travaille", a-t-elle expliqué dimanche sur Canal+.
Comparant sa relation avec le chef de l'Etat à celle d'un couple, la secrétaire d'Etat a expliqué : "il y a des péripéties dans la vie politique. Mais est-ce que ça veut dire qu'on ne s'aime pas ? Si !" "Vous avez sans doute un mari avec qui vous vous disputez de temps en temps, a-t-elle ajouté en réponse aux questions d'Anne-Sophie Lapix, des enfants avec qui, de temps en temps, vous avez des bisbilles. Après, votre relation, elle est éprouvée, mais elle est renforcée. Et donc..." Et donc, à Anne-Sophie Lapix qui lui disait que la meilleure preuve d'amour aurait été d'accepter la proposition de Nicolas Sarkozy, elle a répondu : "Il y a tellement de preuves d'amour qu'on peut trouver et imaginer, et j'y travaille, je vous rassure".
| "On ne peut pas avoir une société à deux vitesses" en outre-mer |
Dans la même émission, Rama Yade, a déclaré qu'"on ne peut pas avoir une société à deux vitesses" en Guadeloupe, Martinique et à la Réunion (où un mouvement de grève générale paralyse l'activité), relevant l'existence d'un "lourd malaise" dû notamment à un "problème de répartition des richesses". "C'est vrai que là-bas il y a un lourd malaise dû à la cherté de la vie, au niveau du pouvoir d'achat, et, au-delà, à un problème de répartition des richesses", a déclaré la secrétaire d'Etat. "On ne peut pas avoir une société à deux vitesses en Guadeloupe, ni en Martinique, ni à la Réunion, et c'est la raison pour laquelle (le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer) Yves Jego s'y est rendu pendant 10 jours, y est reparti avec deux médiateurs", a ajouté Rama Yade. Interrogée sur les revendications "raciales" lancées en Guadeloupe à l'égard de la minorité blanche, notamment la communauté des békés, descendants d'anciens colons, la secrétaire d'Etat a estimé qu'"il n'y a de tensions de type, disons culturelles, que parce qu'aussi il y a un contexte social qui exacerbe ce genre de tensions". Selon elle, Nicolas Sarkozy "n'a pas attendu cette crise sociale qui agite aujourd'hui la Guadeloupe pour réagir" en lançant la création d'un comité interministériel. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




