Pécresse et Karoutchi lors de leur débat télévisé sur France 3 (7 mars 2009) © TF1/LCIEntre les deux postulants à l'investiture UMP aux régionales en Ile-de-France, il y avait déjà eu rencontre, sous l'oeil des caméras - un face à face soigneusement arbitré et à l'aspect du duel à fleurets mouchetés, loin des vives passes d'armes qui avaient déjà émaillé leur campagne. Mais c'était la première fois, ce samedi, que Valérie Pécresse et Roger Karoutchi, qui doivent être départagés par les 70.000 adhérents franciliens (revendiqués par l'UMP) lors d'un vote sur internet du 16 au 22 mars, se retrouvaient sur un plateau de télévision. Le débat a eu lieu à l'occasion de l'émission La voix est libre, diffusée sur le réseau francilien de France 3. Les deux rivaux, qui aspirent à reprendre une région à gauche depuis 1998, ont débattu pendant une quarantaine de minutes, sans public, face à deux journalistes.
Là encore, la rencontre est restée feutrée. Tout au plus les questions des transports, de la fiscalité et du Grand Paris ont-elles donné lieu à quelques escarmouches. Roger Karoutchi a notamment défendu l'idée d'une "entreprise unifiée" SNCF-RATP pour la région. "Proposition dangereuse !", a répondu Valérie Pécresse préconisant "la concurrence pour améliorer la qualité du service" et redoutant qu'avec un tel système "les métros et les trains soient en grève le même jour".
Transports, fiscalité : les points de désaccord
"Je veux ponctualité, confort, sécurité" et des gares multi-services pour les Franciliens, a rappelé Valérie Pécresse, plaidant pour son "plan d'urgence" pour les transports, estimé à 2 milliards d'euros. Roger Karoutchi, lui, a défendu le "pass navigo à tarif unique" (50 euros). Son adversaire, qui y est opposée, n'a pas manqué de chiffrer cette proposition à au moins "500 millions d'euros". Un coût que Roger Karoutchi entend compenser par des "économies d'échelle".
"Stabilité de la fiscalité en Ile-de-France", a plaidé Valérie Pécresse, balayant d'un revers de mains les "fausses promesses" de baisses d'impôts de son adversaire qui, lui, entend notamment faire quelque "200 millions d'économies en deux ans" sur le budget de fonctionnement de la région. Enfin, Roger Karoutchi veut que le futur Grand Paris s'organise "sur des projets porteurs", auxquels on donnerait ensuite une structure de "gouvernance". Valérie Pécresse, a répondu que "la logique des projets est bloquée par le millefeuille administratif" qu'il faut "simplifier".
Un deuxième et dernier débat doit opposer les deux rivaux le 13 mars sur NRJ Paris et LCP-Assemblée nationale.
D'après agence
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