Le Premier ministre François Fillon à l'Assemblée, le 1er octobre 2008 © TF1/LCIAu terme d'un discours et d'un débat de politique étrangère à l'Assemblée nationale, le Premier ministre François Fillon engagera mardi après-midi la responsabilité de son gouvernement au sujet de la réintégration de la France dans le commandement de l'OTAN. Un vote qui sera toutefois de pure forme, l'UMP disposant de la majorité absolue. Amorcée dès son arrivée à l'Elysée, la décision de Nicolas Sarkozy de réintégrer les instances militaires atlantiques sera ensuite soumise aux 25 autres pays de l'Alliance lors du sommet de Strasbourg et Kehl, les 3 et 4 avril.
Même si des voix se sont élevées au sein de la majorité pour dénoncer la décision du chef de l'Etat de rompre avec la tradition gaulliste, la plupart des députés UMP sceptiques ont annoncé qu'ils ne voteraient pas contre le gouvernement aux côtés de la gauche et des centristes du MoDem.
Banalisation
Après 43 ans de "chaise vide" au sein du comité des plans de défense, qui dessine les opérations militaires de l'Alliance, sur décision du général de Gaulle, la classe politique française se présente en effet à front renversé. La droite, qui voit la France en "alliée mais pas vassale" de Washington, défend la fin d'une "hypocrisie", après dix années de rapprochement progressif entre l'état-major français et le commandement militaire intégré.
Socialistes et démocrates-chrétiens, qui avaient pourtant voté la censure contre le gouvernement Pompidou en avril 1966 pour protester contre la décision de le quitter, déplorent en revanche la "banalisation" de la France et le coup, fatal pour certains, porté à la défense européenne. Avant le débat dans l'hémicycle, quatre socialistes - le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, le président du groupe, Jean-Marc Ayrault, Lionel Jospin et Laurent Fabius - défendront le refus du PS de suivre la "rupture atlantiste" du chef de l'Etat après 43 ans de consensus entre la gauche et la droite.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




